Je crois que je l'aime

Critique par Aurélie - le 14/03/2007 Affiche du film Je crois que je l'aime
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6/10
Je crois que j'ai aimé
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Lucas, 43 ans, est riche, et ça se voit. Un chauffeur particulier, un appart équipé comme le QG du MI6, des téléphones portables en-veux-tu-en-voilà... Mais tout ça ne tombe pas du ciel. Lucas a trimé, et désormais il ne recule devant rien pour assurer ses arrières. Alors, lorsque son coeur chavire pour Elsa, une artiste spécialisée dans la céramique et accessoirement trilingue, qu'il a rencontré dix minutes avant, il n'hésite pas à faire appel à son expert en espionnage pour truffer le nid de la demoiselle de caméras minuscules et de micros de la taille d'un oeuf de caille. Il faut dire que Lucas s'est fait avoir, il y a quelques années, en s'amourachant d'une femme payée pour cela par la concurrence...


La suite est assez évidente. De toute manière, la bande-annonce ne laisse quasiment aucune place au suspense, en dévoilant la majorité de l'intrigue. Les sentiments sont très convenus, mais ce n'est pas étonnant de la part d'une comédie romantique française. Le film évolue selon une structure largement éprouvée, mais parvient, pourtant sans originalité, à s'en sortir honorablement.
La bonne surprise vient des acteurs, qui surjouent parfois dans le comique mais jamais dans les sentiments. Cela donne donc une Sandrine Bonnaire très pétillante, en grande forme, et des seconds rôles qui semblent s'amuser (plus que nous ?), notamment le couple Kad Merad et Hélène de Saint-Père.


Un peu trop loufoque, souvent à la limite de provoquer un soupir de consternation, Je crois que je l'aime parvient à divertir, sans doute parce qu'il ne se prend pas (trop) au sérieux. On rie parfois, et l'ensemble tient la route en parvenant à capter les attentions. Au final, l'heure et demie passe rapidement, sans ennui, mais sans provoquer non plus d'émerveillement.
Je crois que je l'aime parvient à se hisser à la hauteur des comédies romantiques anglaises. Quelques lacunes sévères nous empêchent de prendre Vincent Lindon pour Hugh Grant, mais le film reste un bon divertissement en cette période de relative disette dans les salles obscures.


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