Si vous mangez du Batman à tous les repas, vous ne pouvez pas ignorer que son 
En 1944 par Bob Kanemajordome s'appelle Alfred et possède tous les attributs du rosbif old school. Doué d'une sagesse infinie et investi d'une tendresse toute particulière pour Bruce Wayne qu'il a élevé après la mort de ses parents (c'est du moins la version connue aujourd'hui), Alfred est un élément incontournable du paysage batmanien. Mais qui est-il vraiment ?...
Apparu dès les premières années de la bande dessinée (en mai 1943 dans Batman #16), Alfred adopte tout d'abord l'aspect d'un bonhomme rondouillard et glabre. C'est lorsque l'adaptation cinématographique de 1943 voit le jour que le majordome trouve son apparence définitive, celle de l'acteur William Austin : grand et effilé, dégarni sur le dessus et affublé d'une petite moustache brune très distinguée. La bande dessinée mettra quelques années à adopter cette version, et ironiquement, aucun autre interprète du rôle ne lui ressemblera plus : Alan Napier dans les années 60 porte une épaisse moustache blanche et de grosses bésicles, Michael Gough dans les années 90 est glabre et ne porte pas de lunettes, Ian Abercrombie (Birds 
En 1981 par José Garcia-Lopezof Prey) et Michael Caine (Batman begins, The Dark Knight) ne font pas plus d'effort pour coller à leur modèle.
Alfred Thaddeus Crane Pennyworth, au cours des années 40 à 60, est présenté à la fois comme un majordome compétent et complice de Batman et Robin, et comme un apprenti détective un peu gaffeur qui dévore les romans policiers et tente parfois d'imiter ses héros. Il est rentré au service de Bruce Wayne suite à la mort de son père Jarvis, qui lui a fait promettre de servir la famille Wayne.
Au cours des années 70 et 80, son personnage évolue et il est même fait directement allusion à son passé dans la Résistance française durant la guerre de 39-40 (eh oui, dans les comics, ce ne sont pas les personnages qui vieillissent, c'est le temps autour d'eux). Et ce n'est qu'après le fameux arc Crisis on infinite Earths de 1985-1986, qui voyait naître une réinvention complète de l'univers de 
En 1987 par Frank MillerDC Comics, qu'Alfred est enfin présenté comme l'homme qui a élevé Bruce Wayne après l'assassinat de ses parents Thomas et Martha.
Son passé continue de varier d'une version à l'autre : on ignore finalement s'il était acteur ou membre des services secrets britanniques, agent au cours de la guerre froide ou soldat en Birmanie (comme semble l'indiquer Michael Caine dans The Dark Knight), mais quelle importance du moment qu'il peut soigner les blessures de Batman, réparer la Batmobile et préparer du thé au citron avec des biscottes à cinq heures du soir ?
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Je n'y connais rien ciné ni en comics, je n'ai aucune affinité particulière avec les superhéros en tous genres, mais je trouve ces petits articles drôlement intéressants quand même
Maintenant, et sans avoir lu le moindre comics de ma vie, je sais que Superman a été capable de résister à l'inexistence de la kryptonite violette, que le ridicule n'a pas tué les superhéros français, et que Batman survit avec à son service un sosie du Nestor du capitaine Haddock qui a le mauvais goût de servir du thé au citron avec des biscottes plutôt que de l'Earl Grey avec des madeleines.
Si tout ça ne me permet pas d'étinceler en société...
je veux bien me colorer les cheveux en rouge.
Je me suis rappelé cet épisode de la série des années 60 où Alfred pour donner le change à Bruce Wayne, apparaît en costume de batman au sommet d'un immeuble.
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