"Un spectacle fascinant" -Figaro- "un film d'auteur spectaculaire, drôle et visuellement très beau" -Le Monde- "des dialogues qui ne manquent pas d'humour" -Le Parisien- "et de subtiles performances d'acteurs pourtant planquées, pour la plupart, sous un masque de latex" -MonsieurCinema- "La Planète des singes restera sans doute comme le meilleur film dont ait accouché Hollywood cette année" -Urbuz.com-...
"Nettement inférieur à la première version de Schaffner" -Inrockuptibles- "un flou total pèse sur le(s) discours du film" -Libération- "La planète des singes est un film gentil, impersonnel et anodin" -Première- "C'est simplet" -Nouvel Observateur-...
Ce fût un accueil mi figue mi raisin que reçut le plus jeune des rejetons du fabuleux Tim Burton. Ses grands frères, en effet, -Sleepy Hollow, Batman, Mars Attacks, pour ne citer qu'eux- avaient reçu nettement plus d'éloges. Le fait est qu'il est difficile de critiquer La Planète des Singes.
L'idée originale est grandiose : un astronaute américain, tentant de porter secours à un singe perdu au coeur d'une tempête électromagnétique, est projeté dans le futur et s'écrase sur une planète inconnue, où les hommes sont les esclaves de singes évolués.
Les décors sont absolument fabuleux, les costumes et les maquillages, très réussis. Les acteurs qui se cachent sous les masques de primates sont très crédibles; certains singes sont terrifiants et rappellent ceux de la série télévisée et des différentes versions cinématographiques déjà réalisées, d'autres sont totalement burlesques, d'autres encore sont très émouvants. Mark Wahlberg, qui interprète Leo Davidson, le héros, s'en sort plutôt bien, même s'il est vrai que son personnage est assez superficiel. Quant à la jeune indigène qui tombe éperdument amoureuse de l'astronaute, et qui semble tout droit sortie des feuilletons américains les plus populaires: elle est un élément parodique majeur, qui rappelle au public qu'il ne faut pas prendre le film au sérieux, tout comme il ne fallait pas prendre au sérieux la légende du cavalier sans tête -Sleepy Hollow est une comédie- ou l'attaque extraterrestre dans Mars Attacks. D'ailleurs, les singes détendent souvent l'atmosphère, de par leurs mimiques, leurs dialogues, leurs coutumes, et nous font souvent rire. A noter toutefois qu'ils sont souvent amusants quand ils nous imitent !!!
Je vous l'accorde, La Planète des Singes ne brille pas par son scénario, ni même par le "pseudo-coup de théâtre" qui achève le film, et qui reste assez sombre et incompréhensible. Mais finalement, les leçons de tolérance, de respect d'autrui et de fraternité entre les peuples ont été intelligemment données par M. Tim Burton, qui n'a certes pas réalisé son plus beau chef d'oeuvre, mais qui a, comme à l'accoutumée, su nous faire rire, nous faire rêver et nous faire réfléchir.
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