
Après le Vœu de Marc, celui de Simon. A observer la première de couverture, on croit que le personnage principal est toujours le même, avec quelques années de plus. Et non, Simon est un jeune médecin qui va à son tour croiser le petit (pas tant que ça) lutin de la lampe et faire un vœu... lui aussi à son plus grand péril.
A
utre différence notable, l'humour, qui, ici, est peut (pas ?) présent. Le côté loufoque du premier album se perd, au profit d'une ambiance justement plus médicale : réaliste, quotidienne, clinique. Et ce, malgré le jeu des masques qui donne l'impression à un moment de faire basculer le récit dans des tonalités un peu plus décalées. On retrouve certains personnages du premier album jouant les figurants ou les seconds rôles. Pourquoi toujours ramener cet album à son prédécesseur ? Parce que cette seconde réalisation sur le thème du « Vœu de... » continent en germe un petit paradoxe : l'album est difficilement abordable, par moments, à qui n'a pas lu le premier opus. Et ceux l'ayant lu et apprécié risquent d'être un peu déçus de ne pas y retrouver la folie qui caractérisait cet univers, à l'origine.
Moins déjanté et rigolard, plus intimiste et humaniste (la conclusion, plus proche de l'optimisme que de la romance), cette seconde variation sur le thème du vœu contente amplement car elle ne donne pas dans la redite. On est curieux de voir quels univers et tonalités seront abordés dans le troisième album.
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