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Celle que - Tome 1 - je ne suis pas

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goodies75 - le 22/04/2008 à 09:45

salut, c'est monsieur "le limier", je suis etonné de cette critique car j'avais bcp aimé les voisins d'en face", et cette note de 1, waow c'est une claque cependant les arguments sont bien posés et je ne suis pas étonné. Mais elle fera mieux la prochaine fois, ah ben non c'est la suite. zut! Bon .. mais quel idée de faire des critiques aussi négatives, autant conseiller de bonnes choses(et pis tu lis des trucs de filles, sur que jouer à l'elastique ça te plaisait pas non plus), tiens Shigurui, ça devrait te plaire et ça vaut une critique.

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
Danorah - le 22/04/2008 à 09:55

Il faut que je lise cette BD.

Un truc qui se ramasse un 1 de la part de riffhifi, ça mérite qu'on se penche sur la question

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
riffhifi - le 22/04/2008 à 10:00

mais quel idée de faire des critiques aussi négatives, autant conseiller de bonnes choses

Je chronique la majeure partie des sorties de Dargaud, sans discrimination

J'ai d'autant moins de scrupules à aligner cette vilaine note que iscarioth avait collé un 9 à L'immeuble d'en face. Que je n'ai pas lu, mais il est de notoriété publique que je n'ai pas les mêmes goûts que le Monsieur

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
goodies75 - le 22/04/2008 à 10:14

c'est bon je suis pas une extremiste, si tu sais donner des critiques sache en prendre, et puis je n'ai pas dit que tu avais tord, je suis etonné que vanyda ai produit un truc si nul (en n'ecoutant que toi), je vais faire un tour sur bdgest qd mm)

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
riffhifi - le 22/04/2008 à 10:23

Comme toujours, il est difficile d'affirmer qu'une oeuvre est nulle. Disons que celle-ci m'a si peu atteint que je ne peux pas lui donner une meilleure note...

Mais je n'avais pas l'impression que tu critiquais, goodies75, peace :)

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
Dat' - le 22/04/2008 à 19:01

C'est marrant j'ai regardé les images avant de lire la critique, et je me suis demandé aussi pourquoi il y avait des points d'exclamations partout...

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
iscarioth - le 23/04/2008 à 14:02

« Mais dans la télé-réalité comme chez Vanyda ou Kechiche, il y a un point qui est négligé : la vraie vie, elle est déjà au coin de la rue. »

Donc tu fais partie des gens qui vont au cinéma pour être dépaysé, pour s’évader ?

J’entends beaucoup de reproches à l’égard de ce « cinéma là » aussi, que l’on catalogue tout aussi facilement de simplicité, de vide, en s’attaquant surtout à son coté « produit de consommation » : « du rêve bien emballé sous vide d’air ». Bref, c’est un autre débat…

Je voulais surtout réagir ici à cette petite phrase, citée plus haut. Bien que tu n’aies pas développé ton idée outre mesure, je crois y comprendre ce qui est pour moi une confusion, un rapprochement impossible.

La télé-réalité, ce n’est pas à rapprocher d’une œuvre visuelle de type bd ou film pour de nombreuses raisons, et je vais nommer ici ce qui constitue pour moi le nerf de la différence : « l’œil de l’auteur ».

Placer une caméra sur Jean-Edouard en train de baiser avec Loana dans une piscine, c’est du voyeurisme sans portée artistique ou critique.

Dessiner une planche ou monter une suite de plans sur Jean-Edouard en train de baiser avec Loana dans une piscine, c’est de l’art.

Entre le fait relevé et le produit livré, il y a la perception de l’auteur, qui s’exprime dans sa façon de mettre en scène, de générer du sens par l’enchevêtrement de sensations rapportées.

« La vraie vie qui est déjà au coin de la rue », c’est TA vraie vie selon TA perception de la réalité. En d’autre terme, c’est un regard bien pauvre car égocentré. Quand tu te plonges dans une œuvre de fiction, tu pénètre un univers qui n’est pas le tiens (géographiquement, socialement…), et surtout tu abordes cet univers en empruntant de nouvelles lunettes, qui t’apportent une valeur ajoutée, une puissance d’analyse et d’interprétation qui n’est pas la tienne. En d’autre terme, tu bénéficie de l’intelligence du regard que l’auteur a porté sur son sujet. Tu t’enrichis de son point de vue et de son analyse

D’où l’utilité intellectuelle et citoyenne de se plonger dans le travail de ce genre d’artistes (et ça remonte pas à Kechiche et Vanyda : la nouvelle vague française en ciné, dans les années 60, c’était ça, la bd d’auteur américaine dès les années 70, idem)

Pour ce qui est de cette BD, je ne l’ai pas lu, c’est peut être un navet total et niais. Je réagissais plus aux dernières phrases de ta critique, qui m’ont semblé constituer de faux arguments.

Et je suis convaincu qu’avec une démarche d’auteur, un vrai pilotage sociologique, on peut faire du concept si conchié de « téléréalité » quelque chose de brillant. Les meilleures émissions du genre ont a peine exploité 15% du potentiel.

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
riffhifi - le 23/04/2008 à 14:56

Je vais répondre un peu brièvement à une longue réponse argumentée, désolé iscarioth :

l'oeil de l'auteur, c'est justement ce qui me manque dans La graine et le mulet ou dans cette bande dessinée. Pour apprécier une vision de la réalité, j'ai besoin justement qu'elle passe à travers la moulinette d'une opinion ou d'un regard, et ce n'est pas le sentiment que j'ai dans ces cas-là. Quant à la Nouvelle Vague, c'est un courant finalement un peu vague (ahah) dans lequel on a trouvé des choses diamétralement opposées, dont certaines que je ne blaire pas d'ailleurs (il faut que je réessaie A bout de souffle, mais la dernière fois que je l'ai vu ça m'a gonflé).

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
zecoco - le 07/05/2008 à 14:50

mouasi, moi je viens de finir l'album et je l'ai trouvé comme le reste de son "oeuve". Soit très très chouette.

Beaucoup de facilité dans la narration l'enchainement de plans, les cadrages. Je suis pas vraiment fan du style manga, mais Vanyda elle a un truc quand elle raconte une histoire (bon c'est un avis perso hein). Après le fait que ça te gêne que des 3e ressemblent à des 3e, c'est space mais c'est ton point de vue.

Ce que je comprend pas trop après c'est que tu dises qu'il n'y a pas d'histoire, rien à suivre. Ca parle peut-être simplement d'une période de la vie par làquelle on passe tous, une recherche identitaire… je sais pas mais je trouve que c'est un peu minimaliste et un peu facile comme critique.

voilà quoi…

pompom

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
Mokonette - le 08/05/2008 à 16:43

Je suis un peu gênée par ta critique.

Personnellement, je ne regrette pas d'être allée voir "La graine et le mulet". J'ai certes trouvé de petites longeurs au début, mais on ne peut pas dire que, sous pretexte de l'espèce de naturalisme que Kechiche affectionne, il n'y a pas d'intrigue, ni d'intensité dramatique.

On peut ne pas y être sensible, mais nier tout cela me paraît être le signe d'une légère mauvaise fois de critique, désolée. (Même si c'est vrai que les pluies de récompenses comme il y en a eu pour se film, c'est souvent très enervant, ne serait-ce que parce qu'il parait impossible qu'aucun autre film ne mérite au moins autant l'une ou l'autre des récompenses en question.)

Pour ce qui est de "Celle que...", je ne l'ai pas lu, et je dois dire que ta critique ne m'en donne pas vraiment envie. (Ni le style des dessins. J'aime beaucoup la bande dessinée japonaise, mais ça n'est pas une raison pour chercher à trop l'imiter.)

Peut être que c'est effectivement mortellement ennuyeux, mais dans ce cas, il n'y a pas besoin d'avoir recours à la télé-réalité (qui certes, constitue à l'heure actuelle un bon mettre étalon de la nullité la plus crasse) ou de rendre envahissante la présence d'un réalisateur de cinéma dans la critique d'une bande dessinée. Il faut juste le dire, et on saura à quoi s'en tenir, non ?

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
riffhifi - le 08/05/2008 à 19:53

J'ai eu envie de rapprocher les deux démarches, qui m'ont procuré la même sensation de lecteur/spectateur. C'est une approche comme une autre, qu'il m'a paru bon de développer puisque... j'avais naturellement peu de choses à dire sur la bande dessinée elle-même !

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
goodies75 - le 09/05/2008 à 15:04

J'ai lu et j'ai trouvé ça très bon, très frais, charmant, palpable, du bon vanyda. Très humain surtout, gros amateur de superheros biscottos sans emotion, passer le chemin.En tout cas je trouve le 1 injustifié et immature vraiment

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
Danorah - le 18/05/2008 à 20:45

Ouf. J'ai lu aussi. En entier. Sans sauter une seule page, une seule vignette, rien du tout. Et même, en y mettant beaucoup de bonne volonté et en essayant de comprendre ce que Vanyda avait à dire. Et bien je ne sais pas si c'est moi qui suis totalement insensible et immature (je me permets d'avoir des doutes, quand même), mais j'ai passé un très mauvais moment.

Déjà, niveau dessin, c'est vaguement mignon, mais sans plus. Vraiment, j'ai pas accroché. Je peux cependant concevoir qu'on puisse aimer.

Pour ce qui est de l'histoire en elle-même... Bon, je pense qu'on est tous d'accord là-dessus, il n'y en a pas à proprement parler. C'est juste une tranche de vie d'une adolescente soit-disant comme les autres et de ses copines. Et c'est là que le bât blesse. Parce que moi, à aucun moment je n'ai réussi à m'identifier à l'un des personnages. Je suis vraiment restée complètement en dehors du récit. Je n'y ai retrouvé absolument rien de ce que j'ai pu être quand j'étais une ado, et j'ai trouvé cette bande de copines absolument infecte, globalement pour les raisons que riff évoque dans sa critique. Partant de là, je ne peux envisager que deux hypothèses :

- soit ce récit est vraiment fidèle à la réalité et représente ce que sont la plupart des ados, auquel cas 1. moi et mes (quelques) copines on devait être des marginales, et 2. à 14 ans on est vraiment crétin, ça fait assez peur.

- soit Vanyda a fait exprès de forcer le trait pour dénoncer je ne sais trop quoi (la niaiserie de certaines gamines qui se croient les "stars" de leur classe, qui est bien évidemment la meilleure du collège ?) en les mettant en opposition (mais pas vraiment puisqu'elle se laisse faire) avec son personnage principal Valentine, qui est différente mais n'ose pas suffisamment s'affirmer, la pauvre.

Dans tous les cas, les personnages sont de vraies têtes à claques, et concentrent en elles à peu près tous les types de comportements que je haïssais quand j'avais leur âge.

Alors je ne nie pas qu'il puisse y avoir un certain intérêt à raconter le quotidien sans fioritures, mais dans ce cas il me semble que le seul moyen de faire adhérer le lecteur au récit est de le faire s'y retrouver lui-même. (Cette phrase est bizarre, je sais.) Et dans ce cas précis, j'y ai trouvé au mieux tout ce que j'ai le plus détesté pendant mon adolescence. Au pire je n'y ai rien trouvé du tout.

Je ne sais pas si c'est vraiment comparable, mais comparons tout de même : dans le même genre du "je suis une ado et ça c'est ma vie", le journal intime de Georgia Nicolson (c'est pas une BD, c'est un livre) est selon moi bien plus efficace. Les personnages sont tous un peu givrés, mais pourtant je les ai trouvés bien plus justes que ceux de Vanyda, et si le quotidien de Georgia n'est pas plus palpitant que celui de Valentine, il est raconté avec une touche de folie et d'humour autrement plus enthousiasmants que le point de vue complètement détaché et neutre adopté par Vanyda.

Bref, j'ai beau essayer de comprendre, je ne vois vraiment pas où l'auteur a voulu en venir, si sa BD comporte un message et si oui lequel.

Pour conclure :

Le tout est agrémenté de dialogues qu'on souffre trop d'entendre dans la vraie vie pour se réjouir de le voir retranscrits par écrit. Au hasard : « Franchement, on a une trop bonne classe ! Et y a même plus ce boulet de Pierre Lancêtre avec nous ! » « T'as raté la culotte de Gaëlle, genre le truc le plus moche de toute la Terre ! Ha, ha ! A mourir de rire, même ma grand-mère en avait des plus jolies ! » ou encore « J'ai trop cru qu'ils allaient tout capter, direct ! ».

Voilà, je crois que tout est dit.

Celle que - Tome 1 - je ne suis pas
riffhifi - le 19/05/2008 à 00:09

ça me rassure

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