Resident Evil : extinction

Critique par Nicolas - le 04/10/2007 Affiche du film Resident Evil : extinction
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Eat machin
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La quasi-totalité de l'humanité a été contaminée par le Virus T. Les rares survivants arpentent un monde dévasté, désertique, sans espoir. Tandis que Alice (Milla Jovovich) cherche à se cacher de la société à l'origine de tout, Umbrella, celle-ci continue à mener de mystérieuses expériences sur les mort- vivants. La clef de tout, selon le docteur Isaacs, serait le code ADN d'Alice, aussi  met-il au point un processus de clonage visant à la re-créer génétiquement, mais les résultats sont loin d'être satisfaisants. L'originale doit être retrouvée... 


" Patriiiiiiick !"
L’humanité est décimée. Ou presque, elle se scinde maintenant en deux races bien distinctes : les vivants et les morts-vivants. La première survit en petits groupes, se déplace sans cesse, déniche du mascara on ne sait où, et perd  trois ou quatre têtes de pipe à chaque arrêt ; la seconde passe la journée à glander en beuglant, et n’a  aucune espèce de but  dans la (non-)vie. La planète est également  dévastée. Ou presque, puisque le sable a tout recouvert et  la végétation a décidé de s’éteindre d’elle-même, à croire que le fameux Virus-T s’attaque aussi aux plantes (un bonsaï mutant mort-vivant, vision  d‘horreur). Parmi les survivants, Claire Redfield, patronyme bien connu de la série apposé sur une bonne femme  sans grand rapport avec le personnage d’origine - outre peut-être une ressemblance physique approximative, et Carlos Olivera, repêché du second volet, histoire de ne pas avoir à reprendre le background depuis le début. Eux et leur petite cohorte devront non seulement faire face à l’humanité réduite à l’état primaire de mangeur de chair de base, mais aussi à l’indécrottable société Umbrella qui rivalise de génie quand il s’agit de préparer un mauvais coup fumant. V-là t-y pas qu’ils veulent domestiquer les zombies ! Heureusement, avec Alice, tout est clair (Wou - Houuuuuuu) ! Mademoiselle je-joue-mal-et-je-vous-embête  distribue coups  de tatane, bastos, poignards, et peut maintenant faire appel à  la Force toute puissante pour stopper des trucs et des méchants, et faire déferler sur le monde les flammes de l’enfer, plus ou moins. Dans le genre, non seulement on a clairement déjà vu mieux, mais pire, tout ce mic-mac ultra simpliste et ultra-bourrin est à des kilomètres du jeu et de son univers. Extinction empile  sans fléchir tous les poncifs déjà sucés jusqu’à la moelle dans les  précédents épisodes, comme le gentil contaminé qui préfère se taire plutôt que d’avouer sa lente transformation, ou le vilain obnubilé par sa réussite qui n’hésite pas un poil de seconde à trahir tout le monde. Bref, dès les… allez… dix premières minutes, le film se retrouve en ligne droite et semble se rendre vers l’infini et au-delà, c'est-à-dire à peu près nulle part, essayant de faire naître de l’intérêt en alignant quelques références cinématographiques (Les Oiseaux, Mad Max). Quand on pense que ça dure trois heures (ah non, 90 minutes, j’aurais juré que…)…

On le piffait dès le premier épisode, Resident Evil n'est clairement pas de ces films qui peuvent supporter les opus à rallonge. Le numéro 3 se montre inutile, lent, et peu respectueux de l'univers d'origine, une série de tares à peine compensée par la bonne dose d'effets spéciaux allouée au film et par les petits coups de flippe saupoudrées ici et là.


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