Braqueurs amateurs

Critique par Vincent.L - le 23/02/2006 Affiche du film Braqueurs amateurs
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Comédie mineure
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Dick Harper (Jim Carrey) est victime des manoeuvres peu scrupuleuses de son patron (Alec Baldwin) qui coule son entreprise Globodyne pour s'en mettre plein les poches. Après avoir honnêtement essayé de s'en sortir avec sa femme Jane (Téa Leoni), Dick décide de se mettre à voler...

Braqueurs Amateurs alterne gags visuels et légère critique du capitalisme. Le film de Dean Parisot, réalisateur de la série Monk, est un remake du Touche Pas A Mon Gazon (1977) de Ted Kotcheff.

Retrouver Jim Carrey au cinéma est devenu un gage de sécurité. Quelle que soit la qualité du long métrage dans lequel il joue, il y a de bonnes chances que l'interprétation de l'acteur soit irréprochable. Braqueurs Amateurs ne manque pas à la règle. Explosif dans son rôle d'homme au bord de la crise de nerfs, le comédien américain entre dans la peau d'un type de personnage qu'il connaît bien depuis ses précédents films. Il livre ici son habituel spectacle surexcité qui ravira les amateurs de ses performances et qui confortera les détracteurs dans leur rejet. Ses excès physiques incitent à des rires massifs, comme par exemple dans la scène de l'ascenseur ou les saynètes en entreprise. Pour tempérer les délires difficilement contrôlables de l'acteur, Téa Léoni (Jurassic Park III) apporte charme et relativisation. Ensembles, ils baignent dans quelques savoureux quiproquos.

Si le couple fonctionne à merveille sur la totalité du film, on regrette que ce soit la première partie qui soit la plus drôle. Alors qu'on aurait pu s'attendre à un feu d'artifice d'immoralité comique dans la tranche centrée sur les braquages, on assiste à cruel manque de punch et d'originalité. La montée de la frénésie est vaine, les blagues manquent, les vannes s'essoufflent et l'ordinaire moraliste prend le dessus. La vengeance de Dick apparaît trop propre et simple vis-à-vis du préjudice subit. Cette énième fin à la Robin Des Bois a du mal à passer.

Un Jim Carrey volcanique et une ébauche de condamnation des patrons de multinationales ne suffisent pas à sortir Braqueurs Amateurs de son manque de moments comiques. On retient tout de même quelques scènes névrosées bien assumées.


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