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(Oui ça devient n'importe quoi ces noms de jeux.) Ce soir je vous propose un nouveau jeu, qui va vous demander un peu plus d'imagination que le précédent. (Mais qui est beaucoup plus simple à expliquer ^^) Je vais vous proposer une liste de mots, et vous devrez écrire un petit texte (n'importe quoi : une histoire, une lettre, un article, une biographie, une critique ^^) qui contient, dans l'ordre, tous ces mots. Pas trop long le texte évidemment, sinon c'est trop facile de diluer. Première liste de mots :
allée Bien entendu, les noms et adjectifs peuvent être accordés en genre et en nombre, et les verbes peuvent être conjugués à tous les temps et tous les modes.
Et voilà, à vous de tirer quelque chose de tout ça Cuisinier aux appétits funèbres, je fais bouillir et je mange mon coeur.
Les allées et venues répétées des manifestants pas contents sous ma fenêtre me firent penser que, décidément et définitivement, la lutte c'était classe, ni mignon, ni charmant mais classe, impressionnant quoi. Toujours à gueuler des pluies d'insultes au gouvernement et à répéter inlassablement les mêmes revendications usées, à faire signer sans se résigner les même pétitions inutiles. Un tel mélange de stupidité et de courage aurait du tous les condamner à abandonner peu à peu, à succomber à une déréliction rampante, mais les chiens ne font pas des chats et il restait toujours un rouge pour se reproduire, rideau de fer ou pas. L'entropie de la société restait la même, avec ou sans petits fils de prolo pour battre le pavé, avant de retourner copuler sur les plages qui s'y dissimulent selon eux. On aurait pu voir dans tant de patience et de dévouement à la cause un flegme inné, une sorte de gêne que tous les cocos se refileraient génération après génération. Mais en fait ce battage restait savamment orchestré, le manque de réel désordre parmi leur rang me désola alors, plus aucune raison de s'attarder au balcon... Il n'y avait même pas de quoi en faire de la littérature littéraire, ou alors juste celle avec laquelle on se torche : tout juste du papier cul, même pas de quoi s'essuyer le membre. a stain on the silence
Il y a longtemps, très longtemps, quand je n'étais qu'une petite allée. On me marchait dessus mais pour moi pas de lutte possible. Pourtant quel charmant chemin j'étais. Mais même la pluie me tombait dessus incessament. On m'aurait fait signer pour devenir cette autoroute goudronnée à la place de ce petit morceau boueux tombant en déréliction que j'aurais accepté tout de suite. Mais on ne stoppe pas impunément la marche entropique de la vie. L'ordre doit céder sa place au flegme désabusé du chaos. Le chaos qui sait si savamment s'inviter à notre porte. Mais je n'étais pas une autoroute, je n'étais qu'une allée qui, même pour un littéraire, n'était rien d'autre qu'un vague chemin champêtre. Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
(Je viens de remplacer entropique par entropie, parce que finalement on dirait qu'entropique ne figure pas dans le dicitonnaire ^^ Cuisinier aux appétits funèbres, je fais bouillir et je mange mon coeur.
Allée, venez thrombone, violonsel et lutte magnifiques. Venez tous pour le carnaval. Le char ment comme un arracheur de dent. Et pluie, si gné instruments sont comme des rélictions présidentielles de cet homme aux talonettes, un homme nerveux, lent, trop pis et qui n'a jamais la flegme. Au contraire de ce char malade. Ca va, ca va ment le char. Je lis tes RER.
Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
L'allée était coupée, la lutte était vaine. De ce charmant petit village aux toits façonnés par la pluie abondante du Nord, il ne restait qu'un prêtre qui n'arrêtait pas de se signer frénétiquement, comme pour conjurer la lente déréliction maintenant inévitable, et qui jetterait ce monde dans l'entropie. Puis, retrouvant son flegme coutumier, il embrassa du regard la bibliothèque au plafond savamment décoré et entrprit de se perdre le long des chemins littéraires qu'il avait si souvent arpenté. Et pourquoi ne pas ajouter une signature ?
J'étais perdu dans cette allée qui figurait ma vie, tout n'était que brouillard dans ma tête. Je me sentais dominé par une force que je ne pouvais contrôler, même la lutte de mon esprit ne suffisait plus. J'aurais voulu recevoir un signe de celle que j'aimais, ce fatal et charmant idéal. J'errais sous la pluie, à la recherche de la mort, signer ma vie d'un crime. Jamais je n'avais ressenti une telle déréliction , j'étais noyé sous mon désespoir. Mon moral se dégradait tel l'entropie de ce monde, je me sentais lentement conduit vers ma fin prochaine. Tous les gens autour du moi semblaient être touchés par un flegme incroyable, comme si ma douleur surpassait tous les maux du monde. J'étais savamment instruit de la qualité de mon acte, de son égoïsme, de ses conséquences forcément désastreuses sur mes proches. Mais j'étais un Werther, un de ces personnages littéraires qui ne reculent pas devant leur choix... Carpe diem
Je vote pour le deuxième de Naz "Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait, non du modèle, mais de l'artiste." Oscar Wilde
Il y a des allées qu'on n'a pas empruntées, pas qu'on les ait snobées ou
ignorées, simplement qu'à défaut de la lutte on a fait un autre choix.
Choisir un endroit charmant ou un champ de sueur et de pluie ? Signer, puis changer d'avis : déréliction de celui qui hésite. L'entropie de ma
certitude s'agrandit : ni flegme maîtrisé ou courage savamment dosé.
L'issue aurait pu être littéraire ; mais dans cette allée, aussi, on y
perd. a stain on the silence
Oh merci Kasu Je vous proposerai une nouvelle liste de mots un de ces jours ^^ Cuisinier aux appétits funèbres, je fais bouillir et je mange mon coeur.
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