Petites confidences (à ma psy)

Critique par Vincent.L - le 15/02/2006 Affiche du film Petites confidences (à ma psy)
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5.5/10
Psycho couac
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Rafi Gardet (Uma Thurman), 37 ans, tombe amoureuse de David Bloomberg (Bryan Greenberg), 23 ans. Sans le savoir, elle s'est engagée dans une relation avec le fils de sa psychologue...

Petites confidences (à ma psy), comédie sentimentale classique, se caractérise par les interprétations de ses acteurs et son humour gentillet. Uma Thurman, en tête d'affiche, affiche une intense présence sexuelle. Son regard de tigresse et son corps fascinant constituent les aspects sexys et charmants du film. Meryl Streep, plaintive à souhait, excelle dans son rôle de mère tiraillée entre sa vision de l'amour idéal qu'elle souhaiterait pour son fils et une réalité peu banale.

Sans concession, Petites confidences (à ma psy) pose la question de la différence d'âge dans un couple. Il montre les divergences de maturité qui sont presque inévitables avec plus de dix ans d'écarts. Plus globalement, il s'interroge sur la suffisance de l'amour et du sexe dans une relation amoureuse. En face d'Uma, le jeune Bryan Greenberg (Jake dans Les Frères Scott) ne manque pas de tendresse et de crédibilité. Son personnage préfère parfois le divertissement à des responsabilités qu'il est encore trop jeune pour assumer. Côté humour, les quiproquos et malaises créés par la situation peu banale de la psy apparaissent drôles bien qu'assez peu exploités. Excepté quelques allusions sexuelles gênantes, le film ne part jamais dans un véritable délire. Les souvenirs de la grand-mère réac et du copain puérile de David constituent un mini bagage comique qui permet de rajouter un peu de piquant.

A la différence d'une quantité d'autres, cette comédie sentimentale affiche un propos pertinent sur les relations de couple et de famille. Préférant s'encrer dans une réalité représentative de nombreux amants, Petites confidences (à ma psy) choisit volontairement de ne pas accentuer le comique. Malgré une fin intelligente de sous-entendus sentimentaux, le film de Ben Younger ne parvient pas vraiment à s'élever plus haut que son genre limité dans sa structure scénaristique.


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