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Clinique ! voici le terme qui me vient à l'esprit quand j'entends parler d' "Eléphant" !
Il est vrai qu'on peut dire avoir été touché, et stupéfait de la mise en scène virtuose de Gus Van Sant, mais personne ne peut dire réellement "J'ai trop adoré ce film, c'était fun".
En vérité, on ne sait pas quoi penser du film à sa fin sinon "Pourquoi?" !
Van Sant nous plonge dans un climat qui paraît être écarté de toute violence. L'oeuvre est d'une incroyable richesse technique et narrative : les couloirs de ce collège si larges et si longs à la forme vouté, ne peut nous faire penser qu'au calibre des fusils, les clichés éternels du souffre douleur, du beau gosse, du sportif, du solitaire, du soucieux sont présent, etc etc .......
Pas d'actions, pas de rebondissements, pas d'histoire à priroi mais détrompez vous ! Comme son titre l'indique, "Elephant" est un film qui trompe énormément : dépassant le réalisme documentaire, Van Sant livre un constat amer et consternant d'une Amérique en pleurs, et ceci sans subjectivité aucune.
On filme, on regarde, on se questionne : voilà ce qu'est "Elephant".
Il y a plusieurs façons de s'intéresser aux faits. Il y a la façon Michael Moore, je chausse mes gros sabots, je donne des coups de pied dans la termitière ou plutôt dans une termitière définie auparavant comme coupable de tous les maux. Et il y a la façon Elephant, où aucune piste n'est privilégiée, où l'on balance des éléments pour tenter de comprendre comment quelqu'un peut arriver à une telle extrémité. De mémoire, il y a le père saoûl, la fille moche dont tout le monde se moque, les fanas de jeux vidéos, les néo-nazis...
Et en regardant ce film, on se dit que ce qui est arrivé à Columbine aurait pu se passer dans n'importe quel autre lycée américain, voire français, tellement on peut s'identifier à certains personnages.
Mais heureusement aussi, le monde ne cesse de tourner, il y a toujours un espoir comme le montre l'évolution du ciel au cours du film (de bleu il devient orageux et redevient bleu) : l'orage est passé, la vie reprend son cours normal.
La seul différence c'est que chaque plan d'elephant est sublimation instantanée comme posée sur la pellicule de la plus parfaite des manières. Ce film ainsi que la trilogie de Van Sant est un chef d'oeuvre. Elephant ne fait que montrer, aucun parti pris au spectateur de juger de ce qu'il a vu. Je ne retiendrais de ce film que la fulgurance de la mise en scène, les plus beaux plans de dos du cinéma et l'impression d'avoir assisté a un de ces grands moments du cinéma. Je ne peut pas en dire autant de michael moore ce pachyderme cinématographique sans une once de talent.



Gerry m'avait beaucoup plus.
Mais alors celui-ci : étonnant sur tous les points.
Vivement Last Days pour complèter ma découverte de sa trilogie expérimentale !
Rhooo tu l'avais jamais vu? 
Je l'aime bcp aussi, y a quelquechose d'impalpable et d'évanescent à la Sofia Coppola dedans, plus que du documentaire anthropologique que l'on attendait à la vue du fait divers dont il s'inspire...
Grah il passait ce soir!
je l'ai raté 
(mais y a Breakdown là, très sympa)
J'aime bien l'emballage, mais à l'intérieur, il n'y a quand même pas grand chose.
Donc les tueurs étaient des neo-nazis refoulés qui jouaient à Doom ? Ouah...
Tout ça pour ça... 
En gros oui (quoique, néo-nazi, non^^). Souffres douleurs et homosexuels occasionnels aussi...
En même temps, si tu prends Bowling for Columbine qui a pour départ le même sujet, tu apprends que les coupables ce sont les armes et la peur. Je trouve qu'il y a plus que ça dans Elephant comme je l'ai vaguement dit plus haut.
C'est un trés bon film, la mise en scène est epoustouflante 
J'ai réussi à le voir sur Arte lors d'une rediff vers 2h du matin. ^^
Et bien comme Lestat: tout ça pour ça. C'est vrai que la forme a du chien, mais le fond me parait franchement simpliste.
Je voulais voir Elephant, mais le Last Day du même réalisateur a sérieusement freiné mes ardeurs... faudra quand même que j'y jette un oeil. 
Ah non, Last Days c'est quand même plus hardcore (enfin si je puis m'exprimer ainsi
)... cela dit, j'ai bien aimé les deux, enfin j'ai trouvé Elephant très beau, et Last days sympathique, malgré quelques plans fixes assez euh... perturbants?^^
Quand ils sont sur le même sujet, on peut tout de même. Surtout dans la manière dont Moore fait ses documentaires. En tout cas, je le fais.
Pour moi, le film de Van Sant aborde de nombreuses pistes de réflexion sur le pourquoi du comment de Columbine et ne se contente pas de mettre la faute sur ce que dit Lestat dans son spoiler.
Au contraire justement du documentaire de Michael Moore qui se contente de deux explications. Mais le documentaire dépasse la simple histoire de Columbine.

Le documentaire de Moore n'est pas a propos du massacre de Columbine mais traite de la libre circulation des armes à feu aux US en prenant Columbine comme point de départ. Il est donc vain de le comparer à Elephant qui, si j'ai bien suivi, est totalement à propos de columbine.
Totalement, totalement, c'est vite dit.
La libre interprêtation des circonstances de la tuerie et la réalisation blanche, au regard de laquelle tous les personnages semblent des stéréotypes, donnent plutôt l'impression au contraire que c'est un film qui pourrait parler de n'importe quel massacre, et qu'il a donc bien un objet plus large que le simple événement, à l'instar du film de Moore.
Plutôt d'accord avec Prospero (Wax tu ne l'as pas vu, n'est-ce pas?
) : Elephant traite plutôt des affres de l'adolescence, avec une fin très très tragique certes; mais tel que c'est filmé, je n'y ai personnellement trouvé aucune explication du dénouement final (ou plutôt de vagues spéculations, qui restent non fondées, et volontairement je pense) dans le déroulement.
Ca reste surtout, comme ça été dit (et par certains, reproché) plus haut, une espèce de fresque contemplative et plutôt impressionniste, je trouve.
En tout cas, moi c'est la raison pour laquelle j'y adhère à ce point. 
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