Panic room

Critique par Nicolas - le 25/04/2002 Affiche du film Panic room
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Loft Story.
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Une chambre de panique. En d'autres termes, un bunker de sécurité en cas d'agression ou d'intrusion. Et sujet du nouveau Fincher, réalisateur bien connu pour ses oeuvres un peu décalées, souvent sombres et angoissantes, à l'image de son Alien III, de Seven, ou encore de Fight Club.

Divorcée depuis peu d'un riche industriel pharmaceutique, Meg Altman (Jodie Foster) emménage avec sa fille Sarah dans une immense demeure à New York. L'ancien propriétaire, un vieil infirme un peu maniaque, s'était offert à l'étage une pièce hermétique, une chambre de sécurité pour se protéger en cas d'agression extérieure. Seulement, dès leur première nuit dans la demeure, Meg et Sarah ont recours à cette "chambre de panique", effrayées par l'intrusion de trois hommes...
Une immense maison grande comme 6 ou 7 loft de M6, et pourtant tout va tenir entre quatre murs blindés protégeant 10 m². Le mot Panic trouve ici son plein sens, puisqu'il va s'agir d'une crise d'angoisse assez violente pour les deux protagonistes principaux, à savoir Meg et sa fille Sarah. Luttant contre leur peur, et cherchant désespérément un moyen de se sortir de cette situation problématique. Immanquablement, on partage cette angoisse. La faute à une réalisation axée sur le contraste entre cette minuscule chambre de sécurité et l'immensité de la maison. Fincher multiplie les grands déplacement de caméras à travers les planchers, les conduites, les cafetières ( ?), monte le son de la musique, impose une atmosphère soutenue par son jeu de l'esthétisme. Le suspense en garde toute sa force jusqu'au dénouement, avec des passages plus serrés (par exemple la scène du portable), admirablement mis en valeur. Donc la forme y est. Le fond est lui plus mince, puisque l'unique ligne directrice est cette angoisse persistante. Le scénario n'est pas des plus élaborés (quelques passages peuvent sembler incohérents, ou tout du moins pas très crédibles), et on pourra également trouver la fin un peu expéditive.
Fincher donne à la catégorie des thrillers un très bon spécimen, remarquablement esthétique, peut-être même un peu trop. La forme prend une plus grosse part que le fond, qui aurait gagné à se doter d'un scénario plus subtil. L'angoisse étant toutefois la principale commande du cahier des charges, le contrat est rempli.


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