Les Zombies qui ont mangé le monde - Tomes 1 et 2

Critique par iscarioth - le 23/08/2005 couverture de la bd Les Zombies qui ont mangé le monde  - Tome 1 - Une odeur épouvantable
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8.5
note krinein
Karl of the dead !
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L'histoire

Los Angeles, 2064. Le monde a bien changé. Les morts sont sortis de tombe et évoluent désormais aux cotés des vivants. Mais pour bien des individus, la présence de ces « zombies » devient très gênante. Karl Neard et sa soeur Maggie profitent rapidement de la situation en proposant leurs services. Leur boulot ? Se débarrasser à la demande des proches ou de la famille, d'un zombie récalcitrant. Une espèce de SOS Fantômes à la sauce Romero.

Dégénéré et cradingue

zombies_t1_16_250.Les Zombies qui ont mangé le monde, c'est un délire complètement loufoque et dégénéré en plus d'être une série ultra référentielle et politiquement incorrecte. Dès l'interpage du premier tome, le ton est donné. Les Zombies qui ont mangé le monde se présente comme un bon vieux film d'horreur des années cinquante. On ne manque pas de relever quelques clins d'oeil sympathique à l'époque comme la référence à Technicolor. En tournant la page, près de la préface, on peut lire : « à George A. Romero, évidemment ». Le ton est donné. Les albums s'articulent en petites histoires d'une dizaine de pages, qui forment une suite logique. Les deux albums sont tout deux très comiques. On prend peu de temps pour s'attacher aux trois personnages principaux, très réussis.
Il y a Karl Neard, le chasseur de morts vivants acnéique et zombiphile habillé comme pour un safari. Sa soeur, Maggie, qui impose sa féminité à grand renfort d'insultes. Et surtout, le grand Freddy Merckx, un espèce d'Elvis nous venant d'une lointaine contrée sauvage : la Belgique. Haut de près de deux mètres, en marcel, le tout en poils, en sueur et en masse. Karl et Freddy, ce sont en quelque sorte les Astérix et Obélix de la crasse.

Référentiel et parodique

Un duo de dégénérés pour des missions diverses et variées. Au programme : le déterrage d'une ex-star du zombie-movie, une visite chez des rednecks patriotes du Texas, l'arrachage du cerveau d'un homme en partant de son orifice le moins visité... « C'est répugnant, hilarant et totalement politiquement incorrect » a commenté Tobe Hooper. Référence au genre oblige, les effets gores ne manquent pas : bouts de cervelle en main, décapitations, anthropophagie... Des habitudes cinématographiques bien transmises en BD. On rit autant que devant Braindead. Forcément, la trilogie de Romero est à l'honneur. Des zombies discutent ensemble de la Nuit des Morts Vivants, on retrouve les fameuses perches à zombies du Jour des Morts vivants... Un coté parodique et référentiel qui n'est pas sans rappeler le fameux Shaun of the Dead (dans ce film comme dans cette BD, l'appellation « zombie » est « prohibée »).


Les Zombies qui ont mangé le monde est une série à recommander chaudement, surtout aux amateurs de zombie-movies.


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