Je trouve ta critique un peu succinte, surtout pour un film bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Cronenberg épouse les clichés de l'american dream, évidemment pour mieux les faire voler en éclats. En résulte une mise en scène académique, mais que j'ai trouvée un peu impersonelle surtout venant de lui.



Ayé toutes les horreurs ont disparu ^^Woups! Skuze, Miss Correctrice! 
La prochaine fois j'attendrai un peu avant de raler! 
J'en viens et sans trop m'entendre, il mérite un bon 9/10: casting impeccable, sobriété et efficacité de la mise en scène, thématique bien gérée sans tomber dans les extrêmes, appropriation du récit d'origine et insertion de thématiques personnelles...
L'adaptation est d'ailleurs très très libre, et comme je prépare la chronique du "graphic novel" d'origine, je me permets, pour les intéressés, de pointer les différences majeures:
Modifications:
- beaucoup de noms
- beaucoup de physiques (Tom est un type normal, venu au crime sans trop le vouloir, ici c'est une vraie brute qui maitrise le combat rapproché, Eddie est censée être moins "canon", le flic est censé être jeune et blond et non pas vieux et bourru)
- le rapport entre Tom et sa femme après la révélation. Dans la BD celle-ci lui pardonne tout et le soutient, dans le film c'est la scène de ménage hystérique qui prend le dessus
- même modification dans les rapports avec son fils.
- dans la BD, le mafieux à l'oeil crevé possède un doigt de Tom qu'il a perdu dans sa fuite après ses méfaits de jeunesse. L'analyse de l'ADN du doigt mettra fin à la mascarade et amènera Tom à tout révéler à sa femme ET son fils en même temps.
- ajout (judicieux) d'un parallèle avec la dure vie du fils au lycée qui finit par mettre une trempe à ses tortionnaires (rien de tout ça dans la BD)
- ajout de scènes de sexe (la première inutile, la seconde bien amenée et dans la droite lignée des thèmes propres à Cronenberg)
- l'introduction. Dans la Bd les deux braqueurs descendent deux auto-stoppeurs et non pas les tenanciers d'un hotel et une gamine (celle du film est du coup meilleure dans sa présentation des deux psychos et plus cruelle). Rallongement par la description de la vie tranquille de Tom, plus complète que celle de la BD. Rajout d'une scène de flip de Tom qui croit que les mafieux vont chez lui.
- ajout d'une bonne dose d'humour noir absent de l'oeuvre d'origine
- énorme modification de la trame. Dans la BD, Tom est un ami de Richie et non son frère. Richie veut venger son frère tué par la mafia, Tom veut de l'argent pour financer l'opération qui sauvera sa grand-mère. Ils descendent donc une tripotée de mafieux et piquent leur thune. Mais Richie en fait trop, expose son argent et est retrouvé par le fils d'un des mafieux qui le torture pendant des années et des années (quelques séquences qui auraient donné lieu à des scènes visuelles ignobles). Dans le film, Richie est un ponte du crime organisé au lieu d'être une petite frappe.
- autre grosse modif: lorsque les mafieux viennent pour embarquer Tom, c'est sa femme qui descend celui à l'oeil crevé, et non son fils. Le type a l'oeil crevé survit d'ailleurs et est assassiné à l'hopital par un homme de main. Par la suite Tom se rend à New York (et non Philadelphie) pour en finir avec son passé et buter le fils du mafieux qu'il a dessoudé avec Richie (il sera capturé et un peu torturé avant d'y parvenir, alors que dans le film, il dégomme tout le monde).
Je recommande donc de lire la BD après le film, trop raccourci par rapport à l'histoire d'origine (qui fait presque 300 pages et se montre bien plus violente).
Un grand film si on le sort du cadre strict de son origine.
Curieux. Peut être le Cronenberg qui ressemble le moins à un Cronenberg et de fait, un de ses plus abordables. Paradoxalement, c'est peut être pour ça que je l'ai tant apprécié. Les fans pur et dur du réalisateur et de son style froid, épuré et inquiétant -et gore- seront sans doute déçus de ce film assez feutré, rythmé -l'heure et demi passe toute seule- presque chaud. Je n'ai pas tellement retrouvé le cinéma de Cronenberg, celui qu'on apelle "le cinéma de la chair", sorti de deux scènes de sexes et des éclatements violents assez graphiqes. On reste loin de Frissons ou de Chromosome 3. Remarque purement accessoire, je n'ai rien contre l'évolution, au contraire.
History of Violence m'a fait l'effet d'une sorte de série B solide. Une reflexion sur la violence, pourquoi pas, même si ça reste primaire. Un bon moment. Viggo Aragorn est impeccable, tout comme Maria Bello. Ed Harris, charimsatique et inquiétant à souhait.
Je l'ai vu hier.
Je peux pas trop dire si ça m'a ou non fait penser à du Cronenberg puisque le seul film de Cronenberg que j'avais vu avant c'était Crash (et quelques images de La Mouche).
Un Viggo Mortensen très à l'aise dans son rôle, Ed Harris est très bon (comme dans tous ses films), William Hurt m'a impressionné (la dernière prestation de lui que j'ai vu c'est Le Village). Le scénario est bon, quoique pas extrêmement inventif...Par contre quand on passe à la maîtrise de la caméra, là c'est tout autre chose.
Dès le début le spectateur est mis au courant : Un plan séquence assez lent avec peu de mouvement, beaucoup de temps en plan fixe...puis l'instant d'après deux cadavres coups sur coups...on comprend bien qu'on est pas devant un film comme les autres.
De plus, dans les mains d'un autre réalisateur, le film aurait été vraiment tout autre, et la réflexion sur le passé et la fçon d'y échapper ne serait surement pas aussi développé (vous imaginez si John Woo ou Paul Greengrass avait réalisé...ça aurait été complètement différent).
Bref j'ai vraiment beaucoup apprécié le film, le jeux des différents acteurs, la maîtrise de la caméra, le deux ou trois petits passages légèrement sanglants et/ou gore. Un très bon film...surement l'un des seuls de Cronenberg que je vais apprécié vraiment (n'étant pas vraiment fan de films gores...je suis pas tombé sur le bon réalisateur là...)
En fait en y reflechissant, History of Violence me fait pas mal penser à du Cimino. Y'a un je-ne-sais-quoi du Canardeur.
Je rejoins Zdenek sur sa notation et ses commentaires. J'avais déjà vu cinq films de Cronenberg avant d'aller voir AHOV. Je me suis endormis devant tous au bout de vingt minutes, à une seule exception près : the fly. Le cinéma de Cronenberg est à mon sens le plus chiant que je connaisse. Je ne suis donc pas étonné de voir que beaucoup placent ce film comme étant très différent de ce qu'a fait le réalisateur jusqu'à présent. J'ai été captivé par AHOV, du début à la fin. Dans sa réalisation et sa façon de capturer les sobres moments et gestes de la vie quotidienne, il m'a fait penser à l'excellent BROKEN FLOWERS de Jarmusch. Le final est fauleux, avec tout la symbolique de l'acceptation et du rejet des différents membres de la famille.
Les remarques de Zdenek concernant le rapport à la BD m'ont bien donné envie d'aller acheter l'album... Faut voir le prix 
Il s'agit purement et simplement d'un film magistral : une étude de l'homme dans ce qu'il a de bon et mauvais, son aptitude à se corriger et à "se régénérer". Au bout du compte, ce film n'est pas tellement différent des Cronenberg précédents, qui s'intéressaient davantage aux transformations de la chair. Celles ci conduisaient invariablement aux transformations de l'esprit.
Là il s'attache à l'esprit et à son emprise sur le corps : la scène du début illustre parfaitement cela, lorsque Mortensen, conduit par ses instincts d'ancien voyou, tue ses agresseurs. Comme quoi la violence, même au prix du renoncement, ne s'efface jamais. Elle est cachée dans une petite parcelle de notre conscience et reste suffisante pour conduire nos actes à certain moment de notre vie....
Il faut laccepter et faire avec. Ce que démontre parfaitement Cronenberg.
Il faut peut être mettre en exergue une petite nouveauté dans luvre du cinéaste : le social. Le droit à une seconde chance. Là où « Spider » échoue dans sa quête de vérité et donc dans sa volonté de réinsertion dans le monde des sains desprit, Viggo réussit. Certes par des moyens délictueux et sans payer sa dette, mais il réussit.
Ne pas oublier que David Cronenberg a remis une Palme dOr au film des frères Dardenne « Rosetta », film social sil en est (allez voir « lEnfant »sublime !!!).
A noter enfin une interprétation remarquable de Viggo Mortensen. Quant à Maria Bello, elle se débrouille plutôt bien.
Suis-je la seule à ne pas avoir trouvé ça intéressant ? oO

Hmm. Propret et peu intéressant.
A part quelques répliques "drôles", et un certain rythme, indéniable étant donné que je ne me suis pas endormie sans avoir dormi la nuit précédente, je n'ai pas compris ce qui soulevait les foules.
Je n'ai pas trouvé là de "réflexion profonde sur la violence" (je reprends les propos que j'ai lus/entendus partout, sans pour autant viser personne, hein ^^) mais juste deux-trois idées pas franchement révolutionnaires.
Ou peut-être que j'ai rien pigé.
Je viens juste de le visionner pour la première fois...
J'ai trouvé le film très bon.
A la fois complexe, par sa mise en scène, et les changement de ton brutaux, les personnages et leurs personnalités, et à la fois rempli de choses simples et anodines qui rendent justement ce film si humain.
Chaque personnage, principal ou d'arrière plan, est ici très bien joué, rendant le tout crédible, dans les comportements et les actions.
AHoV est un de ces films calmes, mais qui accrochent le spectateur à chaque seconde.
Les temps morts et plans fixes posent une ambiance calme et naturelle, tantôt souillée par des intrusions de plus en plus vives et régulières de pure violence, qui caractérisent le retour de Joey.
Par ailleurs, un parallèle très habile est fait entre la remontée du passé de Tom, et le harcèlement de son fils par son camarade.
Tous deux devront règler leur problème respectif de la même façon.
J'ai vraiment apprécié le film, intimiste et a des lieues des producions hollywoodiennes dopées aux amphétamines, et pourtant très bien rythmé et réalisé.
Je viens de voir le film et je donne mon avis a chaud :
Tout d'abord, l'histoire, même si ce n'est pas une histoire originale (tirée d'une BD), moi qui n'avait pas le cette derniere, j'ai été surpris (j'ai bien attendu avant de savoir si Tom était amnésique ou non...).
Par contre, je trouve la fin franchement niaise, avec tout le monde qui pleure et tout ("ouais papa, t'es un assassin mais on t'aime bien quand même"
). Cela dit, j'ai passé un bon moment en compagnie de mon aragorn préféré
et, au moins, pour un film qui raconte l'histoire d'un ancien mafieux, on tombe pas dans le film de kung-fu.
Bref, un bon film quand même, je dirais 7 ou 8/10
Je crois que tout ce qui apparait niais est volontaire.
j'ai vu ce film hier soir sur canal (comme celui qui a remonté ce topic ?), et, comment dire....j'ai été décu par rapport à ce à quoi je m'attendais.
Cronenberg. relativement peu calé en "grand cinoche", quand j'entends ce nom, je me dis qu'il vaut surement les fincher, afonorsky ou autres lynch qu'on nous vante tant sur les forums comme celui-ci. bon, en clair, je m'attendais à un truc de ouf', psychologique à souhait, un peu compliqué, tortueux, un putain de film quoi.
et finalement, qu'y ais-je vu ? 1h35 (seulement ? c'est passé bien vite à mon gout) d'une exposition de clichés (volontaires ?):
du bogoss-tète à claques en veste de jogging matryrisant le fils de stall (gentil, mais parfaitement caricatural, facon fils de famille dans beethoven ou autres téléfilms "familiaux"
le tout sous le prétexte bidon que monsieur est arrogant et mauvais perdant (comme dans la catégorie de téléfilms sus-citée) à la famille unie et solidaire (c'est limite si sam, le shérif, n'est pas lui aussi rameuté autour du lit de la gosse au début du film avec le boulanger du coin, le maire, le prètre et ses ouailles) en passant par l'archétype du mafioso à l'attitude, à la demeure et aux répliques plus stéréotypées les unes que les autres (c'en est limite choquant), au mec mystérieux forcément balafré - donc mystérieux - sortant d'une sombre limousine et balancant sans avant-propos ni délicatesse aucune dans le verbe (le genre de dialogues que l'on peut attendre d'un réalisateur du type cronenberg, non ? ah bon...) la supposée réelle identité de stall. j'oubliais aussi les deux malfrats sacrifiés à la gloire de aragorn, juste bètes et méchants, n'arrachant pas la moindre compassion. de parfaits "loubards" pour film de super-héros en somme. non, la sur ce point, j'ai eu du mal à avaler la pilule, j'avoue.
et puis j'attendais aussi autre chose d'un peu plus tortueux, compliqué au niveau du scénarii et d'un peu plus long sur la durée (comme dit avant, l'heure et demie passe sans qu'on s'en rende compte, ce qui normalement est bon signe pourtant). la fin est tombée comme ca, telle un cheveu sur la soupe, me laissant sur la mienne, de faim.
bon, reste mortensen, plutôt convaincant dans son role, maria bello, véritable fantasme de "mbàb" à classer aux cotés de juliane moore dans mes gouts personnels, et des scènes de violence dignes de ce à quoi je m'attendais. reste à savoir si c'est suffisant, ou alors c'est moi qui me faisais toute une montagne du réalisateur (et qui aurait mieux fait de voir sa filmo avant ?)
Regarde Videodrome (surtout), Le Festin Nu, Spider, La Mouche, Existenz (sisi), Frissons, Rage, Chromosome 3, Dead Zone, Crash (surtout), Faux-Semblants, Scanners (surtout aussi) bref presque tout le reste, et ça va te réconcilier ^^
moi qui n'aime pas le café, va falloir que je m'y mette. et pas qu'un peu 
TOUT A FAIT DE l'AVIS DE SOPHIE : UN TRES GRAND FILM SOCIAL