Je suis du meme avis en moins sévère. Le film est vraiment un bon film. Alors, certes, on y voit des américains, mais c'est normal. Après tout, ce voyage n'est pas qu'un retour à la nature, mais en grande partie des rencontre avec des "vrais" gens. Et le film montre çà.
On s'attend à un film à la limite du phylosophique, vecteur d'introspection, etc... Et on a plutot un très bon road-movie.
C'est en cela qu'il m'a déçu. Même si ce que j'ai vu est très bon, ce n'est pas cela que je recherchais.
D'accord avec tral, je pensais en allant le voir à avoir le droit à un Fight Club avec de beaux paysages, mais on se rapproche plus d'un film genre "Carnet de voyage"...
J'ai d'ailleurs été assez déçu par la grande révélation de la fin (il n'y a de bonheur que partagé) un peu 'facile' et aurait préféré une plus grand prise de risque; que Sean Penn nous emmène sur quelque chose de moins 'évident' (sans prétention) mais peut être plus interessant ou ouvrant au moins un débat sur la conclusion du film...
J'ai quand même passé un très bon moment en allant voir ce film.
Un très joli film, un bon road movie. Maintenant, je ne suis pas sur qu'il faille y voir un film philo ou un merde à la société, pour moi, ça raconte l'histoire (vraie si on en croit le générique) d'un jeune homme.
Pour le reste, je doute qu'il y ai un sens caché à ce film. Mais ce n'est que mon avis.
Plutot d'accord avec tout ça...mais avant de tout mettre sur le dos de Penn, j'aimerais bien avoir l'avis d'un lecteur du bouquin dont le film est tiré!...Pour ce qui est de ma propre pensée à la sortie de la salle, j'avoue m'être dit que le film aurait vraiment atteind au but si je l'avais vu une dizaine d'années plus tôt...ah! la rage, le "merdalasociété" de mes 15 ans!..
Je suis donc d'accord sur les critiques à propos du fond du film, mais il serait vraiment dommage de ne pas reconnaitre les quelques bonnes idées au niveau de la forme,et les splendides paysages que j'ai trouvé plutot biens filmés...bien que pas assez!
Bon road movie, en somme...pour la reflexion profonde faudra repasser...mais y avait deja des indices pour nous prévenir(cf:l'affiche du BON Clint Eastwood dans la chambre de McCandless avant le grand départ),c'est l'aventure d'un bon gars qu'il sagit de suivre,pas de plonger dans l'âme humaine!
J'ai dis plus haut :
"Pour ce qui est de ma propre pensée à la sortie de la salle, j'avoue m'être dit que le film aurait vraiment atteind au but si je l'avais vu une dizaine d'années plus tôt...ah! la rage, le "merdalasociété" de mes 15 ans!.."
Veuillez m'en excuser, je ne sais pas trop ce qui m'a pris...j'ai du sentir la fibre "vieux-con" s'éveiller en moi...peut-être ce côté "super vagabond", cette facilité improbable à citer Tolstoi tout en mangeant des lémuriens...ce stylo qui n'en finit pas d'avoir de l'encre(tout un hiver!!)...et puis ce côté un peu trop larmoyant de la bonne famille rongée par les secrets...ce que je voulais dire, c'est que je trouvais cette "révolte" un peu trop facile...ou pas assez profonde...à mon humble gout!
Mea culpa!
Ce film est tout simplement sublime! Il m a fendu le coeur et j en suis même carrément ressortie changée! Je ne vois plus tout a fait la vie de la même facon! Aprés l avoir vu 5 fois, c est décidé , l an prochain je pars dans l ouest américain, faire un périple sur les traces de chris... Félicitations à sean penn, émile hirsch et tous les gens qui ont participé à la naissance de ce film qu on devrai faire voir dans les écoles!
Pas sûr que le propos développé dans le film plaise aux écoles, mais c'est sympa de voir quelqu'un aussi passionné.
Excellent film.
Mon cinéma de quartier ayant la délicate attention de poursuivre la distribution de ce genre de film, en VO qui plus est, j'ai profité du calme aoûtien pour le voir.
Première partie du film un peu ennuyeuse pour ma part. J'ai vraiment eu peur de ne pas accrocher au propos. Je n'ai ensuite compris que bien tard que la donzelle, narratrice, était sa soeur et non sa copine (la façon dont les parents la traite donne plutôt dans le ton de la pièce rapportée qui ne s'élevera jamais au niveau de la famille).
La famille a effectivement une histoire tordue, comme si Christopher avait besoin d'un prétexte défiant toute concurrence pour partir. Les épisodes de sa jeunesse, racontés, par sa soeur, sont à la limite du crédible et du crédule. Mais, passe encore, ça ne pèse pas trop lourd dans l'histoire.
J'ai trouvé ce héros égoïste, même s'il me rappelait Amélie Poulain par son aura qui cherche à rendre les gens heureux. Il quitte tout un chacun sans états d'âme, sans remords. Chacune de ses rencontres est le début d'une période de pleinitude qui précède une tristesse dématerialisée : les au-revoir (hugs) sont rares, comme si la liberté que Chris représente est toute transparence. Impalpable pour les gens qu'il laisse derrière lui. A tel point que j'ai ressenti toute la frustration de cette petite guitariste qui demandait qu'à partager l'insouciance du héros.
Dans l'anecdotique, j'ai vraiment cru que Ron Franz serait le pédophile de service. Ouf !
Pour le reste, les derniers moments du film sont vraiment sublimes et celui-ci prend beaucoup de valeur avec ses dernières minutes. Peut être parce qu'enfin, le héros ne parait plus intouchable (et là je rejoins nazgul : les rapides en canoë c'était vraiment too much).
8/10.