Une critique qui fait très envi.
Je suis allé jeter un coup d'oeil sur le site de Dargaud (qui propose les 15 premières planches du Tome 2) et le graphique est beau pour une mise en cadre classique. J'ai un peu de mal avec le fait de greffer des tronches d'animaux sur des "corps humains", surtout si cela ne sert pas directement l'histoire. Apparement, l'intérêt ici est de faire passer plus facilement la pillule de certaines thèmes délicats et difficiles à aborder en BD. C'est un stratagème qui peut faire son effet mais, je pense, risque aussi de défoncer la force du scénario...
Un petite question, Gallu : tu parles d'"animaux aux particularités très humaines" pour qualifier les personnages dans ta critique. La part animale de chaque personnage (instinct, posture...) est-elle quand même mise un peu en relief pour vraiment dépasser la simple allégorie animalière ?
PS :Le katou-detective, de stature, fait très "batman"^^.
Excellente BD.
Graphisme très personnel et dynamique. Sujets difficiles bien traités. Et le fait que les personnages soient des animaux donnnent un peu de légereté à l'ensemble je trouve (parfois de l'humour) ou au contraire accentue la gravité par moment (les visages sont très expressifs), et un petit côté Fables de la Fontaine urbaines.
Une critique qui fait très envi.
j'ai pu lire le tome 2, artic nation. Pour moi c'est une réussite graphique et scénaristique (même si celui-ci reste très "classique")
J'étais pas au top de ma forme apparement lorsque j'ai tenté de te faire développer sur le caractère des personnages. Je voulais savoir si les auteurs avaient introduit dans le comportement de leurs personnages des caractéristiques animales spécifiques à leur race, autres que celles de l'apparence physique. Par exemple, le detective chat a-t-il des particularités (psychologiques) qui accentuent son côté félin ? Plus caricaturalemet : rencontre-t-il des personnages-souris et a-t-il envi de s'en faire des casse-croûtes ? Mais je crois que tu as répondu à ma question sans t'en rendre compte^^. Le fait que Blackad ne mette pas en scène simplement "des êtres humains qui se cachent derrière des masques d'animaux" conforte mon intuition...
Jai profité dun aprem de détente pour me pencher sur les deux volumes de Blacksad. A noter que le premier volume est préfacé par lexcellent Loisel qui ne tarie pas déloges quant à cet univers. Je partage son avis au sujet de la qualité graphique accrocheuse : expressions et mouvements des personnages, architectures, choix classique mais efficace des cadrages et colorisation. Lil se régale de toutes ces formes et couleurs.
Certains textes (dialogues parlés/pensées) sont irrésistibles, et souvent drôles. Je note que les traducteurs (des auteurs espagnols ?) jouent la carte animalière jusque dans les expressions de la langue humaine. Si le scénario de Arctic-Nation est plus intéressant, les textes qui laccompagnent (les pensées de Blacksad, notamment) me semblent moins inspirés et marrants que dans Quelque part entre les ombres. Sans doute la faute au renard Weekly qui revêt lhabit de lAuguste pour ce tandem (monstrueusement cliché, comme le souligne Gallu dans sa critique). Certains traits de caractères, dialogues ou postures prennent directement appui sur nos amis les bêtes, soit pour illustrer leur particularité raciale, soit pour surprendre le lecteur en léloignant parfois des conventions établies. Jai trouvé cela sympa. Jai relevé le joli passage de laltercation avec le rat et le chat dont parle Gallu plus haut. Je constate surtout que ce bon gros katou de Blacksad a horreur du lait^^. Lorsquil combat ou piste un suspect, Blacksad est réellement gracieux, bondissant et félin. A son sujet, je disais que son design ressemblait à Batman (de Miller). Bingo ! Je ne crois pas dire une bêtise en faisant ce parallèle qui, je pense, est volontaire de la part des auteurs (cf. second tome > page 29 > vignette 2).
Niveau scénario, cest effectivement du polar classique. Pas franchement original. Le tome 2 réserve un petit rebondissement ultime. Mais bon, ça ne ma pas transporté plus que cela. Les simples histoires de vengeance, ça sent toujours un peu le réchauffé. Et du réchauffé, dans Blacksad, il y en a un peu beaucoup quand même . Reste les sujets délicats abordés dans Arctic-Nation. Soif du pouvoir, racisme, adultère, pédophilie Lunivers de Blacksad est malsain, et aussi caricatural. Je continue de penser que lutilisation de lallégorie animalière est une stratégie scénaristique bancale : cela rend le propos (dénonciateur mais moraliste) moins francs. Et puis, honnêtement, utiliser ce stratagème pour insinuer que les hommes sont des animaux, beurk, cela est dune convention attristante. Surtout que la faune est incapable de nous arriver à la cheville quand il sagit dengendrer des horreurs monumentales. Bref ! Le masque animalier est agréable visuellement, mais vraiment distant pour parler de sujets graves qui concernent nos sociétés humaines.
Assumons notre perversité et évitons de nous cacher derrière lallégorie 
Mitigé, je suis.
Mais mitigé, jespère ne plus être.
En attendant la suite, car mine de rien, je me suis attaché au personnage de Blacksad. Quelle classe, ce gros chat !
en grand amateur de bd que je suis, je suis très décu par cette bd, le scenario peut tenir sur un timbre poist comme on dit, je cherche toujours les bonnes phrases qui me font aimer les bd en général, heureusement qu'il lui reste le graphisme, assez chouette il est vrai, mais si vous voullez vraiment une bd avec un super graphisme, et un scenario limite (en fait c'est pas tellemnt qu'il soit limite le scenario c'est surtout qu'on comprend rien) achetez le gardiens du maser, vous serez vraiment comblés, et vous en aurez pour votre argent, enfin c'est mon avis, un peu dur c'est vrai 
Je vais relire cette bd parce que vous me faites sérieusement douter, je vois que tout le monde est dithyrambique, alors que j'ai fini cette bd bien content de pas l'avoir acheté...
je suis quand même très surpris de toutes ces critiques positives je dois bien dire, et je commence à me demander sérieusemment si j'ai pas loupé plein de truc. Je vais donc attendre un peu pour donner ma note, attendre de le relire en tout cas, parce que sur ce que je me rappelle, si les dessins et les attitudes sont extraordinaires c'est vrai les dialogues sont pas bien interessants, et le scenario très leger quand même.
maintenant, il n'y a que les imbeciles qui changent pas d'avis, et je l'ai toujours dit
, pour citer un personnage public dont je connais pas le nom, donc je vais voir si effectivement cette bd ne vaut pas le coup
Ce n'est pas parce qu'on a "relativement" bien aimé Blacksad que cela signifie que ton opinion "négatif" doit être revu à la baisse, lejum. C'est justement de nos contrastes que la somme de ce débat se fera plus riche, plus équitable et moins subjectifs vis-à-vis de la qualité de cette BD. Et puis, si tu lis bien nos avis respectifs, tu verras que nos propos ne sont pas si élogieux que cela.
Pour les graphismes : 
Pour le scénario : 
Pour l'allégorie : 
Je suis un inconditionnel de cette BD dans laquelle je n'ai pas voulu voir d'allégorie "les hommes sont des bêtes" en effet je préfère y voir un pur délire visuel (même si je sais pertinemment que ce n'est pas le cas)? Cette bd réserve de grands moments graphiques: les lézards du tome 1 ont une classe folle et les "Blacks" qui viennent armés dans la supérette, pardon! (mention spéciale à l'étalon noir!) J'ai préféré le second tome au premier en terme de dessin car je trouve l'idée de traduire les différences de couleurs de peau dans le monde animalier assez bien vu (en effet il aurait pu s'agir de racisme mais ici il s'agit finalement de colorisme puisque les ours cohabitent avec les chouettes et les rottweiler
) Bref je mets les deux pouces en l'air. Il est par ailleurs évident que quand on fait ce type de polar l'ensemble est hyper référencé, j'ai envie de dire: et alors? Si c'est bien fait ça ne me dérange pas. Pour moi c'est une vraie réussite même si les scénars ne sont pas encore parfaits.