La main au collier

Critique par Vincent.L - le 11/10/2005 Affiche du film La main au collier
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4/10
Les quarantenaires se jettent à l'eau
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Sarah Nolan (Diane Lane), une enseignante quarantenaire récemment divorcée est à la recherche d'un nouveau grand amour...

La comédie sentimentale américaine n'a pas d'âge. Que vous soyez adolescents, jeunes adultes d'une vingtaine d'année, trentenaires, quarantenaires ou cinquantenaires, Hollywood vous sert la même recette, on changeant à peine quelques épices. Ici, sociologiquement parlant, pas de passage difficile à l'âge adulte, pas de doutes liés à l'entrée dans le monde professionnel, pas de crise de la trentaine ni d'ennui de retraité. Des divorces donc, et les problèmes qui y sont liés pour trouver une suite romantique qui vaille la peine.
Le réalisateur Gary David Goldberg, entres autres un des producteurs exécutifs de la série Spin City, adapte en 2005 le roman Must Love Dogs de Claire Cook. Mené par le couple John Cusack - Diane Lane, le film patine largement pendant une bonne demi heure où les banalités familiales rencontrent la pathétique désespérance du personnage de Sarah. Comme toujours dans ce genre de long métrage, la mise en place du schéma "situation initiale joyeuse, problèmes et situation finale heureuse" ennuie celui qui a vu plus de 5 oeuvres du genre et qui voit donc toutes les ficelles. Cependant, au travers des multiples rendez-vous amoureux auquel Sarah se rend, il n'est pas rare qu'on retrouve dans des individus excessifs des personnalités communes qui ne sont pas sans toucher juste. Sans être drôles, ces moments gentillets sont toujours agréables en nous rappelant nos propres expériences catastrophiques dans le domaine. Les chiens, quant à eux, ne sont qu'un point commun pretexte au rapprochement de nos héros et une image représentant l'être de substitution qu'ils sont souvent.

John Cusack et Diane Lane, tous deux vraiment quarantenaires dans la vie, incarnent parfaitement ces êtres qui redécouvrent l'amour et dont l'espoir est en constante lutte avec la fatalité. Si le film brille parfois de leur alchimie, il pêche trop souvent de son genre qu'il suit trop conventionnellement.


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