Rasta Rockett

Critique par weirdkorn - le 30/04/2007 Affiche du film Rasta Rockett
Recherche
8.5/10
Yeah man, Cool Rasta !
vote internaute
(110 votes)
voter pour
le film
69 %
9 %
13 %
9 %

« Balance man... Cadence man... Trace la glace... C'est le bob man, Cool Rastaaaaa !!! » Si un lecteur ne sait pas d'où provient cette réplique de film, il doit participer de toute urgence à une séance de rattrapage pour le bien de sa santé. Sa vie aura manqué une heure et demi de rire et d'énergie positive. Que faut-il avoir vu ? Rasta Rockett bien sûr, le seul film qui entremêle rastas, glace, bobsleigh et phrases qui se concluent par « man ». Plus qu'un moment de cinéma, ce film est un concentré de bonheur, un mélange de dynamisme déjanté, de répliques qui tuent et de scènes cultes ; et tout ça juste pour poursuivre un rêve.

Tiré d'une histoire vraie mais largement réaménagée, Rasta Rockett raconte comment quatre jamaïcains et leur entraîneur américain vont tout mettre en oeuvre pour participer à la compétition de bobsleigh aux Jeux Olympiques de Calgary (1988). Pourquoi le bobsleigh ? Parce que la poussée de l'engin demande d'énormes qualités de coureurs. C'est ainsi que trois champions du sprint, le héros, le fils à papa et la grosse brute, ainsi que l'ami de service toujours blagueur vont se retrouver en partance au Canada afin de suivre leur rêve : concourir aux Jeux Olympiques. De l'île tropicale au froid polaire, on suit une grande aventure humaine et sportive où l'humour et le décalage propres à la situation prennent toujours le dessus.

Clairement une des plus belles réussites des productions Walt Disney, Rasta Rockett réussit à combiner une incroyable puissance comique avec une dose d'émotion, sans que cela soit englouti par une quelconque morale. Bien sûr, le film prône l'égalité, le respect des autres et le dépassement de soi, mais il le fait d'une telle manière que ça ne prend jamais le pas sur l'histoire, bien au contraire. Grâce à un scénario de structure classique mais bourré d'idées, Rasta Rockett comporte une multitude de répliques géniales et de scènes cultes dont la réussite est due en grande partie à des acteurs aussi sympathiques qu'excellents. Le « Sanka, t'es mort ? », l'Ein, zwei, drei pour pousser le bob, l'oeuf grigri, les premiers entraînements ou l'arrivée au Canada sont autant d'éléments irrésistibles de drôlerie dont on se souvient encore pendant de longues années. Qui plus est, la version française est excellente grâce à une traduction et un doublage de très haute qualité (à l'époque, on osait encore faire parler les gens avec un accent).

Mieux que le Xanax et le Prozac réunis, Rasta Rockett anéantit toute anxiété ou déprime et devrait être remboursé par la sécurité sociale. C'est la comédie familiale par excellence, gentille, positive, fraîche et surtout génialement drôle et originale. Quinze ans plus tard et après au moins autant de visionnages, c'est toujours aussi bon. Que du bonheur en somme, man !


Votre avis, votre critique

Accéder à l'accueil du site

Krinein, critique et pop cultureKrinein : le magazine de la pop culture
CHE, l'Argentin : des T-shirts et des livres à gagner !
Le Père Noël est une ordure
Le Père Noël est une ordure
Australia
Australia
Louise-Michel
Louise-Michel
Les deux visages du Dr Jekyll
Les deux visages du Dr Jekyll
Burn after reading
Burn after reading
Créer un blog krinein : kriblog
10 076 articles | 13 051 références | 10 875 membres | 34 rédacteurs réguliers | 49 rédacteurs occasionnels | 39 245 avis internautes