Produit par l'increvable Quentin Tarantino, Hostel, nouveau film d'Eli Roth après le sympathique Cabin Fever, nous arrivera début mars 2006. Voulu plus sérieux et plus sale que Cabin Fever, et parlant plus ou moins de snuff, Hostel connait pourtant un joli succès aux USA, puisqu'a réalisé le meilleur score du week-end avec une recette estimée à $20.1 millions repartis dans 2195 salles.
En attendant de juger sur pièce, tournons nous vers le trailer ou vers l'affiche rappelant délicieusement un certain Maniac.
La classe l'affiche 
Ce film a quand même provoqué deux malaises à la Première du film à Toronto.
Clair que ca ressemble à Maniac
En espérant, encore une fois, que ce ne soit pas un film à sursaut tout clipé.
En fait Tarantino et toute l'équipe du film ont un peu halluciné lorsqu'ils ont constaté que les instituts de censures avaient été bien plus cool que ce a quoi le réalisateur s'attendait.
resultat, ça promet d'être bien sal et méchant...ce qui expliquerait les deux malaises!
Un navet abject.
Ca démarre comme un teen-movie lambda (blagues potaches, obsession sexuelle...) et ça se poursuit dans le voyeurisme autocomplaisant le plus total. Globalement, il se passe rien, on s'ennuie ferme. Pour réhausser l'attention, des scènes choc gratuites et une musique pompière. Le tout pour une critique du pouvoir de l'argent d'une balourdise incroyable.
Et je parle pas de l'image d'épinal des pays de l'est, avec leurs traffics organisés par des tas de molosses taqués comme des frigos, leur police corrompue et violente, leurs bimbos rabatteuses et leurs enfants des rue tueurs.
Et bien sur, pour l'un des héros, seul contre tous, tout est bien qui finit bien.
Bref un film racoleur, où on a l'impression que c'est Tarantino qui prend son pied dans la transgression par procuration, et beaucoup de bruit pour pas grand chose. C'est pas le tout d'avoir des références...
3/10
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