Le "à l'instar" est à prendre au sens littéral et n'implique pas de chronolgie mais une analogie 
Effectivement le film peut tout à fait, du point de vue réaction, être vu comme représentatif d'une génération qui se regarde le nombril et en cela être intéressant.
Cependant je maintiens qu'il y a de nombreux liens avec Six Pieds sous Terre. La mort et la transmission sont rarement des sujets centraux comme c'est le cas pour les Invasions et SFU. Généralement la mort est un phénomène périphérique (un mini héro meurt, le méchant est jugé et condamné par Dieu etc.). De plus, il ne s'agit pas "uniquement", comme dans le septième sceau, de réfléxions métaphysiques sur le thème du sens de la vie. Dans SFU et les Invasion c'est une certaine vision de la société qui est donnée au travers du prisme de la mort (donc pas transcendental au sens du Septième sceau). Et plus ou moins tous les "faits de sociétés" y sont traités (drogue, économie mondialisée, sexualité, petits travers de la vie quotidienne, regrets etc...). Simplement comme je l'ai écrit SFU est un milliard de fois plus fin et plus intelligent. Alors bien sur ça se passe à LA et pas au québec et les intervenants ne sont pas des profs de fac mais dans le fond c'est le même sujet. Et on ne peut meme pas dire que les Invasions apporte une originalité par ce qu'il traite des baby boomers (en effet la soeur de Ruth dans SFU rempli très bien ce rôle dans un style plus baba cool mais bien dans le ton). C'est pour ça que j'en arrive à la conclusion que ce film est une perte de temps pour ses spectateurs...
Je l'ai enfin vu...
Moralité douteuse: avec l'argent, on peut tout acheter et offrir une fin "digne" à une unique personne (qui ne le mérite pas plus que d'autres): de l'héroine qu'il va prendre sans remords avec la fille d'une amie, des employés d'hopital pour qu'ils lui fassent une chambre spéciale, des élèves pour qu'ils fassent croire qu'ils aimaient bien leur prof...
Stéréotypes surannés: l'infirmière bulgare qui ne comprend rien mais qui ravit les hommes, les syndicalistes gros, barbus, sans scrupules et qui parlent comme des navets, le capitaliste raide
D'autres qui auraient mérité de l'être: la junkie qui se porte très bien (bien sapée, coiffée et pomponnée, pas de cernes...)
Du pathos et du solonel par caissons: la procession des amis qui s'éloigne sur fond de violons en larmes au moment de l'euthanasie
Dialogues balourds: les blagues de cul dans tous les coins
Intellectualisme pénible: tous les potes sont des pointures en littérature, histoire et que-sais-je et aime bien disserter comme des philosophes, alignant les références sans ménagement (et qui se fendent de répliques absolument pas naturelles)
Reste quelques belles scènes...