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Oyez la triste histoire du Prince Attila ! Or donc, en ce jour de l'an -451, le preux et terrible Attila s'en va conquérir la Beauce, dernier territoire qui lui manque pour compléter sa collec'. Hélas, une fois sa conquête achevée, Attila doit se rendre à l'évidence : il s'emmerde. Même son « petit barbare » (oui, ceci est une métaphore) reste de glace. Ce n'est pas le genre à faire des phrases, Attila. Mais là, force est de reconnaître qu'il « souffre de la vie » - en un mot comme en cent, voilà notre Attila atteint de dépression. Le coup de mou. Mettez-vous à sa place : que lui reste-t-il à faire d'exaltant maintenant que le monde entier est sous sa coupe ? Alors, ni une ni deux, il congédie sa troupe avide de nouvelles conquêtes (non sans faire remarquer à ses valeureux soldats que s'ils continuent à tuer et à piller, ils vont se décimer eux-mêmes vu que le monde entier leur appartient déjà - dépressif, mais pas idiot, le gars Attila). Et après, comme le temps ne guérit plus ses tourments et que l'eau n'étanche plus sa soif (nous citons de mémoire), il décide de partir à la conquête de Dieu. Bien décidé à le provoquer en duel, carrément.
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