Comment mieux décrire la période adolescente que ne le fait Fucking Amal. Tout y est. Et si l'on ne se retrouve pas forçément dans l'histoire des personnages merveilleusement interprétés, on y pioche fatalement des éclairs de nostalgie, des flashs d'incompréhention qui refont surface et qui nous rappellent les questions existentielles de gamins que l'on a pu tous plus ou moins se poser. La force de ce film est là : en plus de briser des tabous injustifiés, surtout au vu de l'âge des personnages et de l'univers dans lequel ils évoluent, fucking amal révèle au spectateur la mélancolie de ces années difficiles. On ne peut ainsi s'empêcher de souhaiter faire partie de cet univers pour mieux en apprécier le jeux d'Alexandra et de Rebacca qui apportent évidement toute l'émotion par leur multiples jeux de regards, leurs gestes simples et si captifs. Merci pour ce retour au collège ou le mal être amoureux est la source des découvertes de la vie.