Difficile de l'ignorer : le raz-de-marée de l'année au box-office cinématographique français s'appelle Bienvenue chez les Ch'tis (lire la critique). La comédie de Dany Boon, après avoir détrôné La grande vadrouille en tant que "deuxième film le plus vu au cinéma par les Français" (derrière Titanic, indéboulonnable), s'apprête à sortir en vidéo le 29 octobre, à grand renfort de publicité. Le même jour, la bande dessinée officielle sortira chez Delcourt, qui a décroché la timbale en signant 
probablement l'un des contrats les plus juteux de l'année pour une maison d'édition. L'album lui-même a l'air assez laid, pur produit d'opportunisme démoulé par le scénariste Pierre Veys et le dessinateur Frédéric Coicault, qui auront du mal à prétendre qu'ils se sont attelés au projet pour des raisons autres que financières.
Mais l'exploitation des Ch'tis ne s'arrête pas là, puisque Delcourt sort également deux autres albums sur le sujet, et que la concurrence s'évertue à grappiller des morceaux du gâteau. Petit point :
Qu'on ait aimé le film ou pas, il y a de quoi faire la grimace devant ce racolage hideux qui va certainement hisser quelques nazeries dans les meilleures ventes bd de l'année...
Même si les Chtis sont des nazeries, ça n'a aucun rapport avec moi. Le mauvais goût se confirme.
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