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The Longest Journey

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hiddenplace - le 22/07/2006 à 15:33

C'est avec une petite larme que j'ai fini il y a peu ce magnifique jeu qu'est Longest Journey. Je n'ai pas grand chose à ajouter à la critique du piti mogwaï, qui a été écrite, il me semble, sous la même émotion que celle que j'ai ressenti moi-même à l'issue de ce joli et très long voyage.

Long, c'est le moins qu'on puisse dire, je crois que je n'avais jamais joué à un jeu d'aventure aussi foisonnant, aussi rythmé, et, surtout, aussi long. Mais pas long dans le sens "quand est-ce-qu'il se finit ce jeu?!", mais long dans le sens "je suis devenue April Ryan". Dans la critique, Gyz ne mentionne pas le nombre de chapitres de cette aventure, je me garderai de le dévoiler aussi... mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises

Le personnage de cette jeune fille est très attachant, et si même un garçon (en l'occurence, Gyzmo) a pû se glisser dans la peau de cette étudiante en art, c'est que le voyage est réellement immersif. Moi-même je me suis très souvent et réellement identifiée à April: étudiante en art (comme moi il y a peu^^), se pose des questions existentielles sur ce qu'elle fait (comme moi encore un peu aujourd'hui), n'aime pas les gros machos lourdauds (comme moi tout le temps ), curieuse (comme moi un peu trop^^), aime combiner les objets improbables à ses moments perdus (comme moi? ) et s'attache facilement à toute sorte d'animaux et de créatures étranges (comme moi ) qui ponctuent son chemin.

A cela s'ajoute, comme l'a bien souligné Gyz, le fait que les paysages, d'un jeu datant pourtant d'il y a plus de 6 ans, sont d'une beauté surprenante. Le contraste est fort entre la merveilleuse et onirique Arcadia et le très réel Stark, lui-même très contrasté : de petit quartier cosy de banlieue (la résidence) à désolation anticipatrice (le quartier du métro). Tout cela contribue à ce que ce voyage nous emmène loin, très loin... alors que le dépaysement n'est qu'à une volée de clics.

Le scénario, digne d'un très long film d'aventure comme l'a dit Gyzmo, ou d'un palpitant roman d'apprentissage, m'a par moment rappelée L'histoire sans fin, une de mes références chéries, sortie tout droit de mes meilleurs souvenirs d'enfance.
Je suis d'accord sur le fait que dans les deux mondes, les gens aiment raconter leur vie... ça tombe bien, moi aussi. Et ça aide à faire avancer les énigmes (parfois un brin coriaces, il faut l'admettre^^) Mais comme dans la vraie vie, quand le monologue de l'interlocuteur en face devient bourdonnement anesthésiant, je m'évade vers des pensées plus passionnantes (j'espère que ceux qui ont déjà eu de longues conversations avec moi ne seront pas vexés :bwehe Et c'est aussi ce que fait April Ryan (enfin, moi^^) au fil de certaines rencontres. Eh oui, on ne peut pas être attentif à la fois aux décors minutieux, aux quelques notes discrètes et ravissantes de la musique ambiante, et à toute bribe et anecdote passionnante de chaque personnage, il faut faire des choix^^

Avec toutes ces petites pépites, comment aurais-je pu ne pas être moi aussi transportée par un tel voyage?
C'est donc presque mélancolique que j'ai vu défiler les derniers crédits du "générique" de fin. Et ma dernière mention spéciale va aussi au travail très respectable des doubleurs français: douceur de voix d'April, mais aussi de plein d'autres personnages secondaires qui m'ont donné envie d'écouter leurs élucubrations inspirées...

Ma prochaine étape s'appelle Dreamfall. Et même si j'ai lu la critique, plus réservée, de Gyzmo à son sujet, j'ai quand même très très très hâte.

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