Soyons franc : ce film n'a rien de révolutionnaire. Mais cette critique me gêne. Tout d'abord l'auteur de la critique semble avoir un problème avec le cinéma amateur, voire un mépris. Amateur, signifie en latin, faire les choses avec amour. L'amateurisme est sévèrement méprisé en France. La faute à qui ? aux institutions, à la nouvelle vague, aux cultureux etc.
Il ne faut pas être idiot pour voir que le réalisateur s'est amusé (amusement morbide, certes) dans son trip. Nombriliste, oui, mais là il ne se distingue pas vraiment des autres. Bref cette critique pointe du doigt beaucoup de choses, parfois avec justesse mais des fois elle semble gratuite. Réveillons nous, ce film n'a pas vocation à être réaliste, c'est même incohérent. Quand c'est un américain, on admire, mais en France, ça ne passe pas. Le personnage lui même est différent d'une scène à l'autre.
Un fantôme nazi, une mère trans, on peut pas dire que ce soit réaliste. et là franchement, on comprend que ce n'est pas le but.
Mais le potentiel est réel. Attendons de voir Statross III ?
Occident, il faut le voir seul, le soir, chez soi, se laisser emporter par la musique et les images oniriques de la forêt, qui défilent, défilent. Voir ce film comme une parenthèse. et l'oublier aussitôt. Jann Halexander est davantage fait pour la chanson et à ce titre son premier film "J'Aimerais J'Aimerais" était plus réussi.
Je crois pouvoir affirmer qu'il est impossible d'accuser l'auteur de la critique d'hostilité contre le cinéma amateur
Si tu dis toi-même qu'il faut oublier ce film aussitôt, c'est peut-être qu'il est évitable
"Il reste de toute façon agréable de savoir que le cinéma amateur continue de vivre. Il ne faudrait pas par contre qu'il se prenne trop au sérieux sans en avoir les moyens."
J'ose espérer qu'on ne parle pas des moyens techniques...
Un nanar haut de gamme, m'a dit une amie. J'ai trouvé le film beau, la musique superbe, je n'ai pas aimé la fin. Mais pour une fois qu'on est à 10.00000000000000 d'années lumière du circuit du ciné tradi, je ne vais pas m'en plaindre.