Superman, pionnier d'un genre qui a aujourd'hui le vent terriblement en poupe, va fêter cette année ses 70 ans. Créé par le scénariste Jerry Siegel et le dessinateur Joe Shuster, il ne leur a pourtant jamais apporté la fortune malgré son immense 
Action en justicesuccès. La raison ? En 1937, les deux hommes ont vendu le concept pour 130$ à l'éditeur DC Comics. Par la suite, ils ont été payés pour les planches qu'ils ont fournies, mais jamais pour la paternité du personnage, copyright oblige. Après d'innombrables procès contre DC Comics destinés à faire valoir leurs droits d'auteur, l'éditeur (devenu entre-temps une filiale de Warner) accepte de leur verser une somme de 50 000 euros à la sortie du film de 1978.
Joe Shuster meurt en 1992, Jerry Siegel en 1996. Pas de bol, ce n'est que la semaine dernière que leurs héritiers obtiennent gain de cause, suite à une décision de justice rendue par un tribunal californien le 27 mars dernier. Ils toucheront donc une partie des profits du film Superman returns, et auront un droit de regard sur toutes les adaptations envisagées à partir de 2013.
Cette décision remet en cause, dans une certaine mesure, la gestion des droits d'auteur aux Etats-Unis, qui accordait jusqu'ici aux créateurs une légitimité bien moins grande qu'en Europe, faisant primer une logique de contrat et de business.
C'est une bonne nouvelle, même si franchement on peut se demander quel légitimité ont les héritiers en ce qui concerne le "droit de regard".
En Europe, les droits d'une oeuvre tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de l'auteur. J'ai toujours trouvé que c'était beaucoup ; dans le cas présent, on a effectivement la situation absurde où les auteurs ont eu droit à nib alors que leurs héritiers auront le pognon et le droit de regard
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