Waxwork

Critique par riffhifi - le 22/04/2007 Affiche du film Waxwork
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6.5/10
Waximum eighties
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Certains films s'adressent à un public pointu. Waxwork est définitivement de ceux-là : fans de séries B horrifiques, vampirades et autres loup-garouseries, le musée de cire vous tend les bras. Les autres, vous pouvez passer votre chemin sans regret.

Mark (Zach Galligan, héros vite oublié de Gremlins 1 et 2) et cinq de ses amis branchés sont invités par un mystérieux personnage (David Warner) à visiter un musée de cire qui vient d'ouvrir ses portes. Ledit musée est peuplé exclusivement de mannequins à l'effigie des plus grands monstres légendaires : le loup-garou, la momie, le marquis de Sade (!), etc. Et bien entendu, ces créatures prennent vie quand on s'en approche...


Les années 80, c'était bon. Les coiffures, la musique, tout ça. Et on savait faire des films à la con, sans prétention, sans autre but que celui de distraire avec bonne humeur. Ici, le sujet n'est qu'un prétexte à aligner des sketches dignes des Contes de la Crypte, pour le plaisir de voir s'ébattre les montres classiques du cinéma d'épouvante. La cohérence n'a aucune importance, le marquis de Sade peut se comporter comme un flibustier sado-maso, tout le monde s'en cogne, l'essentiel est de s'amuser. De faire peur aussi ? Non, pas vraiment. Aussi réussis que soient les maquillages, la réalisation n'a visiblement pas pour ambition de susciter la trouille ; ainsi, le malheureux jeunot soudain opposé à un loup-garou s'exclamera sobrement : « Meeeerdeeuuuh ! » avant de se faire mordiller par la bête (John Rhys-Davies, le futur Gimli du Seigneur des Anneaux).


Le tout culmine dans une scène finale quasi-burlesque, menée avec entrain par Patrick Macnee (l'éternel John Steed de la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir) et mêlant gaiement toutes les vilaines entités du musée.
Le choix des musiques d'ouverture et de fermeture s'avère judicieux : par leur vitalité, elles rendent l'entre-deux terriblement sympathique et permettent d'oublier les nombreuses faiblesses du film (histoire idiote, capital effroi inexistant) pour n'en retenir que sa capacité à amuser en distillant au passage quelques effets gore gentils.

Fort de son succès relatif, Waxwork fut gratifié dans les années 90 de deux suites, Waxwork 2 : Lost in time et Waxwork 3 : Through the gates of time.


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