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Docteur Jekyll...

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Veterini
Cactus soyeux
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Quelque part avoir une perception du livre fondamentalement différent que je ne m’explique pas. L’amalgame plaisir-mal est présent partout dans le livre, je t’ai cité des extraits, essayer d’expliquer ma conception narrative du livre mais bon, c’est pas grave, je vais essayer de répondre aux questions pour éclaicir, mais j’y crois pas trop…

Et pourquoi Hyde se comporte-t-il tel qu'il le fait ?

Parce qu’il est la part, considéré par Jekyll comme sombre, par laquel la potion permet de s’exprimer.

N'est-ce pas parce qu'il est un concentré de ce que Jekyll refuse en lui ?

Exact.

S'il avait voulu montrer que céder au plaisir c'était mal, quel besoin Stevenson aurait-il eu de créer un personnage qui soit uniquement dévolu au mal ?

Je ne suis pas sûr que Stevenson est eu une intention en écrivant son livre. Mais à travers toutes les citations que j’aipu retranscrire, et à travers tout le livre on se rend compte que le mal et le plaisir sont associé. Le fait est que Jekyll en se consacrant au mal, éprouve du plaisir ou qu’en éprouvant du plaisir, il fasse ce qui est considéré comme mal en est exemplaire. Par ailleurs Mr Hyde n’est pas « le mal » mais les tendances refoulées de Jekyll. Donc Jekyll refoule ses plaisirs/désirs comme parti sombre, car il les considére comme mauvaise.

(alors que Jekyll dit bien que lui-même est un composé : Jekyll n'a pas le comportement sadique de Hyde)

Euh, oui mais dans le composé de Jekyll il n’y a ni mal, ni plaisir il me semble. (en fait je vois pas trop ce que tu veux dire par là)

Mineures les raisons pour lesquelles Jekyll décide de créer Hyde ? Je ne suis vraiment pas sûr : cela me semble au contraire être l'un des centres du livre.

Bah, ça prend deux ou trois paragraphes quoi. Le reste du livre est consacrée aux actions de Hyde. Mais la quantité n’est pas forcément révélatrice, et chacun accorde de l’importance au passage qu’il souhaite, c'est subjectif.

Mea culpa : j'avais oublié ce passage sur le meurtre de Carew. Je me souvenais que c'était la colère qui l'avait poussé à le frapper à mort. C'est vrai que l'on peut supposer que l'auteur ne trouve pas très bon que l'on puisse éprouver du plaisir à occire son prochain, et aurait sans doute conseillé de s'en abstenir. Mais ce n'est pas spécialement puritain.

Oui, c’est pas non plus le point que je voulais démontrer, l’amalgame plaisir-mal est dans le cas du sadisme plutôt justifier. C’est dans le cadre « je dis un adieu définitif à la liberté, à la relative jeunesse, à la démarche légère, au sang ardent et aux plaisirs défendus » associé au mal que ça me choque.

Et puis franchement comme bourgeois puritain, Stevenson, il ne se pose pas vraiment là.

Je connais pas du tout Stevenson. Mais après avoir jeté un coup d’œil à sa biographie sur wiki, j’ai rien vu qui réfutait la thèse de l’amalgame plaisir-mal. Au contraire un grand-père révérend, et une santé fragile qui a du l’habituer à souffrir (« la démarche légère » me semble lié a sa maladie, car elle n’a pas beaucoup de sens dans le contexte du livre.) M'enfin, une biographie n’a pas forcément grand chose à voir avec les écrits.
La bactérie est la culture du futur !
Loudon dodd
Zombie de Resident Evil
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Il me semble que dans tes citations du texte, tu as oublié ce passage :

"Et de fait, le pire de mes défauts était cette vive propension à la joie qui fait le bonheur de beaucoup, mais que je trouvais difficile de concilier avec mon désir impérieux de porter la tête haute, et de revêtir en public une mine plus grave que le commun des mortels. Il résulta de là, que je ne me livrai au plaisir qu’en secret, et lorsque j’atteignis l’âge de la réflexion, et commençai à regarder autour de moi et à me rendre compte de mes progrès et de ma situation dans le monde, je me trouvais déjà réduit à une profonde dualité d’existence. Plus d’un homme aurait tourné en plaisanterie les licences dont je me rendais coupable ; mais des hauteurs idéales que je m’étais assignées, je les considérais et les dissimulais avec un sentiment de honte Presque maladif. Ce fut donc le caractère tyrannique de mes aspirations, bien plutôt que des vices particulièrement dépravés, qui me fit ce que je devins, et, par une coupure plus tranchée que chez la majorité des hommes, sépara en moi ces domaines du bien et du mal où se répartit et dont se compose la double nature de l’homme."

Je ne vois pas trop comment l'on pourrait évoquer plus clairement le caractère tyrannique de la morale puritaine, et les ravages qu'elle cause, tout le roman est là pour le montrer.

Qui plus est, Jekyll ne montre pas dans sa confession Hyde comme un hédoniste épris de plaisirs : il incarne le mal, ce qui n'est pas du tout la même chose. Jekyll l'emploie pour satisfaire ses plaisirs sans se faire connaitre. Mais, Hyde étant ce qu'il est, les plaisirs en question prennent une tournure rapidement perverse.

Et puis si le plaisir est associé au mal, assez logiquement l'abstinence devrait être associée au bien : mais les abstinents, Utterson en tête, peuvent-ils de façon un tant soi peu plausible personnifier le bien ?

Quant à la biographie, je pensais lutôt à sa liaison de jeunesse avec une prostituée, à son amour pour une femme mariée, à son mariage avec la même femme une fois qu'elle eût divorcée, à la compréhension dont il fait montre pour les habitants des îles Pacifique, y compris pour une pratique qui scandalisait aussi fort ses contemporains que l'anthropophagie ; enfin, à sa lutte contre l'oppression coloniale que ceux chez qui il avait choisi de vivre avaient à subir. Cela ressemble assez peu au portrait d'un bourgeois puritain.

Je m'explique assez facilement comment l'on peut avoir des perceptions très différentes d'un même livre, du moins dans certains cas : celles-ci ne sont pas toujours si subjectives que ça. Parfois on se trompe. En fait, c'était un peu pour ça que j'avais commencé par placer ma critique de tes propos sous l'autorité de Jorge Luis Borges, qui, s'il n'est pas infaillible, était tout de même un lecteur assez compétent.

Sincèrement, je pense que ta vision du roman est biaisée par des à-priori. Après, tu penses ce que tu veux...

En réalité, je crois que nous évoquons surtout un faux problème : l'intérêt du roman n'est pas là. Il tient plutôt - mais là ce n'est que mon opinion - dans la nature des rapports qu'entretient Hyde avec Jekyll.

Tous ceux qui paraissent fous le sont, et encore la moitié de ceux qui ne le paraissent pas
SF
Figurant de Glitter
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Si je puis me permettre d'ajouter encore une pierre à l'édifice, le contre sens nait facilement si l'on considère que Jekyll exprime les idées de l'auteur.

En effet, comme c'est le principal personnage, et qu'il est puritain, on peut penser que l'auteur veut faire passer ce message.

Mais si l'on se détache de l'histoire pour poser les choses plus a plat, on se rend compte que l'auteur raconte en fait l'histoire d'un homme qui se détruit en poursuivant sans mesure sa quette d'un idéal (Jekyll veut par tous les moyens faire disparaitre le mal qu'il croit voir en lui). C'est cette obsession de détruire le mal qui conduit le personnage à sa perte et lui fait refuser plaisir et jeunesse. La force du roman réside en ce que l'on puisse se dire en le refermant : "il est vraiment con le docteur d'associer jeunesse et plaisir au mal".

L'obsession de Jekyll, cette volonté qu'il a de se détruire lui même (par un renoncement sans retenue) rouve son pendant chez Hyde qui lui projette cette violence sur les autres (comme s'il s'agissait d'une réaction à l'attitude du docteur, un peu comme le corp réagirait à l'attaque d'un virus). La tentative de Jekyll de créer un homme "parfait" apparait donc comme, dès l'origine, vouée à l'échec, car elle ne respecte pas la réalité des choses et ne peut avoir pour conséquence que la création d'un mal plus grand.

C'est là que Stevenson réussit son tour de force, parcequ'en jouant apparemment sans nuance le role du puritain à travers jekyll, il détruit si subtilement l'argumentation puritaine qu'à la fin tu finis par penser que cette doctrine est primaire et débile.

A lire les commentaires que sucite le roman dans ce forum, je trouve que l'auteur a particulièrment réussi.

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Veterini
Cactus soyeux
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« Et de fait, le pire de mes défauts était cette vive propension à la joie »

Déjà a la base, le problème c’est la joie. Cette joie entraîne la honte. Cette honte crée le secret. Le secret crée hyde.

Bien sûr je suppose que tu voies ça comme : il cache sa joie. Cacher crée le honte. la hontecrée Hyde.

Ou quelque chose comme ça. A priori l’interprétation est liée à ce qu’on définie comme l’origine de Mr Hyde.Enfin, je suis d’accord l’origine de Hyde peut être considéré comme une critique de la tartuferie, et même très certainement.

J'ai vérifié le sens de la phrase :" Plus d’un homme aurait tourné en plaisanterie les licences dont je me rendais coupable " en anglais, et il est plus révélateur :

Many a man would have even blazoned such irregularities as I was guilty of;”

Mais je maintient cependant le coté protestantisme, si cacher sa joie est critiquable, la joie en elle-même est toujours représenté négativement. La critique faite de Jekyll est ce qu’on pourrait communément appeler « être trop bien pour nous. » Si l’on considère en sus les expériences contre nature qu’il mène, on a un mélange d’arrogance, de tartuferie et de blasphème.

Et reste tout le comportement de Hyde, je vais pas revenir sur les fréquents amalgames. Pour la théorie selon laquelle les plaisirsse transformeraient en perversion car Hyde est le mal… Oui, pourquoi pas, personnellement je trouve qu’il y a un certain manque d’éléments pour alimenter cette thèse. C’est à dire qu’il n’est pas question de cette transformation du plaisir dans le texte, cependant elle pourrait découler logiquement des éléments. Mais la description des plaisirs comme étant, ex nihilo, malsain est plus nettement marqué, je ne vois pas vraiment de raison d'adopter une autre théorie.

Pour Utterson, et bien je vais confirmer ta prescience de ma vision du roman basé sur des a priori. J’ai en effet tendance à penser que les romans victoriens –particulièrement les romans fantastiques- sont souvent raconté selon un point de vue d’un narrateur raisonnable, pisse-froid et pourvu de grandes valeurs morales (Dorian Gray en exception confirmant la règle). Utterson tapant en plein de mille du stéréotype, je n’y ai pas vu (et je n’y vois toujours pas) sujet à caricature/second degré.

Pour ce qui est de l'intérêt du roman, je suis bien d'accord.

La bactérie est la culture du futur !
Stiker
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pouver vous me dcrire tous les personnes du livre svp

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nazgul666
Dahu unijambiste
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Ben yen a un il est grand, un peu chauve, il est vieux, il aime bien la tête de veau et la bière.

Yen a un autre il est plus petit, chauve aussi avec un air un peu bêta, mais il est le chef d'un des deux clans. Il sort aussi avec un troisième personnage, une femme plutôt jolie et qui a le courage de ses idées.

De l'autre côté, il y a un petit, un peu surexcité, lui il n'est pas chauve, alors il paraît jeune. Mais on dirait parfois qu'il brasse un peu de l'air.

Et puis il y a quelques ancêtres : le grand, le fort, celui qui avait un tel charisme, c'était pas de la chienlit lui; et puis le plus petit rabougri, l'oncle de tout le monde, lui aussi avait un charisme terrible et il était en concurrence pour le coeur; et puis il y a le dernier, celui qui joue de l'accordéon et qui aime le football.

Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
probleme
internaute
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je voudrais savoir les description de jekyll et hyde

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Subymona
Zombie de Resident Evil
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En lisant le début du "chapitre" 3, tu auras la description de Jekyll (que je n'ai qu'en anglais: "a large, well-made, smooth-faced man of fifty, with something of a slyish cast perhaps, but every mark of capacity and kindness", m'enfin c'est facile à retrouver dans ce chapitre puisqu'il est très court).

Pour Hyde, c'est justement le problème: quand Enfield cherche à le décrire à Utterson dans le chapitre 1, il le définit par la difficulté de le décrire (He is not easy to describe), par le fait que quelque chose cloche dans son apparence (there is something wrong with his appearence; something displeasing...). Globalement, il est défini par sa difformité (he gives a strong feeling of diformity) et, par la suite, par son animalité.

Mais vraiment, le texte est court, autant le lire directement.

Edit: bon désolée, j'ai supprimé les guillemets des citations parce que ça me les remplaçait par un quote& à la publication (moi qui étais persuadée que le wink se faisait par un point virgule et une parenthèse...).

Aussi longtemps que les hommes ne seront pas complets et libres, ils rêveront la nuit.
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