Dragon rouge

Critique par Nicolas - le 20/11/2002 Affiche du film Dragon rouge
Recherche
6/10
Menace Fantôme.
vote internaute
(355 votes)
voter pour
le film
2 %
7 %
83 %
8 %

Quand je disais que le cinéma faisait de plus en plus la part belle aux remakes, je ne pensais vraiment pas que l'information se vérifierait aussi facilement. Et pourtant, Dragon Rouge, nouvelle adaptation d'un roman de Thomas Harris, est en fait le remake pas véritablement indispensable du Sixième Sens de Michael Mann (à ne pas confondre avec celui de Shyamalan). Étant donné que le film était lui aussi voué au personnage d'Hannibal Lecter, il était concevable que le film soit retourné avec son fidèle interprète, j'ai nommé Anthony Hopkins, pour donner lieu à un véritable préquel.

Will Graham (Edward Norton), agent du FBI, découvre que le docteur Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), un éminent psychologue qui le conseille dans son enquête, est en fait le fameux criminel - cannibale qu'il recherche assidûment. Poignardé par le médecin, il arrive tout de même à le neutraliser et le faire interner. Des années après, alors qu'il a définitivement renoncé à son poste au FBI, Will reprend du service sur la demande de son ancien supérieur Crawford (Harvey Keitel), pour traquer un tueur méthodique qui inflige à ses victimes un rituel plutôt étrange. Devant l'immensité du mystère, Will n'a d'autres choix que de prendre conseil auprès d'un autre psychopathe, le docteur Lecter...

Chronologiquement, Dragon Rouge se place avant le Silence Des Agneaux, mais si cette particularité n'est pas évidente lorsque l'on voit le visage fatigué et vieilli de Hopkins. En face de lui cette fois, point de femme, mais un comédien de talent : Edward Norton, fidèle à lui-même, c'est à dire juste et crédible. Le personnage qu'il incarne, Will, possède un indiscutable sixième sens pour élucider les comportements des psychopathes (ce qui nous arrange bien étant donné que la toile de l'araignée paraît réellement emmêlée), bien qu'ils lui fichent une trouille bleue. Contre son gré, il a besoin du déséquilibré Lecter pour attraper «La Petite Souris», qui tue des familles entières et leur remplace les yeux par des bouts de miroir. Mais le Bras de fer Will - Hannibal n'aura pas lieu, le sympathique (...) cannibale passant rapidement au second plan, dès la seconde moitié du film. Intervient alors le personnage du tueur, joliment interprété par Ralph Fienes, qui se remet en question avec l'arrivée de l'aveugle Reba. L'intrigue policière se perd alors un peu, et s'intéresse de plus près au Dragon Rouge et ses états d'âme. Tout cela pour dire que si Dragon Rouge se laisse voir facilement, l'intérêt reste faible, du fait d'un scénario mal exploité et d'une inévitable analogie avec Le Silence Des Agneaux, largement plus réussi.

Dragon Rouge cherche à donner une image neuve avec un contenu vieux et déjà vu, ce qui handicape son réalisateur de l'effet de surprise et d'une liberté dans l'atmosphère rendue. Néanmoins, l'ensemble est agréable à regarder et se découvre parfois même subtil dans son match avec nos nerfs, principalement dans la première partie.


Votre avis, votre critique

Accéder à l'accueil du site

Krinein, critique et pop cultureKrinein : le magazine de la pop culture
Iron Man
Iron Man
La Petite boutique des horreurs
La Petite boutique des horreurs
La Belle au Bois Dormant
La Belle au Bois Dormant
Mesrine - 2ème partie : L'ennemi public n°1
Mesrine - 2ème partie : L'ennemi public n°1
Quantum of Solace
Quantum of Solace
Créer un blog krinein : kriblog
9 861 articles | 12 538 références | 10 322 membres | 34 rédacteurs réguliers | 49 rédacteurs occasionnels | 38 228 avis internautes