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Fahrenheit 451

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Guewan - le 12/03/2006 à 02:33

J'aime bien ta critique..

"Brûler les livres, c'est brûler les hommes"


Cela résume bien ma pensée. J'avais adoré ce bouquin que j'avais lu étant ado.. La fin m'avait faite trembler si je me rappelle bien !

Il faudrait que je fouille pour le relire, il est tellement d'actualité ! Car, rien que ce soir j'ai vu que les manifestations contre le CPE à la fac à Paris ont engendré des destructions de livres, et de vieux livres... et je trouve cela inadmissible !

Fahrenheit 451
Protos - le 12/03/2006 à 03:36

C'est un peu défaitiste comme vision Otis. Ce roman est géniale, mais on en est pas rendu à bruler les livres que je sache ; au contraire, on essaye même de les rendre impérissables en les numérisant (cf. bibliothèques numériques). Ça reste donc de la science-fiction, un grand classique à lire.

Fahrenheit 451
Otis - le 12/03/2006 à 12:26

On ne brûle pas encore les livres, mais on les étouffe sous le silence. La censure, aujourd'hui, est vomie par tout le monde. Et, en effet, ce ne sont pas les livres d'adversaires, ce ne sont pas les idées séditieuses que l'on condamne au bûcher de l'oubli : ce sont tous les livres et toutes les idées. Pourquoi les condamne-t-on ? Pour la raison la plus simple : parce qu'ils n'attirent pas assez de public, parce qu'ils ne rapportent pas assez d'argent. La dictature de l'audimat, c'est la dictature de l'argent. C'est l'argent contre la culture (...) On pouvait croire naïvement que le service public avait une vocation culturelle, éducative, formatrice, quelque chose, peut-être, qui ressemblerait à une mission. Nous nous trompions très fort. Le service public s'aligne sur la vulgarité générale. La République n'a pas besoin d'écrivains.


Jean D'Ormesson.

Inutile de rappeler la censure dans les pays orientaux également.

Fahrenheit 451
Veterini - le 12/03/2006 à 12:36

Mince alors !
Mais les gens ne lisait pas alors avant la télévision et il n'avait pas d'idée non plus !
Heuresement que Jean est là.

Fahrenheit 451
Otis - le 12/03/2006 à 14:52

Je ne comprends pas ton ironie Veterini. Explique-toi s'il te plaît.

Fahrenheit 451
Wax - le 12/03/2006 à 15:29

Loin de moi l'idée de parler au nom de Vet', mais en ce qui me concerne je pense qu'il est plutôt facile de jeter la pierre à un média en l'occurence la télé pour expliquer la désaffection d'un autre média en l'occurence le livre!

M. d'Ormesson se pose t-il la question de la qualité plutôt que de prendre des gens pour des moutons sans cervelle?

Fahrenheit 451
Veterini - le 12/03/2006 à 15:34

Oh, ça na rien de bien complexe je tassure. En fait toute largumentation de DOrmesson, dans ce court extrait, est que la télé ne parle pas de livre, donc les gens ne lisent pas.
(dou ma bête blague : « Ah Ah ! Quand les gens navaient pas de télé ils lisaient pas alors. Oh ! Oh ! »)


Comme cest un peu court, je préciserais qua mon sens la télé na pas forcément à être concerné par la littérature. La télé nest quun média assez spécifique parmi dautres avec beaucoups de contraintes et qui majoritairement cherche à sauto-entrenir.
Or si les gens lisent ils regardent pas la télé. Ou alors, encore pire, ils lisent pendant les pubs.
Mais les livres sont rarement tendre avec la télé non plus, (a part évidemment pour les auteurs qui passent aussi à la télé). Hein ! Je veux pas faire de manichéisme. Parce que bon si les gens regardent la télé ils lisent pas.
Quand au service publique, cest à dire lEtat, je tiens pas particulièrement quil nous conseil tel ou tel livre, et je ne vois pas non plus ce que viens faire la « vulgarité général » ni la « République et son besoins décrivain » dedans.

Enfin bon, que DOrmesson considère le monde et la censure que par la télé, grand bien lui fasse il la connaît bien, mais ça me semble des plus réducteurs.

Dailleurs pour être fourbe et sournois je suis sûr quil dit tout ça parce quil avait pas dût être invité a toutes les émissions quil voulait.

Fahrenheit 451
Otis - le 12/03/2006 à 15:47

Ok, ça me va. Mais d'après vous, êtes-vous d'accord quand on dit qu'on brûle les livres en silence ?

Fahrenheit 451
nowaguest - le 12/03/2006 à 16:25

D'Ormesson il est souvent à la télé pourtant...

Et non on ne brule pas les livres en silence, y a le Da Vinci Code pour ramener les gens à la littérature


Plus sérieusement, je ne connais pas le sujet, mais on a dit ça de tout (et on peut encore le dire): le cinéma, la musique...

Fahrenheit 451
Protos - le 12/03/2006 à 17:22

La littérature n'a rien à craindre, elle existe depuis les fonds des temps, et elle continura d'exister, car c'est la mémoire de l'humanité. (c'est beau ce que je viens de dire, allez, je le note dans mon recueil de citations )
Et du fait même de la qualité littéraire que l'on ne retrouve pas à la télé, la littérature a encore moins à craindre de celle-ci.
Je dirais même le contraire, la télé se brûle elle-même en silence (et en vacarme), tandis que la littérature reprend tranquillement des forces.

Fahrenheit 451
gyzmo - le 12/03/2006 à 17:42

Une critique dystopique en harmonie avec le propos du livre, c'est bien mené Otis

Ma lecture du livre remonte à très longtemps, mais je crois me souvenir que l'histoire se termine par une touche optimiste ?

Le fait que chacun devienne le narrateur d'un récit, l'idée est vraiment très belle, avec cette tradition orale de l'enseignement, comme si nous revenions à un état ancien plus accès sur le principe de la communauté (car lire un livre dans son coin, c'est individualiste quelque part).

Autrement, il me semble qu'on ne l'a pas encore évoqué, mais depuis les attentats du 11 septembre 2001 et afin de "lutter contre le terrorisme", le Congrès des USA a adopté une loi américaine : le Patriot Act. L'article 215 de cette loi autorise le FBI a s'informer de ce que lisent les citoyens ou de ce qu'ils empruntent à la bibliothèque pour les besoins d'une enquête antiterroriste (d'après les hautes sphères du pouvoir, cet article n'a jamais été utilisé^^). Et qu'est-ce qu'on retrouve dans la fameuse liste de livres à ne pas possèder chez soi ? Hum... Fahrenheit 451 (entre autres), qui lui est apparemment "interdit" à cause de l'utilisation du terme God damn dans son texte...

Source : Banned Books

Big Brothers is watching you^^

Fahrenheit 451
Veterini - le 12/03/2006 à 18:12

Otis a dit :
êtes-vous d'accord quand on dit qu'on brûle les livres en silence ?


Non, pour illustrer ma réponse je citerais la parabole du chat qui aboie.
Cest un chat, tranquille, un jour il va à une station service, et là il se casse la gueule dans une flaque dessence.
Bête comme tout chat quil est, il court se réchauffer où il peut. Et justement (comme cest le soir de noël) il voit une cheminée allumée. Il se précipite donc vers cette cheminée inespéré, entre par effraction (les chats sont de fieffés faquin) et se rapproche de la cheminée, et la alors quil allait paresseusement se blottir, sa queue traverse les flammes et alors :

WOOOOOUUUUUFFFFFFFFFFFFF, le chat.

Morale : Rien ne brûle silencieusement

Et sérieusement non, on brûle pas silencieusement les livres, a moins quils naient rien à dire et cest bien fait pour eux.
Bon cest un principe très général, souffrant hélas/heureusement de beaucoup dexceptions



Pour le Partriote Act javais en effet lu quun étudiant avait eu quelques ennuies après avoir emprunté le petit livre rouge.

Pour lidée finale, javais que modérément apprécié. Déjà cest pas très sérieux mais bon hein je suis limite pas crédible je pari. Et surtout pas très fonctionnel au bout de quelques temps ça devient du nimporte quoi (du genre le type qui croit avoir lu qu'un type a eu des ennuies a cause du petit livre rouge alors qu'en fait c'était des potes qui lui avait fait une blague), ou bien ça peut être facilement modifié pour faire dire ce quon veut.

Enfin c'est sans doute un truc au niveau métaphorique de communauté et de partage comme tu dis, ou onirique, mais ça m'a semble pesé peu par rapport a la société "urbaine".

Fahrenheit 451
gyzmo - le 12/03/2006 à 18:44

ça m'a semble pesé peu par rapport a la société "urbaine"

Tu veux dire quoi par "société urbaine" ?
Autrement, c'est sûr que baser une retranscription fidèle uniquement via la tradition orale, cela paraît utopique, surtout lorqu'on voit ce que donne le bouche à oreille et les rumeurs à long terme (hihi). Cela dit, c'est une réalité, il me semble : Socrate et Platon ou Jesus et les apôtres... (quoi ? j'ai dit une bêtise là ?)

Fahrenheit 451
Veterini - le 12/03/2006 à 18:59

C'était juste pour évité de spoiler, mais en fait ça spoile pas, c'était pour différencier la dysotopie du départ qui est plutot en ville et la communauté plutot rural de la fin.

Fahrenheit 451

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