Que le grand-père muet s'entoure de livres, très bien. Il n'est pas pour autant coupé de l'affection familiale , et il continue à communqiuer par des rires et des messages écrits (comme le jeune dans Little miss sunshine) . Mais pour Juliette, les livres à haute dose étaient-ils "un rempart contre les hommes" , ou au contraire "lui apportaient-ils plus que les hommes" ? j'ai entendu ces 2 phrases, et je me suis posé la question . Un peu, c'est bien, beaucoup, c'est toujours révélateur de qqchose . . . qu'il s'agisse d'alcool, de livres ou autres choses prises en surdoses.
A mon avis Juliette a tout fait pour aller en prison, elle en avait presque besoin pour se retirer du monde un moment, d'où son silence devant les juges du tribunal. Mais c'est devant les siens qu'elle avait besoin d' expliquer son geste. D'où sa révolte devant l'indifférence de sa famille, qui fait comme si elle était morte : le regard des voisins a plus d'importance que la souffrance de leur fille .
C'est peut-être ça que Claudel a voulu nous expliquer : quand elle sort le père est mort et la mère enfermée à son tour . Elle en a déjà fait son deuil . Qui juge qui sur cette planète, quel mort n'est pas ringard, quel vivant n'est pas prétentieux . . .
Oh mais on dirait bien la piscine ronde de Nancy Thermal sur la photo !
Je suis entièrement d'accord avec votre critique. Pour moi le film est un brouillon à revoir. Je l'ai regardé dans l'avion et je n'ai (malheureusement?) pas pu soutenir mon attention jusqu'à la fin. Vraiment dommage pour la performance de Scott Thomas, actrice formidable-la pauvre.
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