Cosmos

Critique par juro - le 13/10/2006 visuel Cosmos
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5.5/10
Brûle, mon...
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Dans la longue collection de one-shots coréens destinés à être considérés comme des ouvrages d'art à part entière, allant explorer chaque fois plus profondément l'imaginaire sans fin de manhwagas compilant leurs travaux de jeunesse à travers un ouvrage avec ou sans trame linéaire. Dans Cosmos de Sung Jun Kim, les relations charnelles sont largement développées en long, en large et en en travers. Langoureusement ou violemment. Douceur sensuelle ou sensualité doucereuse. Masturbation, intellectuelle ou non. La mention pour public averti n'est pas de trop pour une fois chez Made in Kana...

Perdu dans le Cosmos

Au travers dix nouvelles, Sung Jun Kim nous embarque dans un voyage en pleine Corée actuelle avec des personnages un peu perdus dans leurs pensées, à la recherche de quelqu'un à qui se raccrocher. Perdus dans des délires au-delà de l'imaginaire ou inventant des histoires dont ils sont les propres héros, Cosmos met en avant le reflet générationnel d'une population qui se cherche et se remet en question dont la grande majorité manquent de stabilité. Perdus dans le Cosmos...

C'est presque une habitude. Ce type de one-shots présentant plusieurs histoires courtes présentent un manque cruel de cohérence les uns par rapport aux autres au niveau du style et de l'importance accordée aux différents scénarios. Mais encore plus particulièrement dans Cosmos qui varie de l'inintérêt total à de bons récits de fiction. Kim Jung Sun est autant capable de créer des récits touchants (La maison rose) ou cruel avec un trait resplendissant (La mer est venue). Le plus fort restant sans doute Où sont les libellules ?, petite pépite d'originalité dans un monde d'enfants et de découverte. Mais le manhwaga s'embourbe jusqu'à faire disparaître la définition de manga de son vocabulaire (Cosmos) ou des récits personnels et de fiction qui tournent vers le mauvais roman de gare (Partouze et océan) ou un délire pervers obsessionnel ressassant une seule et même idée (La femme de mon rêve).

Cosmopolitain

Les plaisirs charnels en tout genre sont desservis par un trait des plus réussis n'hésitant pas à avoir recours aux coloris pour embellir encore un peu plus des personnages répondant à des canons de beauté commune. Des femmes, des hommes. Les êtres sont au centre de toutes les pensées de l'auteur qui s'en va jusqu'à oublier le remplissage parfois. Le paroxysme est atteint dans La mer est venue. C'est sans doute Vert olive qui retient l'attention par ses quatre histoires entrecroisées dans une ambiance urbaine dominante, très réaliste. A l'inverse, la colorisation de la fin du monde de Je suis... est d'un pathétisme effrayant.

Manque de rigueur ou véritable diversification d'un style montrant les possibilités d'un manhwaga possédant un talent pas encore définitivement abouti, Cosmos reste une oeuvre à prendre avec des pincettes, un véritable manhwa d'auteur fait de bric et de broc. Un petit tout, un petit rien, un ensemble pas forcément mauvais, une oeuvre étrange et charnelle...


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