Le serpent sannonçait comme un projet très alléchant, deux acteurs tel que Cornillac et Attal en tête de casting et un film qui lorgne vers le thriller sombre constituaient les principaux détails pouvant nous enthousiasmer sur un tel film.
Cette histoire de manipulation ou Attal joue un photographe en pleine instance de divorce et du jour au lendemain manipulé par une sorte de psychopathe très malin est loin de tenir toutes ses promesses.
La partie thriller est pourtant bien remplie avec des séquences aux suspense bien orchestré et à une intrigue assez disloquée qui reste pourtant très claire dans son déroulement. Le problème se situe plus dans le rythme assez nerveux mais aussi un peu inégal, une inégalité pas si gênante mais qui comme beaucoup de détails du films, alourdissent le spectacle dans le mauvais sens.
Malgré cela, ça reste tout de même regardable même si on peut avoir le droit de penser que lintrigue a tendance à se chercher une raison dêtre, comme si le fait de rajouter des éléments inconnus allait pimenter un plat qui manque un peu de saveur, mais encore faut il que ses saveurs sallient bien ensemble.
Heureusement, Le film a un gros atout en poche, un casting présent, mobilisé et qui réussit à faire passer plusieurs grosses pilules du scénario (des dossiers clients non protégés par mot de passe sur ordinateur, vous y croyez vous ??) surtout un Clovis Cornillac dont le jeu pas toujours fin réussit quand même à impressionner par moment, un acteur qui touche vraiment à tout et qui nous épatera, à linverse de Barbier.
Barbier, réalisateur un peu touche à tout aussi mais qui montre un sacré réservoir ce qui nest pas pour nous déplaire en étoffant un script un peu facile et creux grâce à une réalisation parfois inspiré mais jamais facile.
Cest une bonne nouvelle même si au final, le film tourne un peu à vide, mais le pire dans tout ça se situe plutôt dans la réputation du film qui décrivait une film noir alors quon est loin du climat sombre promis, preuve que la France, 10 ans après seven ne sais pas récupérer des idées et ne sais pas livrer un film VRAIMENT Noir.
A nous à être patient et Le serpent fait office pour le coup déchantillon à peine convaincant.
Vincent Mandel, photographe et père de famille en instance de divorce, voit sa vie s'effondrer à cause d'une manipulation orchestrée par un ancien camarade de classe, Joseph Plender. Meurtre, enlèvement et chantage vont conduire Vincent dans une véritable descente aux enfers... Il ne lui reste qu'un seul espoir, battre Plender à son propre jeu.
Si les intentions sont nobles, les efforts déployés pour faire de ce serpent une référence du cinéma de genre ne débouche pas sur la réussite escomptée. La faute, on la doit exclusivement a un scénario criblé de fils blancs. Un point faible qui plombe sacrément le film. Dommage car le reste des éléments donnent vraiment envie. Dabord le soin apporté à limage témoigne dune vraie volonté de donner un aspect sombre et glauque au métrage. Ensuite, le choix des comédiens est plutôt bien fait. Yvan Attal est comme souvent assez crédible et Cornillac est impressionnant. Tout en muscle pour interpréter cette brute épaisse.
Avec un mauvais scénario, on obtient au mieux un film moyen. Le serpent est lexemple parfait qui permet détayer cette règle de cinéma qui sapplique hélas trop souvent aux films de genre français.
Un film qui semblait intéressant mais qui au final est plutôt pas terrible. Une basse histoire de vengeance et surtout, j'ai trouvé qu'il ressemblait par moment à "Harry un ami qui vous veux du bien" en nettement moins bien.
A noter la performance de Cornillac en psychopathe, pour le reste, j'ai trouvé ça très banal...