Vous l'aurez remarqué, on ne vous parle pas de ce qui se passe à Cannes, pour la bonne raison qu'on n'y est pas. En gros, les films sont projetés et les soirées se terminent en orgie où des starlettes droguées se jettent dans des piscines de champagne. Ou quelque chose d'approchant. Comme on ne partage pas la piscine avec elles, on vous propose plutôt de continuer le tour d'horizon des membres du jury. Aujourd'hui : Marjane Satrapi.

Marjane n'est ni toxique ni illégaleNée le 22 novembre 1969 à Rasht, Marjane grandit à Téhéran, dans une Iran secouée par la révolution islamique et la guerre avec l'Irak. Après être passée par l'Autriche, elle étudiera le dessin en France, à l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. A l'issue de ses études, elle fera la rencontre de David B., auteur de bande dessinées et cofondateur de l'Association, qui lui communiquera la passion de cet art et dont le style graphique l'influencera nettement.
De son enfance et de son adolescence tiraillées entre révolte et oppression, elle tirera la bande dessinée autobiographique Persepolis, publiée en quatre volumes entre 2000 et 2003 chez l'Association, puis rééditée en version intégrale en 2007. De 2005 à 2007, elle en réalise la version dessin animé avec Vincent Paronnaud (plus connu des bédéphiles sous le pseudo de Winschluss) ; le film sera présenté au Festival de Cannes 2007 et remportera le prix spécial du Jury. Par la suite, il sera envoyé à Hollywood pour y représenter la France aux Oscars 2007.
Qu'on ne connaisse de la carrière cinématographique de Marjane Satrapi que Persepolis, c'est normal, il s'agit de son seul film. En revanche, sa carrière d'auteur de bande dessinée compte également l'album collectif Sagesses et malices de la Perse (2001, Albin Michel), Les monstres n'aiment pas la Lune (2001, Nathan), Ulysse au pays des fous (2001, Nathan), Adjar (2002, Nathan), Broderies (2003, L'Association), Poulet aux prunes (2004, L'Association) et Le soupir (2004, Bréal jeunesse).
Elle vit aujourd'hui à Paris, dans le Marais, avec son mari suédois. Elle n'exclut pas de se remettre au cinéma, mais se définit essentiellement comme une auteur de bande dessinée.
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Alors, pour précision, Persépolis est ce qu'on apelle, de facon barbare, une auto-fiction, une autobriogaphie romancée en somme. Ca n'est pas une stricte autobio.
Sinon, mais là j'en suis moins sur, il me semble que dans ses BD citées en fin d'articles, certains sont en fait des albums illustrés et non pas de la pure BD (mais ca demande confirmation).
:)
Je ne saisis pas bien la différence entre autobiographie et auto-fiction : dans le cas de 99f je veux bien, le personnage s'appelle Octave et tue des gens. Mais dans Persepolis, il s'agit bien de Marjane, et des évènements qui se sont passés dans sa vie. Où est la fiction
?
En revanche, Sagesses et malices de la Perse est effectivement un album illustré, collectif de surcroît, qui reprend des contes populaires persans
Elle mélange tellement la réalité et la fiction que finalement ca devient impossible de s'y retrouver.
Elle a prit sa vie, et elle l'a romancée, alors que Begbeider (ca s'écrit comme ca?) s'est inspiré de sa vie et a completement inventé autre chose. c'est un peu différent^^
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