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Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça

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hiddenplace - le 20/04/2007 à 18:29

Pour une fois, je me suis penchée sur un de tes gros dossiers, Gallu, et j'ai trouvé votre enquète fort instructive, objective, bien menée et plutôt exhasutive.

D'autant plus que je ne cotoie pas du tout le rayon BD des supermarchés où je fais mes courses (en même temps, les supermarchés parisiens sont assez petits, et le rayon livres et BD est en conséquence^^), et je n'ai jamais acheté de BD en supermarché, d'ailleurs. Mes parents m'avaient juste acheté là-bas mes classiques de Gaston, Tintin et Boule et Bill quand j'étais petite, et du coup je n'avais jamais réalisé qu'il y avait une telle catégorisation de la BD dans les grandes surfaces, et un tel écrémage (mais si j'avais réfléchi quelques minutes de plus, c'est assez logique, quand même )

Il y a juste une ou deux choses qui me surprennent dans ce que vous avez relevé dans votre enquète: la présentation par la couverture des albums est sans conteste un moyen d'attirer l'oeil et l'attention, et l'un de vos interviewés a opposé cela à la présentation par la tranche dans les bibliothèques, qui "donnent moins envie d'aller voir" (à peu près hein^^) Je trouve ça un peu bancal comme argument, car aucune biblothèque de Paris, par exemple, ou de celles que j'ai croisées ailleurs ne présentent les BD par la tranche, elles sont toutes dans des bacs horizontaux où il est très facile de balayer l'un après l'autre les albums pour avoir un aperçu de leur 1ère de couv, et les saisir très facilement... j'ai même, par ce biais, plus tendance à vouloir tout emprunter qu'à m'en détourner, alors que je n'ai même pas le temps de les lire finalement^^ J'ai donc trouvé ce passage plutôt étrange...

Et sinon, il est évoqué que la première de couv était la première source d'attraction ou l'inverse, mais je ne suis pas sûre d'avoir compris si elle était suffisante à l'achat de l'album ou pas, finalement. Parcequ'il arrive souvent aussi que la première de couv soit très prometteuse, et que l'interieur présente un contenu bien plus décevant (il y a peut-être des gens qui se fient uniquement à leur première intuition, après tout^^)

En tout cas bravo pour ce très beau travail ... maintenant va falloir faire ça pour tous les autres arts! (non non, humour hein^^)

Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça
iscarioth - le 20/04/2007 à 19:33

hiddenplace a dit :
Je trouve ça un peu bancal comme argument, car aucune biblothèque de Paris, par exemple, ou de celles que j'ai croisées ailleurs ne présentent les BD par la tranche, elles sont toutes dans des bacs horizontaux où il est très facile de balayer l'un après l'autre les albums pour avoir un aperçu de leur 1ère de couv, et les saisir très facilement... j'ai même, par ce biais, plus tendance à vouloir tout emprunter qu'à m'en détourner, alors que je n'ai même pas le temps de les lire finalement^^ J'ai donc trouvé ce passage plutôt étrange...


Oui, c'est vrai, une partie (je sais pas quelle propotion) procède comme ca avec les bd. Je sais pas quel univers a influencé l'autre, mais les bibliothèques adoptent de plus en plus l'aménagement de l'espace des grandes surfaces et librairies, pour baliser leur territoire de manière familière pour l'usager et ainsi gagner en attractivité auprès des publics que l'on dit "illégitimes", c'est à dire frileux de rentrer dans ce qu'il percoivent comme "la cathédrale du savoir" plutot que "la boulangerie des connaissances"...

Qu'est ce que je pontifie, moi, aujourd'hui

Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça
mokonette - le 17/08/2007 à 00:21

Une enquête très interessante, mais qu'il serait encore plus interessant d'étendre à tous les produits culturels vendus en supermarché !

En ce moment, je travaille comme caissière au rayon librairie d'un grand supermarché parisien, et pas un des moins chics : fromage à la coupe, boulangerie, traiteur, vêtements pour bébé, etc...

Et bien, de ma caisse, je vois d'un coté une collection de romans harlequin à faire saliver n'importe quelle vieille fille dépressive et de l'autre les meilleures ventes, à savoir trois thrillers dont on à un peu parlé et surtout un nombre incroyable de livres ayant pour thème l'actualité polique (récits de campagne, vie de Ségo, vie de Sarko) dont il va sans dire que les bons chiffres doivent plus à un effet de mode qu'à un réel engouement des français pour la politique.

En marge de ça, un rayon policier qui marche très bien, quelques bédés et manga les plus en vogue, et dans un coin où personne ne va tellement, les classiques en livre de poche.

Tout ce que ton enquête souligne : surexpositions des couvertures clinquantes (harlequin) et des sujets porteurs et médiatisés (élections présidentielles), le tout classé par thème où la seule exception reste l'indeterminé groupe des classiques. (Qui va de Nothomb à Zola en passant par Steinbeck ou Coelho, comme quoi la définition est très large...) D'ailleurs, la présentation, dans mon magasin, permet de montrer la couverture des livres et non seulement les tranches !

Je suis allée voire au rayon DVD, c'est globalement la même chose. Tous les domaines culturels semblent être passés dans la même machine à formater, pour le meilleur et pour le pire. Enfin, surtout pour le pire...
Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça

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