9 907 articles | 12 600 références | 10 362 membres | 34 rédacteurs réguliers | 49 rédacteurs occasionnels | 38 391 avis internautes
Krinein, critique et pop cultureKrinein : le magazine de la pop culture
Prince of Persia : des tonnes de goodies
Iron Man
Iron Man
La Petite boutique des horreurs
La Petite boutique des horreurs
Mesrine - 2ème partie : L'ennemi public n°1
Mesrine - 2ème partie : L'ennemi public n°1
La Belle au Bois Dormant
La Belle au Bois Dormant
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Créer un blog krinein : kriblog

Les Noces Funèbres

Tous vos commentaires, vos critiques, vos avis.
Recherche

Pages : 1 2

Internaute - le 22/10/2005 à 16:40


Voilà, en multipliant ça autant de fois que possible, vous obtenez mon point de vue sur ce film à la première vision, puis aussi à la deuxième (non je ne l'ai pas vu une troisième fois...).
J'ai donc attendu l'apparition de la VO (dire qu'ils ont fait une avant-première en diffusant The Nightmare before Christmas...*sigh* Pourquoi les ont-ils passés en VF hein ? J'y serais allée sinon... :bouhou pour aller savourer Tim Burton's Corpse Bride.
Bon que j'ai adoré n'étonnera personne...Maintenant pour l'avis argumenté ça va être plus difficile tant tout cela repose sur des impressions, des sensations et du rêve mais on va essayer quand même. ^^

Dès les premières notes et les premières images sur le mouvement souple de Victor qui esquisse des courbes sur une feuille de livre on est plongé dans une perfection qui ne se démentira pas (comment ça il faut être objectif, rien ne peut être parfait ? :tsss
Burton est de retour, pour notre plus grand plaisir.
Je n'aurais jamais cru dire ça d'un papillon un jour mais toujours est-il que ce dessin du papillon évoque l'onirisme (notons que le bleu du papillon est l'une des couleurs les plus vives du monde des vivants).

Déjà la virtuosité (si, si) du (des) réalisateur(s) intervient suivant à la perfection le vol du papillon. Le mouvement mécanique du balayeur, calqué sur le balancier des horloges dans la vitrine contraste avec la légèreté et la liberté du papillon qui s'est engagé dans un ballet fluide avec la caméra (d'ailleurs j'ai rêvé ou il se pose bien sur une des lettres du générique ?).

Arrive alors le premier monde des vivants : celui de la famille de Victor, les poissonniers, dont l'occupation passionnante semble se résumer au découpage de poissons, toujours selon le même mouvement, auquel seul le chat est attentif. Cette routine est coupée par la répétition du mariage. Deux familles sont mises en parallèle : les parents respectifs sont rapprochés par leur leitmotiv "according to plan" même si les mélodies de leurs chansons sont un (tout) petit peu différentes. Leur souci des apparences, de l'image qu'a la ville d'eux et l'appât du gain les réunit dans un quatuor où même les chants finissent par se mêler, d'abord en alternance puis dans un tutti final pour un dernier "according to plan".
A côté de cela, les deux jeunes gens, portant le même prénom, partagent également les mêmes préoccupations : vont-ils se plaire, et si non comment faire ?

La seule poésie de ce monde terne, morne et gris vient de Victor. Après le dessin du papillon, le voilà devant le piano. D'abord hésitant, il esquisse une mélodie aiguë avec sa main droite avant de s'installer complètement. La main gauche amorce l'accompagnement, bientôt rejointe par la mélodie principale, dans un ton plus grave qu'au début. La mélancolie de ce morceau contraste avec la discordance de «According to plan» et s'accorde parfaitement à l'inquiétude qui oppresse Victor et Victoria.

La fuite de Victor le conduit dans une forêt brumeuse qui n'est pas sans rappeler celle de Sleepy Hollow, voire, dans une moindre mesure de Big Fish (mais pourquoi ressent-on toujours le besoin de comparer, comme s'il fallait à tout prix trouver des ressemblances ???).
Le bleu domine, dans un dégradé plus ou moins foncé, rompu par la neige blanche et les arbres morts.
L'arrivée spectaculaire de la mariée marque la première rencontre entre les deux mondes.
Leurs retrouvailles sur le pont renforcent l'idée du spectateur de visiter parfois un monde "gothique" ('parait que le mot est obligatoire quand on parle de Burton), dont l'église lointaine est une résonnance. Même le public est entraîné dans le tourbillon inquiétant crée par la Mariée suivant la phrase "you may kiss the bride". Les corbeaux, le travelling circulaire, et les mains de la Mariée se refermant sur Victor suggèrent l'idée d'un envoûtement tellement intense que le garçon s'évanouit (comment ça c'est parce qu'il a peur ?).

Le monde des morts fait alors son entrée dans le film, entrée spectaculaire. D'abord parce que les morts semblent davantage se préoccuper de l'état de Victor que les vivants (qui le voyaient comme un outil d'ascencion sociale, un coupable de ne vouloir se marier, ou un sujet d'information qui fait vivre). Ensuite parce que, comme Figo le fait remarquer, Tim Burton inverse les associations traditionnelles de couleurs : le monde des morts, contrairement à celui des vivants, est coloré (mauve, bleu, rouge, vert fluorescent, le bleu magnifié de la Mariée étant à mon sens différent), joyeux, les morts boivent, chantent, dansent, s'amusent quand les vivants sont occupés avec une image.
Même la chanson, racontant l'histoire tragique d'Emily est gaie, rythmée, variée, un peu jazzy par moments (les squelettes se transformant en instruments de musique) et on sent que Danny Elfman s'en donne à coeur joie dans son interprétation.

Cette opposition se retrouve aussi dans le parallèle entre les deux mariages : celui de Victoria avec Lord Barkis, d'une tristesse sans égale (outre le fait que Victoria réagit comme un pantin, les invités ne parlent même pas à la réception), face à celui de Victor et Emily, suivis en grande pompe par tout le monde des morts qui veulent participer, dans un choeur qui n'est pas sans rappeler l'enthousiasme de "making christmas" dans Tim Burton's Nightmare before Christmas. Le gâteau énorme fabriqué en quelques secondes est complètement disproportionné en regard de celui des vivants.

Pour insister sur cet écart entre les deux mondes, je reviens sur la mélodie de Victor au piano (aaaaaaah cette scène :love. Je la qualifiais de mélancolique dans sa première interprétation, qui a lieu dans le monde des vivants.
Elle revient dans le monde des morts, transformée. Le solo est devenu duo, dans une composition spontanée à quatre mains, reprenant d'abord "Tears to shed" (magnifique passage porté par la voix douce de Helena Bonham Carter dont on se demande toujours si les sons vont sortir, tant elle semble fragile . C'est d'abord Emily qui donne le ton, Victor reprenant la mélodie quelques octaves au-dessus puis le jeune homme prend l'initiative de les réunir dans un morceau plus énergique et rythmée qui n'est autre que son solo de piano du début, effectué plus rapidement et plus "joyeusement".

Cette scène tenderait à nous faire réunir Emily et Victor.
Mais malgré un pied de nez énorme au pasteur (et une réminiscence de "you shall not pass" cette fois dit par Saruman...enfin Christopher Lee) repris à l'ordre parce qu'il est bruyant dans l'église, l'union des deux mondes ne se fera pas, sans doute trop de différences les séparant.
Emily pourra quand même reposer en paix, vengée, s'envolant lyriquement en un nuage de papillons blancs, après avoir transmis son bouquet à Victoria. Cette fin douce et mélancolique interdit aux deux mondes de se réunir complètement, mais suggère qu'une entente est possible (comme dans la scène de l'invasion des morts. Menaçants, ils ne cherchent finalement qu'à retrouver leurs parents vivants et c'est joyeusement que tout ce petit monde se dirige vers l'église).

Et tout ça pour dire que c'est un chef d'oeuvre, tout simplement. Oups, arguments ? Euh non...J'aime, sans modération. Désolée.

(Plus une allusion à Charlie and the Chocolate factory quand Johnny Depp bute sur le mot "married" comme il butait sur "parents").

Les Noces Funèbres
nirnaetharnoediad - le 22/10/2005 à 19:11

(Plus une allusion au court-métrage Vincent quand le papa de Victoria se trompe et appelle Victor Vincent.

Plus une allusion à Nightmare before Christmas quand tout plein de morts enlèvent leurs têtes ("And since I'm dead I can take off my head..."))

Mais, quand même...

Les Noces Funèbres
Internaute - le 22/10/2005 à 21:28

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!

Et chaque fois que j'entends According to plan, il y a un passage qui me fait irrésistiblement penser à This is Halloween.
En fait, je me trompe peut-être mais quand j'entends «To the costume balls /In the hallowed halls », j'ai l'impression (surtout dans l'accompagnement) d'entendre «In this town, we call home». Enfin bon, c'est peut-être aussi parce qu'(in)consciemment je recherche toujours des détails qui ressembleraient aux travaux antérieurs.
(Personnellement, je trouve ça assez impressionnant d'être toujours capable d'être en un univers connu, tant d'un point de vue visuel que sonore, tout en ayant l'impression de voir quelque chose de nouveau. ^_^).

Comme tu le dis nirna, Vincent, ça ne peut pas être un hasard. Burton s'amuse aussi à laisser des pistes comme ça (Johnny Depp qui coupe le ruban de la chocolaterie avec la paire de ciseaux dans la continuité de sa main, comme s'il était de nouveau Edward).
De même, le monde des morts est par certains côtés très proche de Tim Burton's Nightmare before christmas (sans doute à cause de la joie qui y règne).
Burton est le seul réalisateur de qui j'arrive à me dire à (presque) chaque nouveau film que c'est mon préféré. Incomparable pour Corpse bride. Il efface tous les autres pendant 1h15 et après. Je veux le revoir. Je veux le DVD, je veux l'entendre, le voir, encore et encore...

Ah là là...

Les Noces Funèbres
schiste - le 23/10/2005 à 01:58

Corpse Bride ne se raconte pas.... Corpse Bride se ressent...


c'est tout ce que je dirait de ce poeme

Les Noces Funèbres
Jade - le 24/10/2005 à 16:20

Un superbe film, qui sort en plus peu après Charlie et la Cohocolaterie, ce qui fait qu'on aura eu droit à deux Burtons en moins de 3 mois cette année . Retour aux sources en plus, alors que les deux derniers (Big Fish et Charlie, donc) laissaient à croire une évolution dans le style.
C'est graphiquement très très impressionnant, à tel point que je suspecte Burton d'avoir ajouté un peu d'images de synthèses dans ses marionnettes, pour les décors au moins. N'empeche que tout s'enchaine superbement, et l'ambiance rappelle forcément Nightmare Before Christmas.
Et tac, la comparaison est obligatoire, mais bon au final, les deux films sont assez différents pour qu'aucun ne souffre la comparaison.

Les Noces Funèbres
Internaute - le 24/10/2005 à 18:08

Je ne reviens pas sur l' "évolution dans le style" parce qu'à mon avis on pourrait en débattre des heures...
En revanche, comme on disait avec mon meilleur ami, on peut noter le fait que les personnages marginaux, en marge de la société souvent décrits par Burton revendiquent maintenant leur marginalité au lieu de se terrer dans un château pour prendre l'exemple d'Edward...
Dorénavant ce sont ces personnages hyper-sensibles (je fais court, j'ai cours justement...:roll qui semblent la "norme" et les autres qui choquent par leur discordance.
Enfin je vois ça comme ça...

Jade a dit :

C'est graphiquement très très impressionnant, à tel point que je suspecte Burton d'avoir ajouté un peu d'images de synthèses dans ses marionnettes, pour les décors au moins.

Hmmmm...en théorie c'est stop-motion jusqu'au bout. En revanche, ils ont utilisé des appareils photos numériques...
En gros ils tournaient de l'ordre de une à deux minutes par semaine...
Peut-être qu'il y a eu des ajouts numériques...mais ça reste à vérifier et si c'était le cas ça ne représenterait pas grand chose.

La comparaison s'impose parce que les techniques sont les mêmes, que graphiquement les personnages de Sally et de Emily peuvent se ressembler (et qu'elles enlèvent chacune un bras, une jambe et les remettent comme si de rien n'était ^^). Si on ajoute à cela les couleurs du monde des morts et la joie qui y règne comme dans Halloweentown, difficile de ne pas comparer. Mais pas nécessaire en effet.
(Vous savez quoi ? Le film s'apprécie encore plus à la troisième vision... :love

Edit :
Tim Burton dans une interview a dit :
Pour la partie sur les images de synthèse, on en utilise quelques fois sur les effets de particules (sourire, papillons, etc), parfois sur le voile, mais tous les mouvements des personnages que vous pouvez voir sont du pur stop-motion.

Les Noces Funèbres
gyzmo - le 26/10/2005 à 19:04

encore une fois, je suis ressorti charmé par une uvre estampillée Burton.

du talent à revendre, voilà les termes qui narrêtaient pas de revenir sans cesse dans mon crâne à chaque mouvement de personnage, chaque nouveau plan, chaque trucage, chaque accompagnement musical.
je ne reviendrai pas sur lanalyse filmique teintée d'une subjectivité dévorante dAbby (cest pas commun davoir ce genre de commentaire ! ) et les passerelles qui sont dressées entre les différentes productions de Tim Burton. je me range complètement du côté des avis qui soulignent la cohérence troublante du monde imaginaire de ce rêveur, touchant et halluciné, qui ravive avec joie le Grand Ecran bouffé par la monotonie visuelle. avec lui (et grâce à ce genre dartistes), il y a toujours lespoir dêtre émerveillé au cinéma. et Burton et son équipe font souvent mouche.

en vrac*, les éléments que jai trouvé fabuleux :

dabord, un design unique. jadore ce style élémentaire et caricatural, qui surprend dans ses silhouettes, allonge démesurément, disproportionne avec élégance, croque et définie une personnalité seulement en quelques petits détails faciaux. on pourrait presque reproduire sur papier les visages des principaux protagonistes tellement Burton et ses designers sont allés à lessentiel. et à partir de cette simplicité physionomique, les nombreuses animations faciales et comportementales parviennent à transformer linerte en vie ! tout cela avec beaucoup de pertinence et de grâce !

cest dautant plus remarquable que nous nous trouvons en face dun film danimation réalisé en grosse partie à la manière de Ray Harryhausen (le Big Boss de la stop motion, le responsable des fx de Jason et les Argonautes, ou le Choc des Titans) , image par image, avec des figurines articulées et des heures et des heures danimation où une simple petite erreur de manipulation dans un mouvement implique parfois de tout reprendre à zéro (pas comme en infographie 3D où la prévisualisation et la modification des "clés danimation" favorisent la rapidité de ce genre de travail).
le résultat est bluffant et je comprends combien il est difficile de croire quil ne sagit pas dimages de synthèse.

cela dit, et comme le confirme Burton, son film a tout de même bénéficié des technologies actuelles, notamment au niveau des trucages. de toute façon, même s'il avait utilisé plus de synthèse, ça ne serait pas trop grave : la synthèse, ce n'est pas sale .

et en dehors des particules (feu, fumée, poussière, filets de lumière), jai aussi un gros doute au sujet des plans comportant les nuées de papillons ou de corbeaux virevoltants (qui rentrent de toute façon, suivant le jargon des infographistes 3D, dans la gestion des particules complexes). ou alors, les animations respectives de chaque bestiole ont été réalisées à part, image par image, puis dupliquées et assemblées entre elles suivant la technique dincrustation numérique dans les scènes correspondantes. mais là, je suis probablement en train de fantasmer sur la méticulosité maladive de Burton et consort.
et si vraiment ces séquences sont de la stop motion, je veux bien vendre mon âme à la grande faucheuse !

en parlant de monsieur Mort, je trouve partiellement habile la manière dont Burton sapproprie et détourne certaines représentations que lon peut avoir de lau-delà, des figures mythiques, toutes ses casseroles recouvertes de poussière et qui traînent bruyamment derrière nos idées reçues.

la critique de Figo évoque bien cette volonté de bousculer un peu les conventions, faire péter la couleur, nous amener à percevoir autrement et avec humour (pas toujours subtil et novateur, il faut le reconnaître) des zones généralement sombres et repoussantes. depuis Edward, je perçois Burton comme un briseur de chaînes, ou plutôt un alchimiste qui transforme le charbon en diamant, un découvreur de talent qui met en lumière une faiblesse pour la rendre force. la démarque nest pas facile, impertinente dirons certains, mais tellement excitante !

mais pour parvenir à sa fin, il faut en contrepartie payer le prix de la caricature traditionnelle (et susceptible de blaser le spectateur que je suis). pour quun être fragile sorte du lot, il faut le confronter à la cruauté environnante. et là, cest délicat car le Burton se met clairement du côté de son personnage, laide à se révéler, et son devenir risque déchapper à la surprise. cest ce que jai ressenti face au film de Burton : héros adorables quon sait quils vont sen sortir, méchants très méchant quon sait quils vont pas sen sortir. le schéma na rien de surprenant. un peu trop "gnan, gnan", même.

pour sortir un peu des références entre les différents films de Burton, je nai pas lu la version originale du conte russe, mais lhistoire ma également fait penser au coup de foudre à la Roméo et Juliette, décalqué sur du Alice aux Pays des Merveilles. tout cela, marinant dans une ambiance halloweenesque de saison qui, personnellement, me donne envi de me pendre

mais bon, la mise en scène est tellement excellente quil aurait été dommage que je marrête à ces petits défauts pour déprécier la grande qualité artistique du film, que jestime, à sa juste valeur, incontestable.
les éclairages, les animations, les mouvements de caméra, les musiques dElfman ! la poésie visuelle se dégage dans la plupart des scènes et le frisson est au rendez-vous : le mariage accidentel, superbement agencé ; la communication exclusivement musicale entre Emily et Victor via les touches dun piano, avec leurs attitudes et expressions trop mignonnes ; la rencontre des vivants et des morts, hilarants et super émouvants (rahhh !, j'ai trop envi de le revoir en citant ces moments, dites !)

bref ! tout ça pour dire questhétiquement et émotionnellement, le boulot abattu dans Corpse Bride est à tomber ! vivement le prochain film danimation de Burton.



*oups, je pensais pas en dire autant, pardon
(et encore, je l'ai vu qu'une fois pour le moment, et en version française^^)

Les Noces Funèbres
nowaguest - le 26/10/2005 à 19:09

Visuellement époustouflant.

Je crois que tout a été dit sur ce film sinon. J'adore.

Je ne sais pas si il a été cité mais il y a aussi un clin d'oeil à Big Fish concernant le type de poissons que vendent les parents de Victor (il suffit de regarder les affiches sur la calèche).

Les Noces Funèbres
schiste - le 26/10/2005 à 19:17

Je crois qu'il y a un clin d'oeil a chacun de ses précédents films ...

Sleepy Hollow peut etre que je vois pas, et apes planet (mais ca c'est normal)

Les Noces Funèbres
gyzmo - le 26/10/2005 à 19:26

schiste a dit :
Sleepy Hollow peut etre que je vois pas

la coiffure à Victor, c'est la même qu'Ichabod (Johnny Depp) et Victoria ressemble beaucoup à Katrina (Christina Ricci)

Les Noces Funèbres
Internaute - le 26/10/2005 à 19:45

Gyzmo, tu sors. Alors tu écris un message magnifique et tu casses tout là...

Les papillons aussi font partie des images de synthèse, sinon on devrait encore attendre 40 ans avant la sortie du film en effet.

L'ambiance "halloweenesque" est rendue possible par les incursions dans le monde des morts, et les couleurs qui y figurent, là où Burton reconnait s'être inspiré du point de vue mexicain sur la mort (avec les petites figurines et tout ça, comme on voyait tous les ans en cours d'espagnol... :houhou, et sans doute aussi en raison des similitudes qui peuvent se trouver entre Nightmare et Corpse Bride.
Mais de là à se pendre...voyons, c'est disproportionné...

Je ne connais pas le conte russe original, et je pense que c'est une erreur.
Personnellement j'aurais souhaité de tout coeur que Victor épouse Emily (tellement plus belle et "construite" que Victoria) mais cela ne figurait sans doute pas dans le conte original. ^^ Auquel cas Burton n'aura pas souhaité s'en éloigner. Ce n'est qu'une hypothèse.

En revanche, j'aimerais des précisions sur le coup de foudre que tu décris. (désolée)
Parce que je ne trouve pas qu'il y ait un réel "coup de foudre". Victor et Victoria ne se connaissent pas et semblent s'apprécier à leur première rencontre et s'il y avait un coup de foudre de leur côté, la relation de Victor avec Emily ne serait pas si ambiguë me semble-t-il.
Et si Victor tombait amoureux d'Emily par coup de foudre, il ne retournerait pas voir Victoria...Or, il ne songe à épouser Emily que lorsqu'il est évident qu'il ne peut plus épouser Victoria parce qu'elle est mariée à Lord Barkis...


Mais c'était juste pour pinailler (comme d'habitude... )
Il faut le voir en VO, pas en VF...

Schiste > concernant la référence à Sleepy Hollow, je pensais à la forêt en mettant les références à Nightmare ailleurs...mais il y en a peut-être une autre qui m'a échappée...
Bon allez, ce soir, lors de ma 4ème vision du film en VO (oui, quand on aime on ne compte pas, je sais... ), je vais essayer de voir si j'en trouve une autre.

Edit : Spoilers rétablis...désolée.

Les Noces Funèbres
gyzmo - le 26/10/2005 à 20:15

Abby a dit :
Mais de là à se pendre...voyons, c'est disproportionné...


je me suis mal exprimé : c'est Halloween qui me donne envi de me pendre, pas le design folklorique du film de Burton^^.

En revanche, j'aimerais des précisions sur le coup de foudre que tu décris.

je parle pas d'une mise en scène fulgurante où un éclair fracasse les personnages (Victor / Victoria, rien que le choix des prénoms soulève le voile de l'âme soeur) mais Burton induit cette attirance, je crois, de manière explicite...
suite à sa fuite du monde des morts, dans la chambre de Victoria, Victor exprime clairement à la demoiselle son amour. elle en fait autant. je crois me souvenir d'un dialogue exprimant l'idée d'âme soeur. et ils ne se connaissent que depuis quelques heures ! bon, je sais que quand on est tout seul et tout, on est plus sensible à tomber foudroyeusement amoureux d'un(e) inconnu(e), mais quand même, la déclaration est rapide, je trouve et seul le coup de foudre peut engendrer une telle dévotion... qui perdure jusqu'à la fin.


Mais c'était juste pour pinailler (comme d'habitude... )
Il faut le voir en VO, pas en VF...

c'est pour cela que je ne me suis pas trop exprimé sur les partitions chantées (que j'ai trouvé moyennes). mais j'avais pas le choix cette fois-ci, entourage assez jeune (et allergique aux sous-titres) oblige. toute façon, j'irai le revoir en VO

Les Noces Funèbres
schiste - le 26/10/2005 à 20:36

tu l'as vu en VF

infmaie, hérésie... va le voir en vo tu seras subjugé par les chants

Les Noces Funèbres
gyzmo - le 26/10/2005 à 20:43

arrêtez de me culpabiliser heu !
j'avais pas le choix

(j'aurai préféré le voir en version Russe, même, avec le texte original sur les genoux, si j'avais eu la possibilité d'imposer ma volonté égoiste )

Les Noces Funèbres
nirnaetharnoediad - le 27/10/2005 à 08:05

Abby a dit :

Personnellement j'aurais souhaité de tout coeur que Victor épouse Emily (tellement plus belle et "construite" que Victoria) mais cela ne figurait sans doute pas dans le conte original. ^^ Auquel cas Burton n'aura pas souhaité s'en éloigner. Ce n'est qu'une hypothèse.


N'oublions pas que Burton aime les fins mélodramatiques et bien pensantes

Les Noces Funèbres
Kain2197 - le 27/10/2005 à 10:18

Un très beau film. Mais sans surprise. Je m'attend trop à ce style. En plus tout le mérite reviens à Burton alors qu'au générique ya même pas sont nom au coté du Directeur Artistique. Fin bon...

Les Noces Funèbres
schiste - le 27/10/2005 à 10:25

Burton est Burton il l'a réalisé et écrit si je ne m'abuse (inspiré d'un compte russe certes mais tout de meme) et puis c'est la patte de Burton...

tu t'attends a ce genre de film... Combien d'autres réalisateur connais tu qui font dans ce genre?

Les Noces Funèbres
Kain2197 - le 27/10/2005 à 11:42

Ba je sais pas mais le film n'avait aucune surprise. Je m'attendais à ça c'est tout. Un très bon film.

Et je confirme, quand la fin débarque, au générique tu peux revérifié mais Burton n'est pas inscri en tant que directeur artistique. Sont nom vient en deuxième. Pourtant tout le mérite revien à lui. Qui serieusement parle de ce pauvre Mike Johnson? Pourtant il est au générique en tant que Realisateur aussi. Et même qu'au générique de fin il y est tout seul. Enfin bon...

Les Noces Funèbres
Internaute - le 28/10/2005 à 01:14

Poin poin poiiiiiin. Après cette remarque initiale inutile, je tiens à repréciser ce que certains savent et d'autres ne savent peut-être pas encore : mon objectivité vis-à-vis de Burton est quasi-nulle.
Cela étant mis en place, je vais essayer de rester tout de même dans un débat raisonné. Pardon my enthousiasm au cas où ce qui suit pourrait paraitre vif...je ne me rends pas bien compte. Mais je suis très calme.

D'abord, Gyzmo, merci de tes précisions.. Je ne voyais pas trop de quel côté tu plaçais cette rapidité
(sachant que Victor reconnait aussi qu'en d'autres circonstances il aurait pu épouser Emily et qu'il essaie de la séduire -ou de s'excuser- dans la scène du duo de piano en prenant l'initiative de commencer une nouvelle mélodie au lieu de répéter ce qu'Emily joue). Mais c'est vrai que son attachement à Victoria se fait très rapidement et leur dialogue sur les sentiments dans la chambre exprime ce coup de foudre en effet, quand il déclare qu'il était effrayé à l'idée de se marier mais qu'ensuite il avait pensé que leur mariage n'arrivait pas assez vite (vlà que je vais tout mettre en spoiler maintenant :lol .
Donc, je suis d'accord.

Kain2197 : Je crois que dans Tim Burton's Corpse Bride, le titre original, on peut lire le nom de Burton...Mais je sais je suis myope... (et en français les affiches disent Les Noces Funèbres de Tim Burton, ce qui semble impliquer, mais cela reste à vérifier j'imagine, que l'ami Burton a quelque chose à voir là-dedans. Et avant qu'on ne me réponde que c'est juste pour attirer des gens et faire de l'argent, je vais développer d'autres arguments qui expliquent l'importance de Burton dans ce film ).

Plus sérieusement, il existe un conte russe. Burton imagine une histoire à partir de cela (on notera que Burton n'est pas non plus le scénariste. Existerait-il un monde dans le cinéma hors de Burton ? -je précise que je me moque de moi là, pas de toi au cas où...). Il est à l'origine de l'idée (et est producteur, ce qui peut paraître anecdotique ici mais l'est beaucoup moins aux USA).
Comme chaque fois qu'il écrit une histoire, Tim Burton dessine à côté. Ce n'est pas Burton qui a réalisé les figurines "en dur" mais c'est lui qui les a dessinées. De plus il est réalisateur, avec Mike Johnson (ça apparait au début ). On ne peut pas prouver le contraire.

C'est comme pour The Nightmare before Christmas : l'histoire est de lui, la réalisation est de Henry Selick. Et pourtant on parle toujours de Burton. Parce que c'est son univers. Personnellement, je considère que Corpse Bride est autant son film que celui de Danny Elfman par exemple, étant donnée l'importance de la musique (tu noteras que ce que j'ai dit du film est quand même beaucoup plus axé sur la musique que sur le reste...et pourtant je continue de parler de Burton, alors que c'est au génie d'Elfman qu'il me faut rendre hommage : c'est assez dingue ce qu'il peut faire avec un seul thème -le solo de Victor, qui est LE thème du film, repris dans le duo, joué au clavecin, rejoué de manière épurée avec des notes en moins, dans différentes tonalités, avec des modulations etc.-), ou que celui des acteurs dont les voix, et les visages incarnent les personnages avec une force qui m'a émue (oui j'en reviens encore à MA perception du film :lol.

Je ne connais Mike Johnson qu'en association avec Burton (pour The Nightmare before christmas et James and the giant peach). Donc je ne peux pas parler de son univers.
D'autant que Corpse Bride est esthétiquement très proche de Vincent (au niveau de Victor cela ne fait aucun doute).
Maintenant, il me semble, mais j'ai pu rêver encore, avoir vu des clins d'oeil ou références au Cabinet du Docteur Caligari
Notamment quand Victor se cache dans un cercueil dans cette grande rue, cela me fait penser à l'apparition de Cesare dans le cercueil ainsi qu'aux lignes brisées de rues dans le film allemand. Mais bon, c'est juste une impression.
et pourtant je ne crois pas que Robert Wiene soit à l'origine de ce film (comment ça cet argument n'est pas recevable ? Ok, je sors).

Ensuite, je vais t'embêter un peu : "je m'attends trop à ce style"...est-ce que tu pourrais développer s'il te plaît ? Car j'ai un peu de mal à voir comment un film sans surprises, auquel on s'attend peut être "un très beau" et "un très bon" film.
Quant au fait de s'attendre à ce qui va se passer...ben en effet, y a un générique de début, des images, une histoire (convenue, certes, et personne n'a crié au génie pour l'histoire en effet ) et un générique de fin. Tout est prévisible, c'est exact.
Lancer une polémique sur la paternité du film ne me parait pas pertinent. Quand tu connais un minimum l'univers de Burton, tu ne peux qu'admettre que ce film est de lui.
Allez, je vais même parler de Mike Johnson, mieux je vais lui laisser la parole :

Q: Mike, can you talk about how the work is divided up between you and Tim?

Johnson: Its very much a collaboration. We never really decided who was going to do what, and where to draw the line, so it was sort of like were making the play and passing the ball back and forth. I was there on the set daily working with the crew and the animators, and Tim sort of had an overall guiding influence over that.

ce que j'essaie de traduire rapidement -donc inutile de me reprendre sur la traduction, c'est l'idée principale qui compte -, au cas où il y ait besoin, en :
Q : Mike, pouvez-vous nous parler de la manière dont Tim et vous vous êtes partagés le travail ?
Johnson : C'est essentiellement une collaboration . Nous n'avons jamais véritablement décidé qui allait faire quoi et où établir la limite, donc c'était comme si nous jouions à nous renvoyer la balle . J'étais sur le plateau, travaillant quotidiennement avec l'équipe et les animateurs et Tim avait en quelque sorte une influence directrice totale sur cela.

De son côté Burton déclare :

This was easy for me because Mike Johnson co-directed and was there every day and I was able to step back a bit more.

C'était facile pour moi puisque Mike Johnson a co-réalisé et était présent tous les jours.

Et ailleurs il ajoute :

You know I had a great co-director in Mike Johnson. I feel like we complemented each other quite well.

(Vous savez, j'avais un grand co-réalisateur en Mike Johnson. J'ai l'impression que nous sommes entièrement complémentaires ).

Tant qu'à faire, Johnson confirme pour les effets numériques :

Q: Were there any digital effects in the movie? (Avez-vous utilisé des effets numériques dans le film ?)

Johnson: Yeah, we sprinkled a few digital effects in there for things that just couldnt be accomplished with stop-motion or would have been too time-consuming to do. You know - fog fire butterflies once in while, the veil. But really we tried to stay as true to the stop-motion tradition as we could. Everything you see on these characters, all the facial expressions, thats all pure stop-motion.

Oui, nous avons .

En bref, Kain2197, plutôt qu'un débat polémique sur "En plus tout le mérite revient à Burton alors qu'au générique y a même pas son nom aux côtés du directeur artistique", j'aimerais vraiment comprendre ce que tu entends par "je m'attends trop à ce style" /"le film n'avait aucune surprise" . En fait, ce que je ne comprends pas c'est comment tu arrives à dire "un très bon film" alors que dans le reste de tes propos transparait la déception pour ne pas citer le débat que tu lances sur le créateur du film.

Les Noces Funèbres
schiste - le 28/10/2005 à 08:36

Mes souvenirs me disaient qu'il etait réalisateur de Corpse Bride mais dans le doute j'ai cherché confirmation. En admettant que allocine soit une source fiable... Tim Burton est producteur, réalisateur et à l'origine du concept...

D'après moi on peut dire que c'est un film de Tim Burton... à moins que produire, créer et avoir l'idée du film ne suffisent pas à dire ça, peut etre faudrait il qu'il soit scenariste, manorietise, monteur, cadreur, directeur de la photographie, perchiste, directeur de la lumiere, doubleur, cascadeur, stagiaire porteur de café, attaché de presse...

De plus sur trois scénaristes deux ont travaillés au moins trois fois avec lui auparavant... ajoutons que la musique est par son compere de toujours Danny Elfman, que Depp à déjà jouer sous la direction de Burton, que Helena Bonham Carter connait un peu Burton, que Christopher Lee a aussi déjà joué pour Burton...

Mince, je trouve que Burton revient souvent autant dans la conception du film, que dans le passé de ceux qui le concoivent.... étrange pour un film qui ne serait pas réellement de Burton...

Tu vas me dire "oui mais ca veut rien dire que les concepteurs soient lié à Burton", non, mais ayant deja travaillé avec, les connaissant de puis plusieurs années, les acteurs réalisateurs et scénaristes savaient ce que voulait Burton et m'est avis qu'il a du avoir un leger droit de regard sur le travaille de chacun

Les Noces Funèbres

Pages : 1 2

Postez votre avis / votre critique ! Sans SMS ni mots GROSSIERS

Pour éviter le spam, nous avons mis en place une procédure de vérification. Lisez le texte ci-dessous, et recopiez-le dans la case.

Critiques actualité
Critiques rétro
shopping