Sans oublier que les images de synthèse du générique ne sont pas franchement terribles. Je prédis qu'elles vont mal vieillir.
Sweeney Todd est sans conteste son film le plus noir depuis Sleepy Hollow, mais est-ce qu'il est meilleur? Je n'ai pas franchement eu cette impression. Big Fish était un hommage à tous ses précédents films avec beaucoup d'autocitation, Charlie était une comédie plutôt enjouée et assez réussie, et Corpse Bride presque une copie de Jack.
Alors ici on a un peu de tous ces derniers films. De la chanson comme dans Corpse Bride, des passages très colorés et rigolos comme dans Charlie, et surtout un monde qui se rapproche beaucoup de Sleepy Hollow (à ce titre, Johanna dans sa première scène ressemble étrangement à Christina Ricci). Encore une fois, Sweeney Todd est loin d'être un mauvais film (malgré des passages sirupeux à vomir), mais j'ai l'impression que Burton se repose un peu sur ses lauriers.
à ce titre, Johanna dans sa première scène ressemble étrangement à Christina Ricci
Je suis pressée de le voirrr !
Un film vraiment génial, j'ai adoré, la bande son est vraiment bien malgré l'absence de Danny Elfman. Johnny joue toujours aussi bien, et son duo avec Helena marche vraiment très bien !
Un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles, parce que je connaissais Johnny Depp l'acteur, le guitariste, mais pas le chanteur, et je suis agréablement surprise !!!
Oh tiens, du coup j'avaispas posté mon avis.
Je suis donc allée le voir durant la semaine, et jai bien accroché. J'ai mis le temps, pour m'adapter un peu au fait que ça soit vraiment chantant, mais après hop ça passe bien. J'ai trouvé un nouveau stade dans la relation au personnage dont je ne me rappelais pas chez Burton (mais ma mémoire est peut etre celle d'un poisson rouge), le fait qu'on ne soit ni trop proche du personnage (c'est quand meme un tueur voyons), ni trop loin. Pas de sentiments triste ou autre comme "oh le pauvre Edward ", qu'on pouvait ressentir dans un de ses films passé, juste le spectacle, le coté théatral, pas de degout non plus. On peut trouver ça étrange de sortir du cinéma en se rendant compte qu'on a regardé des meurtres par centaine sans surprise, je trouve plutot ça genialissime, et justement le séparant du film à sensations, qui fait "peur" , Sleepy Hollow.
Bon j'ai aimé quoi ! D'ailleur je vais me chercher une bonne recette pour faire des tourtes.
C'est rigolo parce que Sweeney Todd m'a fait la même impression que Sleepy Hollow en pire.
Extrêmement bien léché au niveau de l'ambiance et de la photo, une histoire qui n'avance pas, une BO ici indigeste et ultra-présente, et du coup un film qui par sa lourdeur touche aux confins du supportable.
J'ai beaucoup aimé ce film malgrés le fait que la chansons "Johanna" revennais un peu trop souvent (même après s'être fait taper et avec 2 ou 3 chicots en moins, il continuait à chanter) XP
Bien qu’ayant attendu la troisième semaine de sa sortie, etce essentiellement pour ne pas me coltiner la horde habituelle d’idiots quiilluminent les salles obscures de leurs veilleuses de portables, en envoyant unSMS pour dire qu’ils ne peuvent pas parler maintenant parce qu’ils sont aucinéma, espèce qui peuple généralement les séances des films très attendus,c’est avec une réelle impatience que je me rendai ce jour-là à la projection dece dernier Tim Burton.
Enfin, après une interminable suite de bande-annonces toutesplus déprimantes les une que les autres, le film tant attendu commence…
C’est d’un air plutôt dubitatif que, tout d’abord, jesupporte l’odieux générique en images de synthèse criardes. Mais faisant fi demes considérations esthétiques bourgeoises, je décide de ne pas en faire cas etde me caler dans mon siège pour profiter du spectacle.
Mais une fois passées les presque 2 heures du film, forcem’est d’avouer que je suis terriblement déçu. Pourtant, nombre d’élémentspositifs sont réunis : un Johnny Depp qui chante décidemment très bien, unLondres victoro-dickensien glauque à souhait où le soleil ne perce jamais, sice n’est dans l’espoir ou le souvenir de jours meilleurs et une pléiade depersonnages savoureux, tel ce diabolique juge Turpin, interprété parl’excellent Allan Rickman qui d’ailleurs chante lui aussi très bien, et qu’ona de plus en plus de mal à imaginer jouant autre chose qu’un enfoiré perfide etvénal. Seulement voilà, il y a un problème : la musique est insupportable.Mais attention, je vous vois venir. N’allez pas croire que je déteste lescomédies musicales, loin s’en faut, mais ici la mayonnaise ne prend toutsimplement pas. Une comédie musicale, ce n’est pas juste des images sur de lamusique et vice-versa, c’est un mélange, une cohésion, une complicité, iciinexistantes.
Bien que le pari propre à toute adaptation cinématographiquede spectacle, disons « en live » pour faire court, soit relevé, àsavoir nous faire oublier l’unité imposé par l’espace d’une scène de théâtre,le film souffre de l’horripilante impression que Tim Burton à fait uncopier/coller du spectacle original en y ajoutant, à la palette graphique, leséléments et les codes picturaux qui lui sont chers et qu’il avait si bienexploité dans "Sleepy hollow". Ainsi la musique, sur laquelle il n’a aucunevéritable maîtrise, est bien trop claire et éthérée pour ne pas se greffermaladroitement sur les images. En essayant d’imaginer Jason Bourne cavalant dansles rues de Berlin sur le thème de James Bond, vous aurez peut-être unemeilleure idée de ce que je veux dire : tous les deux sont espions,balaises, beau gosses, débrouillard que s’en est pas permis et en plus ils ontles mêmes initiales, seulement voilà, ça colle pas.
De là, naît un certain inconfort et une distorsion del’ensemble qui pousse à faire bien plus attention au menu détails de l’histoireet de la mise en scène, entre deux coups d’œil furtif à cette montre braceletqui traîne décidemment la patte.
Donc plutôt que se laisser bercer nonchalamment par ledéroulement de l’histoire, on se prend à analyser le pourquoi on se fait un peuchier et à par exemple, regretter que le juge Turpin ne soit pas mieuxexploiter : seul véritable personnage dont le cœur soit purement mauvais et quicontamine celui de ceux qu’il approche, juge ou convoite jusqu’à les rendre àleurs tours mauvais ou fous (voire les deux), et qui à défaut, symbolise unesociété qui pousse par les excès de ces inégalités des sujets à peu prèshonnêtes, comme la pâtissière Mrs Lovett, aux extrémités que sont la complicitéde meurtre et le mensonge, dans lequel l’histoire trouve son tragiquedénouement. Dénouement qu’on voit d’ailleurs venir à des kilomètres tant on estpas du tout occupé par le côté divertissant du film.
Ainsi en sortant de la salle, j’en arrive à me demander sin’importe quel Allan Smithee, utilisant ce qui fait l’identité visuelle de TimBurton, n’aurait pas pu réaliser le même film, tant le mariage entre musique etimage est navrant d’incompatibilité.
Cette impression est renforcée par l’absence des élémentsqui font que le cinéma de Tim Burton est ce qu’il est : le fantastique, laféerie, l’incroyable, la réverie.
Sweeney Todd, malgré sa musique et ses tonnes de maquillageset de sang giclant (in slow motion ?) en tout sens en ne tâchant qu’à detrès rares exceptions les habits des protagonistes, est une histoire qui tente,à la manière de Dickens, de nous expliquer comment le vice vient à l’homme etse place de fait dans une problématique très terre à terre, dans laquelle lesavoir-faire pourtant démontré de Tim Burton s’embourbe, incapable qu’il est depouvoir nous surprendre avec un tel matériel.
Pour finir donc et si on vous le demande : non, je n’iraipas revoir ce film.
Bien d'accord avec toi, Athanagor.
Je ne vais pas reprendre ta critique points par points, mais le film m'a vraiment fait l'impression d'une auto-citation un peu désabusée de Burton, très creux sur le fond, et même pas très beau sur la forme (ni visuellement avec des décors honnêtes mais ce curieux sang à la fraise, ni musicalement avec l'odieux "Johanna").
L'exil, la vengence, les méchants juges injustes, on nous en a déjà servi jusqu'à la lie, merci.
"On appréciera tout de même la présence de deux vidéos supplémentaires, mais on attend encore l'ère des Blu-Ray gavés de bonus, le support n'étant pas encore exploité à la pleine mesure de son potentiel."
J'ai l'impression d'avoir entendu cette phrase de nombreuses fois à propos du DVD déjà...
Je le veux
Qui, nazgul ?
Non, le barbier.
Tu as fait le mauvais choix. Désolé.
Un chat possédant un sourire aussi diabolique ne peut être moins dangereux qu'un barbier serial killer. Donc j'approuve le choix de Luz.
Je m'approuve aussi
En plus d'être hermaphrodites, les escargots auraient une double personnalité ?
Oui. Comme tout être humain.
Certes, nous sommes bien d'accord avec vous.
Film brillant entrainant un bonus brillant pour un tout 100% plaisant.
Que n'ai-je une barbe et me faire raser par Johnny Depp !!! Mon Sweeney est sombre , chante comme un démon, tranche allègrement des gorges offertes par millier. Sweeney, c'est Edward qui aurait mal tourné. Sweeney c'est une toile expressionniste, et les rèves de Mme Lovett sont les peintures d'Edward... Hopper. Un film n'a jamais condensé autant de talent, autant de richesse, autant de détails hallucinants : tous sont brillants, les acteurs, les auteurs, les décors, et je conseille aux déçus des premières heures de revoir ce film en dvd et d'apprécier toute sa finesse, toutes ses qualités.
Pour moi le meilleur Burton!!!