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Je viens tout juste de terminer ce livre, et je ne suis pas convaincu. Certes c'est joli. Certes le message est naïf et plein d'espoir. Certes c'est étonnant et vivifiant, comme un conte pour enfant particulièrement bien construit.
Mais bon sang, qu'est ce que c'est niais !
Il n'y a rien qui m'ai frappé à la lecture du livre. Je ne l'ai acheté que parce qu'il s'est très bien vendu et que voulais voir de quoi il s'agissait. Et puis rien. Un flop total. Je m'attendais à quelque chose qui me remue les tripes, une grande claque, quelque chose qui me retourne les neurones. Un chef d'oeuvre. Et puis non. c'est juste simple et mignon. Rien d'autre.
Après avoir lu Tereza Batista de Jorge Amado (critique bientôt sur krinein :p) je suis sans doute un peu blasé, mais il me parait très clair que les deux romans ne jouent pas dans la même catégorie.
Moi il m'a beacoup fait rire ce livre.
Il suffit de remplacer "Légende Personnel" par "la Force" et on à une très amusante variation sur Star Wars.
(On peut aussi remplacer l'Alchimiste par Obi-wan Kenobi et le désert par Tatoine mais c'est pour les plus fourbes.)
moi j'ai aimé ce roman, la fin est vraiment surprenante, quelle surprise, et quelle leçon !!
le roman est BON, simplement.
Comme je suis d'accord avec toi,Kei!
C'est vrai,moi aussi je m'attendais à autre chose,vu le succés de l'auteur...
Et j'ai été surprise.
C'est une sorte de conte pour adultes.
Je n'ai rien contre ça,notez.La lecture est rapide(trop?),sympathique(simpliste?),agréable...
Mais tout est survolé.Les personnages,surtout:ils n'ont aucun relief.L'auteur les décrit à peine et ils n'ont que très peu de "caractère".Difficile de s'y attacher... 

Je trouve aussi que le ton général du roman est fatiguant.Je parle de ce ton en permanence prophétique:les majuscules à répétition(l'Ame du Monde,la Légende Personnelle,...),les dialogues bibliques,l'emploi de l'infinitif et du futur("tu iras à tel endroit","tu feras telle chose"
....c'est lourd à force.
Moins de grandiloquence aurait été apprécié...
J'ai lu La Cinquième Montagne, de Coelho, par curiosité. Et c'est aussi la même impression : c'est religieux, dans le ton et dans l'écriture. On en ressent comme une sorte de précautionnisme et de conformisme inhérent au genre. Du genre "surtout pas de grossièreté, un bonzaï ne chie pas".
'fin bref, ça casse pas trois briques, mais bon. Le succès de Coelho... je ne suis pas certain, peut-être qu'on confond avec Eco, ou c'est dû à sa facilité de lecture.
J'aimerais réagir à tous ces dénigrements de "l'alchimiste", qui, quoiqu'en disent bien des lecteurs apparemment blasés d'avoir tant lu reste un chef d'oeuvre.
Certe, l'histoire n'est pas hyper recherchée, les personnages sont sans doûte un peu trop survolés, mais ce qui fait la force de ce livre se trouve dans le message philosophique qu'il contient.
Des phrases telles que "lorsque tu veux vraiment quelque chose, tout l'univers conspire pour te permettre de l'obtenir" ou bien 'écoute ton coeur, il connait toute chose car il vient de l'âme du monde et un jour il y retournera"... sont une vraie réflexion sur le pouvoir de la volonté, sur l'ouverture d'esprit, sur la puissance inconnue de l'inconscient.
Ce n'est pas un livre pour rêver, pour s'évader, ce n'est ni un roman de fantasy ni un roman policier, c'est juste une belle réflexion sur la vie, sur le "connais-toi toi même".
Un livre qui s'adresse donc à toutes les personnes éprises de spiritualité qui chercheront un support de méditation.
Dans le "blasé" de mon premier post, il ne fallait pas voir une attitude vis-à-vis de tous les livres. Venant de lire un véritable chef d'oeuvre, aussi bien dans son fond que dans sa forme, j'ai eu du mal avec L'alchimiste. Trop superficiel, trop simple.
Mais j'ai lu ensuite "le manuel du guerrier de la lumière", un tout petit livre qui reprend plusieurs des préceptes qui dictent la conduite des guerriers de la lumière. Il s'agit ni plus du moins que de l'essence de l'alchimiste, ce message d'espoir, ce "connait toi toi même" comme vous le dite. Le tout en de petits chapitres très symboliques.
Et comme pour l'alchimiste, j'ai trouvé ça creux.
Je trouve le message philosophique trop simple, ou plutôt trop simpliste. Je n'y vois que du bon sens naïf, et non pas une réflexion profonde.
Je ne pense pas pouvoir revendiquer une quelconque légitimité sur le plan de la spiritualité, mais je trouve que ce qu'il dit dans ses romans est beaucoup trop proches de réflexion d'adolescent troublé et amoureux. J'ai tendance à penser que la spiritualité, tout comme le monde et les relations entre personne est un terrain complexe, difficile à appréhender, et encore plus difficile à résumer. Je trouve que ces réflexions sont un racourci grossier, qui ne reflète en rien la complexité de l'être humain. C'est une image d'épinal, pas une réflexion.
Ce post peut sans doute sembler agressif, surtout vis à vis d'un premier post sur le forum, mais j'ai vraiment été déçu par le livre, et je voulais préciser ma pensée.
Moi j'ai jamais lu L'Alchimiste, mais je la ramène quand même ^^
Je crois avoir entendu dire que ce bouquin faisait appel à de nombreux symboles qui ne seraient peut-être pas décelables au premier abord par des "non initiés", ce qui lui confèrerait un sens "caché". Je ne me rappelle plus du tout où j'ai entendu ça, peut-être que j'ai tout inventé, ou mal compris... 
Quelqu'un est au courant de quelque chose qui irait dans ce sens-là ?


Je ne voulais surtout pas que tu prenne ça comme une insulte ou l'expression d'un complexe de supériorité. Et je ne remet pas du tout en cause ton intelligence ou quoi que ce soit. Et personnellement Kant me donne mal au crane, et je n'ai jamais lu Hegel.
Mais ça ne m'empêche pas de trouver le livre un peu creux. Ca ne veut pas dire qu'il l'est pour tout le monde, heureusement.
Quand je parlais de QI, c'était de l'humour... bien que d'après les tests, mon QI ne soit pas celui d'Einstein... mais que valent les tests ? De toute façon, je pense que l'intelligence n'est pas la qualité la plus importante chez une personne (et ça m'arrange !!!).
Juste un dernier mot sur Kant et Coelho. C'est vrai que de les comparer, c'est comparer des pommes et des poires pour savoir laquelle est la meilleure, mais je crois quand même que Kant n'est pas accessible à tous... quant à Hegel, je n'ai jamais réussi à finir le superbe livre que j'avais dû lire en terminale (dans une autre vie... ) 'de l'éthique et de l'estétique'... mais on m'a quand même féliciter d'en avoir lu 100 pages...
Enfin, je crois qu'il y a un moment pour lire un livre ou un autre. Quand je viens de terminer un nouveau tome d'Harry Potter, tous les livres me semblent ennuyeux... faut laisser passer du temps... et je pense que pour l'alchimiste, on l'apprécie quand on est en pleine phase de doute, de recherche de spiritualité, etc... et bien sûr, certain d'entre vous n'aimeront jamais... et heureusement, manquerait plus que le monde soit uniforme. Il n'y aurait plus de débat et on pourrait clore ce forum.
Alors là, je n'abonde pas du tout dans ton sens, SK.
Qu'importe le livre évoqué durant les soirées de cocktail, le plus important étant de se gaver de petits fours et de champagne, le reste, on s'en fout !


Otis, j'aimerais bien que tu me fasses l'honneur de quelques éclaircissements. Déjà j'aimerais bien savoir d'où tu tiens la certitude que Kei se "méfie des succès littéraires" autant que toi. Ensuite j'aimerais aussi savoir pourquoi tu t'en méfies, parce qu'à part l'avoir illustré et formulé de 3 façons différentes, tu n'as pas donné le moindre argument. Cependant, tu concèdes qu'un livre qui se vend bien n'est pas forcément nul (encore heureux !). Mais comme tu te "méfies des succès littéraires", tu ne le liras pas. Donc tu acceptes de passer à côté de livres potentiellement bons pour la seule et unique raison qu'ils ont du succès ? Et pourquoi trouves-tu anormal que, un livre ayant eu du succès, on puisse avoir envie de le lire soi-même pour s'en faire sa propre idée, au lieu d'asséner une sentence lapidaire du style "non mais moi les succès littéraires, je m'en méfie" ?
(un échappatoire à la torture qui t'attendait?)
Danorah, je t'assure que je ne voulais pas être méprisant. Je vais répondre à toutes tes questions :
Déjà j'aimerais bien savoir d'où tu tiens la certitude que Kei se "méfie des succès littéraires" autant que toi.
Intuition que j'ai en lisant ses quelques critiques (je peux me tromper) 
Ensuite j'aimerais aussi savoir pourquoi tu t'en méfies, parce qu'à part l'avoir illustré et formulé de 3 façons différentes, tu n'as pas donné le moindre argument.
Disons que c'est plus une perte de temps ; je suis un bon vieux classique qui aime actuellement se replier sur les oeuvres du 19e en particulier ; bref, j'ai mes préférences comme tout le monde. Question de style. (y avait de belles merdes au 19e aussi hein).
Donc tu acceptes de passer à côté de livres potentiellement bons pour la seule et unique raison qu'ils ont du succès ?
Pas du tout, mais je n'achète pas tout de suite. J'achète longtemps après, je laisse mûrir mon doute. Se méfier ne signifie pas "ne pas lire". En témoigne, et hiddenplace le rappelle, mes lectures kingiennes qui comptent bien parmi les "Meilleures ventes".
Maintenant, le style de King commence à m'agacer, mais c'est une autre histoire.
En fait non, tu n'as pas répondu à toutes mes questions 
Et je trouve que déclamer "je me méfie des succès littéraires" pour ensuite se rétracter sur un simple "c'est une question de style" c'est un peu... comment dire... diluer son propos ? 
Cela dit je veux bien croire qu'il n'était pas dans ton intention d'être méprisant, c'est juste l'impression qui est ressortie de ton premier post ^^
Sans vouloir prendre la défense d'Otis, je dois pourtant dire qu'il a presque tapé dans le mille. En tout cas à propos du fait que je me méfie des succès commerciaux. Mais en fait, je ne m'en méfie pas. Généralement, je me jette dessus, et j'en ressort très souvent déçu. Souvent parce que ce que je recherche dans un livre, c'est d'être surpris par ce que je lis, et que les best sellers n'ont pas toujours cette qualité. J'ai lu Da Vinci Code, j'ai détesté. J'ai lu Harry Potter, ça m'a amusé, mais je suis loin de considérer ça comme une grande série. J'ai lu L'alchimiste, j'ai détesté. (au passage : "Onze minutes de coelho est beaucoup moins détestable - critique bientôt sur krinein"
.
Par contre, je me fait parfois peut en pensant ce genre de choses. J'ai l'impression d'avoir un coté Bobo que je n'assume pas du tout. Je n'aime généralement pas grand chose de ce que mes amis aiment, que ce soit en musique, en livre, en série ou autre, et je passe pour un vieux aigri. Et ça me chagrine. Bon j'ai aussi des amis qui ont les mêmes gouts que moi, mais ils sont loin d'être l'écrasante majorité.
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