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Tandis que les obus pleuvent sur le front, les gradés s'inquiètent à l'arrière : ils ont une guerre à gagner, et les soldats manquent d'entrain (comme disait Guéhenno : "La guerre, c'est la mort des autres."). Là-dessus, un général a une idée : il faut expédier sur les lieux un quidam capable de peindre "l'esprit de la guerre", afin de comprendre pourquoi le poilu renâcle. L'heureux élu, c'est Vincent Van Gogh, qui, alors occupé à "faire exploser son désarroi" dans les environs d'Arles, abandonne ses tournesols pour rejoindre le front et peindre ce qu'il voit. Mais à l'arrière, on est mécontent du travail : on ne sent pas la flamme patriotique dans l'œil du poilu, il y a "trop de jaune" et Manet aurait fait mieux.
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