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gyzmo - le 26/06/2007 à 13:15

Excepté le passage avec les bestioles, le grand coup de pinceau de lucas sur son premier long metrage Sf est tout de même excellent et redonne un second souffle aux images originales (encore plus épurées, ce qui avait tendance à rendre le propos très pertinent d'ailleurs). Au aubaine pour ceux qui ne connaissent pas encore et aiment la SF intelligente sur grand écran.

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Eustache - le 27/06/2007 à 14:12

Sans avoir vu le récent director's cut, c'est un film qui m'a beaucoup marqué notamment parce qu'il montre, en marge de l'action, les contraites de fonctionnement de cette société du futur :

- Lors du procès du héros, quand le tribunal populaire arbitre son cas de l'autre côté de la paroi de verre, ce n'est pas du tout une discussion judiciaire ordinaire, débattant de l'application de peines prévues pour un crime ou un délit. C'est une discussion informelle, politique, telle qu'il peut y en avoir dans une assemblée législative !

- Une émission holographique montre les savants du coin, spéculant dans leur jargon sur l'arbitrage entre contrôle comportemental de la population et recrudescence des perversions.

- A la fin, le héros peut miraculeusement s'échapper et sortir du complexe souterrain, alors même que le policier-robot venait de lui agripper la cheville, parce que le service de contrôle de gestion de la police a constaté que le budget alloué à la poursuite avait été dépassé !

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nazgul666 - le 26/09/2007 à 09:59

Tiens c'est marrant, le policier-robot ne lui aggripe plus la cheville dans la version director's cut que j'ai vue hier. Il n'en est cependant pas loin.

La vision de la société du futur est semblable à la majorité des visions du futur : catastrophe qui a poussé les gens à vivre sous terre (L'Armée des 12 Singes, Bienvenue à Gattaca (là je ne suis pas sûr pour la catastrophe)), uniformisation des esprits reflétés par l'habillement généralement blanc, interdiction des plaisirs (sexe, musique), aliénation des esprits à la religion/au pouvoir, toute puissance de la productivité et de la consommation. Bref rien de neuf sous le soleil, sauf que ce film a été tourné en 1970 et devrait donc être considéré comme un précurseur (si on occulte les livres).

Après une première demi-heure où le spectateur est complètement perdu dans cet univers sans âme, le monde se met en place et le film devient plus intéressant. On comprend enfin les tenants et les aboutissants de ce futur. L'environnement blanc, sans ciel (vu que c'est une coquille enterrée comme ils disent) s'oppose aux couleurs chaleureuses du soleil.

Les images de synthèse rajoutées sur le film sont vraiment très visibles malheureusement.

Mais ce que je retiendrais de ce film, c'est surtout les envahissants messages destinés à la consommation/production. Lucas le dénonce dans ce film et l'utilise, à ses fins, dans la série Star Wars. Comme quoi, la vérité d'un jour n'est pas la vérité du lendemain.
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