Certaines personnes sont destinées à être des suiveurs, à vivre dans l'ombre des grands. Dans l'univers des comics, le représentant le plus frappant de cette espèce est Rick Jones, un p'tit gars apparu dès 1962 dans le premier numéro de L'incroyable Hulk, et qui s'acharne depuis lors à ne rester qu'un adolescent marchant dans les pas de ses idoles durant une courte période de temps.
Son premier pote, en toute logique, fut Bruce Banner : Rick étant la cause de la transformation du scientifique en Hulk, il le suit partout afin de l'aider à guérir. Soyons clair : l'aide du jeune homme se résume principalement à un soutien psychologique, car sa seule compétence dans la vie consiste à savoir jouer de l'harmonica... Cependant, durant quelques numéros, Rick est capable de contrôler Hulk grâce à une vague histoire de lien psychique. Rien de bien définitif, et la 
fidélité de Rick s'en va rapidement vers les Vengeurs, et plus particulièrement ce vieux pédophile de Captain America.
Car le Capitaine, vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, ne s'est jamais vraiment remis de la mort de son ancien partenaire Bucky Barnes ; lorsqu'il rencontre Rick Jones, il décide que le costume moulant lui ferait des petites fesses à croquer, et lui propose de devenir son nouveau sidekick. L'histoire ne dit pas pourquoi Rick démissionna au bout de quelques mois...
Mais le voyage ne s'arrêtait pas là pour le jeune joueur d'harmonica, éternellement sans emploi et sans personnalité : il devint par la suite l'alter ego de Captain Marvel, offrant ainsi au héros galactique la possibilité de se pointer sur Terre en échangeant son corps avec celui de Rick Jones ; ce dernier restait alors enfermé dans la Zone Négative, à lire Paris match en attendant de réintégrer son corps... Cette aventure prit fin avec la mort de Captain Marvel, rongé par un cancer.
Gagné par l'habitude de copier certains héros et de prêter son corps à d'autres, il se transforma ensuite en Hulk (mais fut guéri accidentellement - imaginez un peu ? - par le Hulk gris et le Leader, qui voulaient lui soutirer son essence), prêta vite fait son corps à Namor le Prince des mers, fut longtemps l'alter ego du fils de Captain Marvel Genis-Vell (période durant laquelle ses séjours dans la Zone Négativelu permirent probablement de finir la lecture de l'intégrale d'Isaac Asimov et Frank Herbert), et enfin devint un monstre apparenté à l'Abomination, sous le nom de A-Bomb. Entre-temps, Rick Jones a écrit un livre intitulé, je vous le donne en mille : Sidekicks... Rien à voir avec le chef-d'oeuvre de Chuck Norris, bien entendu.
Rick Jones est cité sous forme de clin d'oeil dans L'incroyable Hulk sorti mercredi dernier au cinéma : le nom "Richard Jones" apparaît dans le générique de début au sein d'une liste des alliés de Bruce Banner.
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Et tu ne parles pas dans l'article de sa "fusion" avec Genis-Vell (le fils de Captain Marvel donc) qui dura presque une dizaine d'années ?
Mais si... maintenant
Comme Genis-Vell n'est pas exactement une star, je pensais candidement que ça n'intéressait personne
Il paraîtrait que Rick Jones aide aussi riffhifi à écrire ses critiques.
Houlà...
Déjà non y'a des gens qui trouvent le run de peter david sur captain marvel complètement mythique. Merci pour eux.
Et si Rick Jones n'a plus été le sideckick de captain america c'est parce que le captain savait que Rick n'avait ni sa force ni son endurance et avait peur que celui ci se blesse ou ne se tue en tant que Bucky.
Ha ben oui, le run de PAD sur Captain Marvel est vraiment merveilleux, il a perdu un peu de mondes avec le délire Kree-o-nieztschien, mais ça reste une des meilleures choses de la décennie pour Marvel.
Alors que tu parles de ce machin avec l'A-Bomb, le truc what the fuck de l'année. (D'ailleurs si quelqu'un sait comment Rick est passé du statu de "type embroché que tout le monde croit tétraplégique" à la fin de World War Hulk à celui de "je me promène dans le désert par hasard devant Hulk Rouge", je suis preneur.
j'aime pas rick jones un gars sans saveur
Captain Marvell était globalement un gros loser si l'on fait le ratio de ce qu'il pouvait faire et de ce qu'il faisait. Genis... il servait à rien, un peu comme la énième incarnation de Robin ou d'un Green Lantern v91.8.
Rick Jones est LE second couteau et LE gars sympa qui lose toujours un peu car c'est un chic type.
une espèce de gendre idéal pré-pubert.
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