Moi je ne lis pas trop leurs critiques cinéma, mais leurs critiques télé sont souvent drôles et impertinantes. C'est rafraîchissant d'avoir un journal qui ne joue pas les béni-oui-oui.
Et plus que voir si Télérama aime ou n'aime pas un film, il faut voir leurs arguments. Donc pour en revenir à la critique de Forrest Gump, ça fait bizarre de voir cette icône
, mais Gallu explique bien son point de vue.
Allez Peace and Love 
Pffff GALLU il comprend rien, si FOrrest avait été en prison, il aurait mit un 
Ben moi ça m'arrive quand même souvent d'être d'accord avec Télérama rubrique ciné
, vous croyez que c'est grave? 
Quelques exemples qui me viennent en tête: Azur et Asmar, Marie-Antoinette, Je vais bien ne t'en fais pas ou plus récemment Little children.
Mais c'est pas pour ça que s'ils disent qu'un film que j'avais au préalable envie de voir est pourri, que ça me réfreinera pour autant d'aller le voir.
Faut savoir prendre du recul par rapport à la presse (et même par rapport à Kri tiens^^), tout reste subjectif. Par contre c'est vrai que si j'y pense et que je connais déjà des écrits du critique, ça m'arrive de m'y référer quand même un peu, en m'en rapprochant ou m'en écartant. Parceque bon, Télérama (comme Kri encore une fois), même s'il y a la fameuse ligne éditoriale, c'est un ensemble de rédacteurs, avec des avis parfois sensiblement différents (d'ailleurs j'aime bien leur concept "un avis totalement négatif en parallèle avec un avis totalement positif". Ils font ça parfois, et ça amène quand même une vision un peu moins unilatérale.)
Et puis dans le genre élitiste, j'ai vu parfois bien pire, ne serait-ce que les Inrocks, que personnellement je lisais plus pour la musique que pour le ciné.
edit: et je m'en fiche, d'ailleurs, que Télérama soit contesté par les cinéphiles, je n'en suis personnellement pas une^^
Je suis très étonné de cette critique. Les Français ont une réputation, pas totalement fausse, d'être anti-américain, bien que l'auteur disent le contraire, j'ai cette impression qui transparait de cette critique.
Forest Gump m'a plus semblé être une fable ironique sur les Etats Unis. Qui semble se confirmer par certains passages. L'exemple type est la scène où Forest et Jenny se jetent dans les bras l'un de l'autre devant le Capitole. Cette scène réelle est un peu une icone du mouvement "Flower Power". Zemeckis transforme cette scène en une simple retrouvaille entre un militaire simplet et une fille paumée. L'ironie de cette scène est énorme, ce qui fut le symbole d'une génération est sujet à humour. Zemeckis à rarement montré un Américanisme puritain, au contraire il se pose plus souvent en réalisateur ironique.
Je pense qu'il ne faille pas faire une lecture telle du film, où alors il faut pousser plus loin, beaucoup plus loin, ce qui fait ressortir beaucoup d'ironie.
Mais je pense que de faire "parler" un film est tout simplement, je m'excuse des termes, idiots ou prétentieux. Dans le sens où il est facile de faire dire beaucoup de chose à un film, et surtout de lui faire dire ce qu'on veux. Attention je ne parle pas des films clairements engagés, mais des films de divertissements.
Exemple.
Saviez-vous que Pretty Woman est une apologie du Communisme et un pied de nez au Mccarthisme. Nous sommes juste après la guerre froide, et Gary Marshall, d'origine Italienne et ayant grandit à New-York met à l'oeuvre son esprit contestataire pour faire un film grand publique faisant l'apologie du Communisme. Le cadre même du film est une image concrête. Julia Roberts n'a que peu d'argent et Richard Geer lui vit dans l'opulence. Tous deux atteignent le bonheur quand Richard Geer partage ses biens avec Julia Roberts. La re-répartition des richesses est un des critères de base du Communisme, le paralèlle est clair.
C'est bien dommage que la lecture du fond altere cette critique qui est, en dehors de ça, très agréable.
Moi c'est avec Les Cahiers du Cinéma que j'ai du mal. Alors je ne sais pas si ils sont élitistes ou si le public visé est un public de pro, mais j'ai du mal à finir leurs articles en forme de gros pavés.
Et voilà quand on commence à séparer la forme et le fond on en arrive à dire n'importe quoi. Dommage Gallu tu pensais avoir trouvé une faille dans la matrice mais tu t'es planté.



Tu aurais mieux fait de rebondir sur ma remarque sur le fait de séparer forme et fond ça aurait été plus constructif.
Concernant la phrase que tu as cité je voulais juste dire qu'on avait l'impression à la lecture de ta critique que tu semblais tellement heureux d'avoir trouvé un angle d'attaque original que tu t'es trop enfermé dedans, mais des bonnes réponses ont déjà été données à ce propos dans les premiers messages de ce topic.

La mise à jour ne t'as pas aidé aussi : Forrest Gump se retrouve avec la même note que Virus Cannibale. 
Il ne s'agit pas, selon moi, de justifier ta critique, mais bien de l'étayer, et pourquoi pas, d'admettre que tu puisses approuver des petits détails que tu n'aurais pas vus.
Oui mais à moins de sortir une énormité à la limite du propagandisme ou d'être dans l'illégalité la plus totale, je ne pense pas qu'on soit vraiment traqué.
Donc on est au moins vraiment à l'abri des coups (physiques, j'entends^^) 
Et un HS, un! 
J'ai juste voulu dire qu'on faisait forcément une erreur en disant : "la forme est géniale, le fond est nul", c'est nier toutes les interactions qui lient ces deux données et ce sont ces interactions qui construisent une oeuvre. Donc non on ne peut pas les séparer pour commenter, critiquer une oeuvre.
En affirmant ceci, qui n'est qu'un des dogmes du commentaire de texte, je ne vois pas en quoi je suis méchant personnellement avec toi. "En séparant fond et forme on en arrive à dire n'importe quoi" : c'est une règle générale.
Bref je suis d'avis que ton trip du KaSu assassin derrière son écran, jubilant à chaque pique, tu l'as construit toi même. Je sais que tu es du nord, si il t'arrive d'aller sur Lille en semaine, envoie moi un mp on ira boire une pinte, et tu pourra me casser la gueule pour me prouver que la réalité c'est plus dangereux qu'internet.


Forme, fond, avis, divergence, cinéma, tout ça, c'est rien comparé à la faim dans le monde. Alors embrassez-vous et vivez pour le plaisir (copyright Herbet Léonard) tant qu'il est encore temps !
Et surtout n'oubliez pas ce que disait Moman : la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber !
Poils aux bras 