Starship Troopers 2 : Héros de la Fédération

Critique par Vincent.L - le 18/07/2004 Affiche du film Starship Troopers 2 : Héros de la Fédération
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3/10
L'insulte au premier de Verhoeven
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Après la série, voici le numéro 2.
Et oui ! Quand il y a succès, il y a argent. Et quand il y a argent, il y a suite. Et quand il y a suite, il y a souvent mauvais film. Et Starship Troopers 2 est un mauvais film.

C'est simple : ils ont pris le concept des araignées géantes, ils ont choisi des acteurs inconnus ou des acteurs de séries minables (ex : Richard Burgi, le "héros" de The Sentinel) et ils ont fait une sorte de huit clos dans la nuit pour éviter les coûts de décors et d'effets spéciaux. Exit donc la critique de l'armée et du patriotisme du premier, exit le quadrilatère amoureux, exit les combats époustouflants, exit la sensation d'immensité de l'espace et des planètes, exit les rebondissements, exit l'émotion...

Rien, rien, rien ! Cette suite n'a rien de bon. Les seules choses que l'on retrouve dans cette séquelle sont les araignées. Malheureusement, elles n'apportent rien du tout à une histoire qui est affligeante de déjà vu. En effet, une équipe se retrouve coincée dans une espèce de base en forme de tour, encerclée par les araignées... Et puis après il se passe des choses...
Pour ne rien "gâcher" au malheureux futur potentiel spectateur qui voudra comme même s'infliger cette suite minable, je dirai que le scénario se situe entre un des plus mauvais épisodes de X-Files et une des plus nulles copies d'Alien.
Bref, on est navré devant cette avalanche de scènes qui sont toutes des insultes au premier film. En effet, Starship Troopers 2 n'est plus de la S.F. mais avant tout du gore et de l'horreur. Et dans le genre, le réalisateur Phil Tippett nous offre un spécimen insipide, creux et déjà vu mille fois.

En résumé, Starship Troopers 2 mérite son statut de "Direct-to-DVD" car ne contient pas ne serait-ce qu'une micro particule d'intérêt le liant au premier. Phil Tippett a décidé de changer le genre du film et au final, on ne retient qu'une chose : c'est le comique involontaire de la nullité de l'ensemble.


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