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Sleepy Hallow m'a laissé un très bon souvenir...La maîtrise parfaite d'un policier-aventure-fantastique à l'américaine sans l'être vraiment. Tim Burton a réussi à faire un film holywoodien sans utiliser les mécanismes archi-usés qu'on a l'habitude de retrouver dans ce genre de film, ou s'il le fait c'est en les parodiant. Du coup les scènes frissonantes sont toujours à la limite d'être des scènes comiques, et le scénario sans être grandiose, est truffé de petites trouvailles fort agréables. Un film commun réalisé avec une grande maîtrise. Un bon film.
Un très bon film! Tim Burton nous a encore gaté! Un film aux décors sombres à souhait, une histoire qui tient la route, et puis johnny depp encore royal sous les ordres de son mentor!
Sleepy Hollow est un film gothique-fantastique sans surprise, réalisé de manière conventionnelle, avec un Johnny Depp qui joue exactement comme on pourrait l'attendre, avec une jolie historiette d'amour bien classique, avec un méchant ni trop marqué ni trop insignifiant. Bref, ce film est parfaitement plat et de ce fait, sans intérêt.
Tim Burton est vraiment un réalisateur surfait, encensé à chacune de ses productions, alors que finalement, passé ses quelques originalités (esthétique gothique-ironique), il ne fait que s'inscrire dans une tendance lourde du cinéma américain, qui va de Disney à Spielberg: faire rêver et revenir en enfance dans un monde magique. C'est le syndrome Peter Pan. Cela peut donner parfois des films formidables - mais c'est hélas, le plus souvent, déséspérément convenu ou niais.

Je m'en vais donc préciser ma pensée.
"Sleepy Hollow" n'est pas un mauvais film, c'est un film tout à fait moyen, convenable (presque consensuel). Et c'est justement ça qui me dérange; si un obscur tâcheron de Hollywood, qui enchaîne les productions sans âme, avait réalisé ce film, j'en aurais été tout à fait satisfait. Mais de Tim Burton, un réalisateur encensé, un "auteur" comme on dit en France, j'attends autre chose qu'un film correct. De deux choses l'une: soit Burton a un peu raté son film (parce qu'on n'y retrouve pas le "supplément" qui en ferait un délice, et dont on peut légitimement attendre la présence dans le cas d'un cinéaste avec une réelle "écriture"), soit Tim Burton est surfait.
De Tim Burton, j'ai vu beaucoup de choses. J'ai été enchanté par "Beetlejuice", excellent début, sans doute ce qu'il a fait de mieux dans son style gothique-ironique, justement. Je trouve ensuite que "Ed Wood" est un film magnifique, un grand film, le plus beau de Burton, avec une véritable réflexion sur le métier de réalisateur et sur l'esthétique kitsch-minable, tendanciellement toujours présentes dans les genres gothiques ou fantastiques.
Par contre, "Edward aux Mains d'argent" pourrait être une production Disney actuelle, mis à part les connotations associées aux ciseaux. C'est un film assez plat, un gentil sujet qui aurait peut-être été bon en court-métrage, mais qui est insuffisant à faire un film. "Mars attacks" est une catastrophe, le second degré affiché est le même que le second degré publicitaire, il n'est que séducteur - Tim Burton s'y complait, et si l'on peut trouver un charme aux films de S-F des années 50-60, il est difficile d'éprouver la même chose devant une parodie qui n'en est pas une. Quant à "Batman", je reconnais que c'est un excellent film de super-héros, surtout le deuxième volet, avec un début de réflexion intéressante sur ce qui est jeté et refoulé et qui refait surface (le bébé, l'égout, le papier compromettant) - hélas ce début ne se confirme pas par la suite, puisque l'action en tant que telle prend le pas sur les différentes couches thématiques qu'on peut attendre d'un film. Mais je m'abstiendrai de juger plus avant, puisque je reconnais avoir en horreur le genre du super-héros (ce qui est tout le contraire concernant le genre Fantastique, d'où ma légitimité à parler de Sleepy Hollow).
Enfin, ne me parlez pas de "L'étrange Noël de Mister Jack" - c'est un véritable chef d'oeuvre, mais si Tim Burton l'a produit et si le film est lié à son imaginaire et à son esthétique, le véritable auteur de ce film est Henry Selick, un grand cinéaste d'animation sans qui ce film ne serait rien du tout.
A bon(s) entendeur(s)!
sleepy hollow consensuel ??? mouai !!
mars attack, moi j'ai adoré, mais au bout de plusieurs visions
edward, la tu touches à un classique, j'espères que tu feras mieux derrière la caméra car rare son ceux qui ont osé critiquer ce film.
Pour les batman, tout le monde dis que le deuxième est de loin le plus réussit de la saga, mais il est difficile de donner un avis constructifs quand on n'apprécie pas les adaptations de comics books.
Je pense que pour mieux te comprendre, faudrait que je connaisse tes réalisateurs préférés, tu en as en mémoire ?
(j'avais déjà fait une réponse hier mais visiblement Krinein a bugé)
Or donc, les réalisateurs que j'apprécie sont trop nombreux pour être cités, mais simplement en ce qui concerne le Fantastique, je dirais:
- David Cronenberg. Sans doute le plus grand, actuellement, dans le genre fantastique
- Polanski pour "Le Bal des vampires". Bien que soit une parodie, c'est aussi un des plus beaux films de vampire, avec une véritable recherche esthétique (couleurs, gestuelle, ambiance sonore...)
- "Frankenstein junior" de Mel Brooks, mêmes remarques que pour Polanski
- Des films comme "Blair witch project" ou "Wicker man" sont des réussites dans le genre inquiétant
- Plus près de Tim Burton, je trouve Joe Dante ("Gremlins", "Small soldiers"plus honnête dans sa démarche: gros studios hollywoodiens, visée "fun", mais beaucoup moins niais qu'il n'y paraît de prime abord
Et puis il y a aussi des chefs d'oeuvre Fantastique dans le cinéma muet ("Nosferatu", "La charrette fantôme", ...)
voilà.

Entièrement d'accord avec toi pour Blair Witch, c'était un coup unique et il n'y a rien à attendre de plus de ses auteurs.
Mel Brooks détourne des codes plus qu'il n'en crée, je suis d'accord; cela ne l'empêche pas de le faire très bien.
Joe Dante est guimauve; oui, dans la mesure où Hollywood l'est. Mais rien que la scène de Blanche Neige dans "Gremlins" montre qu'il y a une distance dans le propos, que Dante ne colle pas à un premier degré. Cela dit, j'ai cité Joe Dante parce que pour moi il se bat dans la même catégorie que Tim Burton, mais je n'admire pas ce qu'il fait plus que ça.
Je n'ai pas vu de Terence Fisher. Lacune sans doute. Mais je maintiens ce que j'ai dit à propos du "Bal des vampires". L'atmosphère qui y est créée est tout à fait distincte du propos parodique. La gestuelle des personnages est à mi-chemin du burlesque et du fantastique muet. Le travail sur le son est remarquable (on "entend" la neige; la langue anglaise y devient matériau sonore: écoute le mot "garlic"; les sons stridents sont immédiatements étouffés --> si ça c'est pas une esthétique du film fantastique, qu'est-ce que c'est ?). Enfin, la sensualité de Sharon Tate (la victime ouverte, la désirabilité évidente) et celle, en contrepoint, du vampire fils (l'agresseur-séducteur, le repoussoir ambigu) expriment des choses assez juste sur l'axe vie/mort ou raison/passion, thématiques fantastiques par excellence.
) ni sjostroielme (arf dsl j'y arrive pas plus que l'autre...)En tant que grande fan de Tim Burton, j'ai lu les commentaires de Waldem Maloïs avec un grand intérêt. j'ai rarement pu lire d'avis négatifs sur Tim Burton aussi bien argumenté en si peu de lignes !
Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec toi sur pas mal de choses (Edward au mains d'arhgent vole tellement haut !!!)... Surtout en ce qui concerne l'étrange noël de MR Jack, qui, pour moi, est un film de Tim Burton Henri Selick n'est que l'exécuteur (même si c'est un réalisateur extrêmement talentueux). D'ailleurs, nous l'avons vu à l'oeuvre dans James et la Pêche géante, où Burton n'était que producteur. le résultat : un film tout banal, incomparable avec l'étrange noël.
bien vu morgane pour james et jack
Fritz Lang dans sa periode allemande était en effet comme tu le décris, cependant dans sa période américaine (ex. Contrebandier de Moonfleet) on se rend compte qu'en mélangeant technicolor et sa vision baroque,on obtient un résultat qui laisse présager Burton.
Meme si le thème est différent le tigre du Bengale et le Tombeau Hindou sont deux autres bons exemples.
(j'espere ne pas avoir confondu pour mes ref. elles commencent à dater!!!
)
)
Je ne comprends vraiment pas qu'on trouve dans la même discussion des noms aussi variés...
NON Tim Burton n'est pas un génie, il n'a pas inventé ni révolutionné un genre, il reste sympathique, a fait pas mal de bons films (en gros jusqu'à Ed Wood), et puis plooffff plus rien de l'attendu et du convenu, plus ou moins bien ficelé, toujours plaisant, mais rien de neuf sous le soleil.
Si le cas Raimi est interessant, car excuser du peu, mais dans Evil Dead, il y a des vraies trouvailles de réalisation, le realisateur jubile et le spectateur avec, et surtout ne reduisant pas ça a du film de genre, ou alors la cinéphilie regresse... Par contre depuis le monsieur à quand même commis des trucs comme Spiderman, et là, c'est plus de la faute de goût c'est du crime contre la culture humaine !!!
En ce qui concerne Cronenberg, c'est un peu pareil finalement. Si ses films ne sont pas pour autant convenus, ils s'affadissent.
Polanski a pondu des chef d'oeuvre, et fait de la merde... (et qu'on ne me parle plus du pianiste nom de dieu !)
Jackson est un petit genie, cf bad taste+the feebles+brain dead+heavenly creatures+forgotten silver... depuis... disons que la reussite est là mais que le cinema n'y gagne pas forcemment...
Ce dessine donc un mouvement général, les bons réal finissent par faire de la merde ou se répète tristement, kusturica aussi...
A cela deux raisons : 1) Ne pas oublier que le cinema n'est pas une forme d'art normal, il trouve son origine dans les spectacle de foire, les kaleidoscopes geants, les diapositives, et les visites... à la morgue !!!! Avant d'être considéré comme une forme artistique possible, c'est un divertissement populaire. 2) Le cinema suppose des moyens financiers colossaux, donc des investisseurs, et des retours sur investissement. L'art est-il possible dans ses conditions ? Oui, mais ce n'est pas la donnée première. Et sans doute aujourd'hui moins que jamais.
De fait un divertissement peu être très reussi, comme les derniers Jackson, mais son King Kong quoiqu'exemplaire (ajouts, citations, et palimpsestes viennent etoffer le mythe original ex: Heart of Darkness) restera toujours inferieur à la puissance de l'oeuvre original.
Maintenant entendons nous bien, si l'on veut parler chef d'oeuvre, il faudra poser la question de manière purement formelle, c'est à dire au delà des codes de narrations conventionnels et donc convenu, ou pousser certaines logiques à leurs extremités. Je pense ici à des voies ouvertes par Lynch (en particulier Inland Empire) ou des gens comme Tod Solondz ou Gaspard Noé... (je pourrais aussi parler de Straub et Huillet, malheureusement)
Ce qui est en jeu, c'est le statut de l'oeuvre d'art si problématique au cinema, je renvois tout les apprentis critiques au texte de Walter Benjamin sur "L'Oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique", et finalement dans la logique marchande du divertissement c'est encore l'aura qui est en jeu, aura que le regard cinéphilique (une invention française) a pu restaurer et qui est en passe de disparaitre... (définitivement?)
Gageons que les gens qui s'exprime encore sur le cinema le fasse avec la même rigueur que lorsque n'importe quel historien de l'art parle de la Renaissance Italienne. L'oeuvre d'art, c'est avant tout ce qu'on en voit.
L'oeuvre d'art, c'est avant tout ce qu'on en voit. Ce qui veut dire que tout ton paragraphe sur les réalisateurs géniaux deviennent nuls quand ils deviennent très connus est non-applicable?
ça me peine de le dire, mais je suis vachement d'accord avec Soomiz. Globalement.
Aussi réussis et appréciables que soient les films récents de Burton, Raimi ou Jackson, je leur trouve une fadeur certaine par rapport à leurs premiers. Le premier Spider-man est un remake pour enfants de Darkman. Charlie et la chocolaterie, King Kong sont des livres d'images...
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