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Une petite réaction pour la critique acerbe de Vincent L. dont le dernier paragraphe est très révélateur sur l'état d'esprit dans lequel il a découvert le dernier film de Gus Van Sant.
"Surfer sans complexe sur la nostalgie nirvanesque pour s'assurer un beau succès en Europe" n'est à l'évidence pas l'objectif du réalisateur et ne peut donc pas lui être repproché. Tout le monde comprendra que faire un film retraçant l'ascension du leader de Nirvana de ses début jusqu'à son suicide aurait été beaucoup plus porteur...
"Après l'impensable remake de Psycho et l'inutile Elephant (la vidéo de sécurité montrant la fusillade de Columbine résumant tout le film)" je me demande comment Gus Van Sant avait encore la moindre chance de susciter de l'intérêt chez certains avec son dernier opus. S'il n'est pas possible d'oublier les derniers films d'un réalisateur en assisatnt à la projection du dernier, il devrait tout de même être possible de rédiger une critique honnête sur un film sans revenir sur de précédentes réalisation, hors contexte dans ce cas là.
D'après Vincent L, Gus Van Sant serait à vomir d'opportunisme. C'est peut-être la seule vérité de ce texte, car à l'évidence GVS a provoqué chez VL un flot épais de vomissure qu'il a eu le courage et l'impudeur de nous dévoiler.
Je ne vois pas d'opportunisme dans un hommage (qui plus est réussi) ni dans le fait d'étudier une jeunesse américaine qui se cherche et ne se trouve plus en s'appuyant sur des faits d'actualité (la "trilogie" Last Days, Elephant, Gerry).
j'ai trouvé le film extrêmement juste et sobre dans son hommage, mais Zden reconnais quand même qu'il ya un certain opportunisme à se servir de coups médiatiques comme l'anniversaire de la mort de Cobain ou le tapage qu'il y a eu autour du massacre de Columbine... Il les sort pas n'importe quand ses films quand même. Ca va qu'il le fait très bien, sinon tu dénoncerais un tremplin médiatique... Il ne choisit pas n'importe quel "fait d'actualité"
Juste tous les magazines de musique 
C'était Bob Marley cette année.
L'approche typiquement européenne de Van Sant contemplative, réaliste et non explosive a de quoi effrayer le public (même européeen justement ^^) habitué s aux superproductions européennes...
Zanthrope a dit:
(oui je sais que Vincent ne réduit quand même pas le film à ça).Merci pour cette réponse aussi détaillé, Vincent L. , et pour ta participation Nazgul666.
Rassurez vous, je ne vais pas poursuivre ici ma critique gratuite de critique : j'ai écrit ce qu'il me semblait juste d'écrire et tu y as répondu. Fin du sujet.
Pour en revenir au film, je ne crois pas avoir dit ce que j'en pensais. En réagissant à tes propos, j'ai peut-être donné l'impression d'avoir adoré le film. Ce n'est pourtant pas du tout le cas. Mais je ne l'ai pas détesté non plus.
Aujourd'hui encore, cela reste très flou dans mon esprit, et mes sentiments évoluent constamment : certaines scènes qui me plaisaient à la sortie de la séance me paraissent beaucoup moins forte avec le recul. J'en veux pour exemple parmi d'autres, le moment ou Blake chante sa dernière chanson en s'accompagnant à la guitare.
Comment ne pas trouver cette scène poignante et forte sur le moment ? Cela parait impossible. Seul instant du film où Blake montre une parcelle de son talent, instant que l'on imagine être le dernier baroud d'honneur d'un homme sur le point de sombrer définitivement. Comment ne pas ressentir un immense gâchis en le voyant là, seul, capable de provoquer chez nous autant de sensations...
Aujourd'hui j'ai l'impression de m'être fait un peu avoir sur cette scène. J'ai l'impression qu'il était trop facile de m'émouvoir sur ce passage. Depuis le début du film, le spectateur, qui connaît un peu le sujet, attend avec impatience le moment inévitable où le personnage central fera la preuve de son talent musical. Et jusqu'à cet instant, il n'y a rien. Rien qui nous permette d'apprécier cet homme. On ne sait rien de lui, et on ne peut avoir aucune empathie à son égard. Si on ajoute à cela l'absence quasi totale de bande son musicale, le spectateur frustré ne peut que s'extasier en entendant les premières notes. (A ce sujet, les premières notes de la chanson de Blake que nous entendons dans le film, nous frustrent encore d'avantage puisque la caméra décide de suivre deux des autres habitants de la maison jusqu'a l'étage, au lieu de rester dans cette pièce où visiblement Blake commence à chanter. On ne peut alors qu'espérer une scène à la Elephant pour assister au concert privé de Blake, et ne pas se satisfaire des quelques notes assourdies que l'on devine à l'étage pendant les préliminaires amoureux des deux jeunes.)
Alors oui, ce moment est très fort, car il sera, on en est persuadé, le seul et l'unique instant magique de ce film. Mais son intensité provient en grande partie de l'unicité d'un tel instant dans tout le film, et elle est d'autant plus grande que le reste du film frôle le zéro sur le l'échelle de l'intensité.
Je ne sais pas si j'ai été très clair. Tout ce que je sais c'est qu'avec un commentaire comme celui-ci, je m'expose un petit peu. 
En ce qui me concerne, ce film aura eu le mérite de m'avoir poussé à chercher sur internet des critiques, des commentaires, des analyses et d'arriver ici.
Nazgul a dit:
Nazgul, oui je sais que c'était l'année dernière l'anniv de la mort de Cobain, mais je veux dire le film a été fait dans cette actualité (faut pas unmoi spour faire un film?), et c'était pas une critique, juste faut être objectif... et y'a pas que dans les magazines qu'on en a parlé, même en France...y'a quand même des tas de trucs qui sont sortis pour l'occasion...On peut pas se voiler la face.
Quant à l'ennui dans le film, c'est vrai. C'est pas un film hyper divertissant, il n'y a qu'un moment intense. Mais c'est un choix artistique qui me semble extrêmement juste pour traduire le propos du film. C'est assez risqué comme démarche, ce n'est pas faire plaisir au public, mais je trouve que ça suscite beaucoup plus d'interrogations que si le film avait été 100% intense...
Ce que j'aime bien, c'est les deux différentes interprétations possibles entre le "poète maudit" atteint de bile noire et souffrant d'un mal etre purement romantique évoluant dans un univers romantique (maison délabrée, forêts sombres et inquiétantes, personnages décalés et fous...) et la Rock Star qui se vautre dans les poncifs du genre (Drogue, dégout de soi meme assez banal, coté commercial...)
Au fond comme on me le faisait remarquer, ce sont seulement les mormons qui sortent un peu du lot et qui semblent vraiemnt vivants.
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