Il est vrai que la bande-annonce de ce film ne m'a pas franchement emballé et m'a plus fait penser à un remake bien franchouillard de "Solo pour deux" de Carl Reiner. Dommage, j'attendais plus du duo Nicolas & Bruno.
J'aime bien Daniel Auteuil, mais à la vue de la bande-annonce je sentais déjà venir le navet . . . . . . à la lecture de la critique, je bloque : je n'irai pas voir ce film.
Nous vous fiez pas trop à la critique, la personne au deux personnes peut s'apprécier différement, il faut déja apprécier un peu Alain Chabat et surtout essyer de voir ce que racontre le film.
ça ne vous rappelle rien ? Mais si, parfaitement, La personne aux deux personnes est un remake de L'aventure intérieure de Joe Dante
Personellement, le film n'a pas du tout les mêmes prétentions artistiques puisque l'élément fantastique est très vite désamorcé par le twist est n'est (surtout) pas un film d'aventure.
Mais derrière cette démarche, derrière ces efforts, on ne sent aucune âme, aucun désir de communiquer quoi que ce soit, ni même de faire rire.
Bien au contraire, le sujet du film est très profond même si l'esprit rétro du duo a tendance à parasiter l'impact. On aborde donc le lourd problème de la solitude et on s'amuse de temps à autres à en sourire au travers de quelques séquences (les toilettes) pour mieux exprimer les limites de nos besoins sociaux. Du coup :
le rebondissement astucieux qui intervient dans le dernier quart d'heure ne sert à rien dans la narration
a pourtant une importance capitale puisqu'à force de nous montrer le personnagfe principial comme un être presque normal, ce dénouement permet de réestimer son statut et de déstabiliser nos références. Donc le fait que:
Gilles Gabriel est un has been qui n'a jamais été sympathique, et son éventuel come-back n'intéresse pas plus le spectateur que les personnages du film
est un élément permettant de renfocer ce sentiment de solitude, le rêve étant à cette occation une illustration de la psychologie du personnage et une éxagération des nôtres.
ne cherchez donc pas
une ambition tournée vers les scénarios de David Cronenberg
Puisque l'intention des auteurs est aux antipodes des thèmes de Cronenberg.
Dommage que le style des réalisateurs manque de finesse car l'intérêt relatif du film ne méritait pas cette impopularité et ce rejet de la part de certaines critiques.
6/10