Moi en allant au cinéma, je pensais pouvoir me détendre en regardant un bon petit film pas trop méchant...
Bah j'ai eu tord, pas le temps de s'assoupir durant ce superbe film, les images sont fortes (peut être un peu trop) et on aborde un sujet pas tres exploité du 7e art...
Un juif échappe aux camps de la mort, il se cache et voit toutes les horreurs de la guerre devant lui, en Pologne, à voir absolument!
On est quand même un peu triste à la fin quand on apprend que l'allemand est mort en goulague (mais bon, c'était un nazi tout de même!)
Bonjour,
Je n'ajouterai rien de plus sur la beauté des images, la force des sentiments etc ... Mais il me semble qu'il faut souligner à quel point (parfois jusqu'au dégout) le personnage principal de ce film est un anti-héro, contrairement à nombre de films sur la seconde guerre mondiale, et que son incapacité à agir sur les évenements dont il est témoin nous interroge crucialement sur les difficulté de l'implication dans une résistance active et efficace. Bref ce personnage represente à n'en pas douter une part importante de la population d'alors, une part de la population qui a rarement eu droit à sa représentation dans le cinema moderne, aussi peu noble soit elle...
j'ai trouvé ce film magnifiquement fait, il nous montrait vraiment la réalité des choses avec des images poigantes et fortes ( meme très fortes ) c'est avoir absolument !! rien à dire de plus ...
Avec pour thème principal la Shoah, Le Pianiste n'est certes pas original. Son originalité se base dans le choix du héros : ni un héros, ni un anonyme. Juste un pianiste d'un milieu aisé qui va tout faire pour survivre et seulement survivre. Adrian Brody est excellent dans ce rôle.
On peut facilement opposer ce film à La Liste de Schindler de Spielberg. Beaucoup moins d'horreur, beaucoup moins d'émotion, seules quelques scènes en arrière plan nous rappellent les conditions affreuses dans ce ghetto.
Tout le reste du temps, la caméra se contente de suivre l'histoire ordinaire de ce pianiste, une histoire qu'ont vécut des millions de juifs durant cette sombre période : pas de faits héroiques, des nazis le plus souvent durs mais parfois relativement amicaux.
En fait je retiendrais principalement la scène finale du film : un long plan sur les mains du pianiste qui joue et ses mains sont tour à tour douces ou dures. Peut-être une métaphore de la vie?