J'aurais tendance à être d'accord avec ce que tu dis Figo. Néanmoins, je te trouve ta note un peu dure.
Ce qu'on retient du film:
- des scènes cultes: Cécile de france chez le grand papa de Duris, la scène dans la rue de Saint Petersbourg avec son plan séduisant..., la partie maladroite de critique des téléfilms français (le réalisateur montre plus une caricature des soap américains), l'arrivée à Paris de William, le pipo récurent...
- une réalisation sublime: comme dans l'Auberge Espagnole, Klapisch s'en donne à coeur joie de détails, d'inventivité et de beauté visuelle
- un humour plus rare que dans l'Auberge: aspect séduisant, Klapisch a vraiment fait un film à part entière, pas une simple suite qui tire les mêmes ficelles; l'humour reste là, surtout avec les mimiques de Duris
- Kelly Reilly: déjà belle dans l'Auberge, elle est sublime dans Les Poupées Russes avec des longs cheveux roux et son tendre charme anglais
- des longueurs: contrairement à Figo, c'est la première partie du film qui a eu tendance à m'ennuyer, avec son étalage complaisant de relations sans lendemain et avec des anecdotes qui ne passent pas toujours bien
- un propos qui se voudrait intelligent mais qui reste effectivement, comme le dit Figo, assez banal (sur l'amour, notamment); à aucun moment le film ne parvient à nous émouvoir, ce qui est dommage car il se veut presque plus dramatique que comique
Bref, avec une réalisation recherchée et impressionnante, Klapisch aurait pu faire, dans le registre partiellement différent qu'il a choisi pour sa suite, une bombe aussi puissante que L'Auberge Espagnole. Cependant, avec un propos qui part un peu dans tous les sens, Klapisch se perd un peu dans ses reflexions, choisissant au final une certaine banalité qui, même si elle représente l'amour et l'arrivée à une certaine maturité, manque d'émotion.
6.5/10
Attention attention maintenant Xavier est trentenaire et comme tous les trentenaires des derniers films sortis (je vous passe la liste, elle est suffisamment longue pour ennuyer un sage au Tibet), Xavier est célibataire, comme du reste tous les gens autour de lui.
Et cherche donc l'âme-soeur en jouant à zizi-panpan tous les soirs ou presque.
Jusqu'à ce qu'il rencontre sa vieille ami de l'Auberge Espagnole, Wendy l'anglaise.
La première partie du film est assez drôle (notamment les apparitions du pipeau) même si je n'ai pas compris les rires à gorge déployée que j'entendais tout autour de moi. Puis le film prend un ton plus grave (ce qui n'a pas empêché certains spectateurs de rire à des moments poiur le moins déroutants).
Là où l'Auberge Espagnole faisait preuve d'une grande originalité en s'intéressant finalement à l'Europe et ce qu'elle peut apporter, Les Poupées se laisse entraîner, malgré une réalisation pour le moins différente, dans la facilité des films à trentenaire. Sans compter qu'on se doute qu'il y aura une suite à ce film et que forcément la vie ne sera pas si rose entre Wendy et Xavier.