Bye Bye Love

Critique par camite - le 20/09/2003 Affiche du film Bye Bye Love
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It's oh... so... cute...
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En 1963, une jeune originaire du Maine débarque à New York pour assurer la promotion de son essai féministe L'Amour, non merci (Down with Love, le titre du film en VO). Et quelle meilleure façon qu'une interview dans Known, le magazine des hommes branchés ? Malheureusement, le journaliste vedette de la maison, Catcher Block, préfère coucher avec les hôtesses de l'air plutôt que d'arriver à l'heure pour la parlote. Vexée, l'auteur va voir ailleurs, son livre remporte un immense succès et le coureur de jupon s'en trouve contrarié à son tour. Affamé de papier à sensation, il entreprend de séduire l'écrivain pour démontrer la fragilité de ses théories.

Après Moulin Rouge et Chicago, voir une affiche réunissant Ewan McGregor et Renée Zellweger dans un film se déroulant dans les sixties conduit fatalement le spectateur à suspecter l'affaire de surfer sur le revival des comédies musicales. Et par la même occasion, le lecteur de Krinein à supputer le remplissage facile avec des phrases longues comme l'attente d'un bus les dimanches après-midi pluvieux. Bref, l'a priori joue peut-être en ce sens, mais Bye Bye Love ressemble à une comédie musicale. Les deux têtes d'affiche ne chanteront pourtant mot jusqu'au générique final. Alors ?

Pour son deuxième long (après American Girls, cheerleaders movie avec Kirsten Dunst), Peyton Reed (ou du moins la production) rend hommage aux comédies romantiques de Doris Day et Rock Hudson : le personnage de Barbara Novak s'inspire de l'actrice Doris Day et Tony Randall, acteur récurrent des films du duo joue ici un petit rôle. Question ambiance, le spectateur plongera donc sans problème dans cette imagerie so cute des années 60 américaines : couleurs pétantes, photo propre, costumes d'époque, images d'archives...

Un film à l'ancienne, en quelque sorte, mais avec les moyens et les acteurs d'aujourd'hui. Les comédiens se fondent tous parfaitement au diapason dans le moule sonore qui parcourt l'ensemble. Certains pourraient trouver la musique envahissante mais son omniprésence (pratiquement aucun plan silencieux) donne sa rythmique au film. Dans leurs démarches, leurs gestuelles, leurs débits de parole lors des dialogues, Ewan, Renée et leurs camarades composent malicieusement avec le tempo impulsé par Marc Shaiman.

En plus de tout cela, gags et situations savoureuses répondent présents... un sommet de la comédie romantique ? Oui et non. Quelques scènes loupent le coche (l'amour involontaire par téléphone, boarf) et la dernière partie du film s'encombre de retournements de situation un poil lourdingues. N'empêche, on en ressort souriant. Pourquoi se priver ?


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