The Jacket

Critique par Vincent.L - le 23/08/2005 Affiche du film The Jacket
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8/10
The Jack Quête
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Jack Starks (Adrien Brody), un jeune homme d'une bonne vingtaine d'années, se fait tuer en Irak pendant la Guerre du Golfe. Quelques heures après avoir été porté à l'hôpital du coin, les médecins s'aperçoivent qu'il est en vie...

Sur l'affiche, The Jacket s'annonçait comme un Highlander horrifique avec une accroche pour le moins perturbante: « j'avais 27 ans la première fois que je suis mort ». Cela pouvait laisser présager une succession de décès étranges sur fond d'un scénario léger comme une plume.
Dès les premières images, le réalisateur anglais John Maybury surprend par une mise en scène qui donne la part belle aux images tordues et mystérieuses. La quasi omniprésence à l'écran d'Adrien Brody est sublimée par un jeu torturé où l'acteur du Pianiste et du Village illumine son rôle de martyr.
Passée une obscure histoire de meurtre, le film entre dans le vif de son sujet dès lors que Jack se retrouve dans un centre psychiatrique. Rapidement, des références à Vol au Dessus d'un Nid de Coucou et l'Antre de la Folie apparaissent en tache de fond, rappelant des atmosphères solitaires, pesantes, claustrophobiques et dramatiques. En jouant avec le concept de spatio-temporalité, en alternant entre le passé, le futur et le présent, les scénaristes et le réalisateur jouent avec brio à brouiller les pistes d'interprétation de l'histoire. On pense ainsi à l'Effet Papillon et à Eternal Sunshine of The Spotless Mind, ce qui annonce la couleur.
Le suspense est maintenu jusqu'à la fin qui nous montre que The Jacket n'a pas choisi de faire dans le Thriller à Twist très en vogue ces temps ci. Il préfère s'arrêter sur les relations intenses entre médecin et patient, et sur une histoire amoureuse avec Jackie Price (Keira Knightley) qui a largement de quoi émouvoir. Dans ses dernières minutes, le film gagne une densité inattendue et brutale avec des messages qui s'adaptent totalement à des réalités sociétales quotidiennes. Sans perdre ses tensions et ses nervures, il dégage une positivité et un espoir étonnant.

En plus de la musique électronique symphonique de Brian Eno, The Jacket enthousiasme par sa psychologie fouillée et sa fin qui frappe fort dans un propos lumineux qui change des Twist finaux souvent réducteurs.


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