F.B.I, Fausses Blondes Infiltrées

Critique par Nicolas - le 24/10/2004 Affiche du film F.B.I, Fausses Blondes Infiltrées
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Fétide Bide Infect
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Un mois d'octobre plutôt violent, certes, mais l'on pourra dire que le plus dur a été fait aujourd'hui. Je sors à l'instant de Fausses Blondes Infiltrées et, bien que je n'aie pas encore pu mordre le déjà consternant Pédale Dure, je peux affirmer que le sommet de la bêtise mal réalisée et sans valeur ajoutée vient d'être franchi et même dépassé. Vous aviez une raison d'aimer les Wayans ? En voilà une pour les détester...

A la suite d'une énième petite bavure, les deux agents du FBI Marcus et Kevin Copeland sont écartés des grandes opérations de l'agence gouvernementale, juste au moment où celle-ci s'apprêtait à protéger les soeurs Wilson pendant la célèbre réception Hampton. Relégués au rang de "nounous" sur l'affaire, les deux compères manquent de compromettre la mission lors d'un incident mineur heurtant démesurément la sensibilité des deux soeurettes. Le couperet sous la gorge, ils décident alors de prendre leur place et d'infiltrer la Jet Set...

Appelons cela un film-concept : deux blacks se retrouvent par concours de circonstances contraints d'enfiler robes et talons pour éviter de compromettre leur déjà pas reluisante position au sein hiérarchique du FBI. Le Federal Bureau of Investigation devient deux immondes Fausses Blondes Infiltrées, sorte de croisement improbable entre une opération de chirurgie esthétique ratée et un Predator sans son masque et ses dreadlocks. Le pire, c'est que tout le monde n'y voit que du feu : la bande de copines hystériques, le colosse à la libido hyper-active, et l'ensemble de la Jet Set. Du grand art scénaristique, cela va sans dire, qui n'est pas sans nous rappeler certaines situations du fameux Certains l'aiment chaud de 1959. A la sauce Wayans, l'histoire se confond dans les quiproquos minables, les blagues de mauvais goût, les réflexions lilliputiennes sur la place de la femme au sein du couple, le tout encadré par une réalisation qui, à défaut de briques, ne casserait même pas un bâton de mikado.

Un concept improbable revisité des centaines de fois, associé à la Wayans Brothers Touch qui n'en finissent pas de se vautrer dans les pseudos-bides sans envergure. Allez Hop, poubelle !


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